• Des infos et des anecdotes tirées du livre de Raymond Peyret : "Prends ma vie Seigneur, la longue messe de Marthe Robin" (1985).
        

    Retraite
    Tremblement de terre à Châteauneuf-de-Galaure le 1er janvier 1937 (23/11/17)
    Le Père (ndlr : il s'agit ici du Père Finet) revint notamment pour la deuxième retraite qui s'est déroulée du 26 décembre 1936 au 1er janvier 1937. Une belle retraite encore avec, à la fin, un baptême d'adulte et la visite de l'évêque de Valence, Mgr Pic.
    Avec enthousiasme, il déclara : "Je vous apporte la bénédiction de l'Eglise !"
        
    La nuit du 31 décembre au 1er janvier fut consacrée à l'adoration du Saint Sacrement et, depuis cette grande première, il en est ainsi à chaque retraite de fin d'année à Châteauneuf-de-Galaure.
        
    Sur le matin, les retraitantes sont allées prendre un peu de repos. Comme tout le monde, le Père Finet s'étendit sur son lit. Il n'y resta pas longtemps : à 6h45, il en était éjecté. La terre tremblait. Une autre personne, Mlle Viricel, fut également éjectée à terre. La secousse était assez forte.
        
    Le lendemain, le quotidien grenoblois de l'époque "Le Petit Dauphinois" notait en page trois qu'une petite secousse sismique avait été enregistrée à Saint-Sorlin et à Châteauneuf-de-Galaure. Les chroniques locales du 3 janvier du même journal précisaient que le tremblement avait été également perçu dans les environs jusqu'à Saint-Donat et Romans, mais qu'il n'y avait pas de dégâts. Curieux, tout de même !
        
    Que s'est-il passé donc entre le 31 décembre 1936 et le 1er janvier 1937? L'épicentre de cette secousse serait-il situé, comme par hasard, juste entre Châteauneuf et Saint-Sorlin, c'est-à-dire au quartier des Moïlles et plus précisément à la ferme Robin ? Il y a des coïncidences qui sont étranges...
        
    "Personne n'a fait le rapprochement avec le démon", reconnaît Hélène Fagot. "Pour moi c'était un tremblement de terre..." Pourtant, selon le Père Finet, Marthe a dit : "C'est le démon qui voulait démolir le Foyer !" On sait que les hommes désormais peuvent provoquer des tremblements de terre avec les redoutables ondes ELF (Extremely Low Frequency). Pourquoi pas le démon ?
        
    Foyers
    Le Père Finet reçoit la paternité des Foyers de Charité (21/11/17)
    Il faut rapporter un fait qui s'est déroulé au soir du 8 septembre (ndlr : de l'année 1936) durant la première retraite.
    L'abbé Finet accompagnait l'abbé Faure qui portait la communion à Marthe à l'occasion de la fête de la Sainte Vierge. Au moment où, selon l'habitude, M. le Curé de Châteauneuf s'apprêtait à entendre la confession de Marthe, elle s'adressa au Père Finet : "Non, pas vous, le Père". Pour la première fois, il s'entendit ainsi appeler par elle, non pas "monsieur l'abbé", mais "Père" ou "mon Père". En ce jour anniversaire de son baptême, il recevait la paternité qu'il partage avec les Pères des Foyers de Charité du monde entier. Puis, "le Père" comme on dira désormais à Châteauneuf-de-Galaure, donna lui-même la communion à Marthe.
        
    Retraite
    La toute première retraite des Foyers de Charité (18/11/17)
    La première retraite des Foyers de Charité, qui a été prêchée par le Père Finet, a commencé le 7 septembre 1936. Une participante témoigne :
    A la fin de la retraite, dans la nuit du samedi au dimanche, toutes les participantes ont été réveillées en sursaut. C'était une succession de bruits différents. Tout d'abord, comme un bruit de vaisselle cassée. La nuit, quand vous êtes dans votre chambre, cela fait une drôle d'impression. Comme la vaisselle était posée sur des tréteaux, qu'il y avait des piles d'assiettes creuses, de verres et de couverts, j'ai tout de suite pensé que les tréteaux avaient cédé... Après, on a entendu un bruit énorme de moteur. Il y a eu deux crises d'hystérie cette nuit-là ! D'autant que, réveillés eux aussi, les grands ducs faisaient du bruit dans le grenier...
        
    Pentecôte
    Une nouvelle Pentecôte d'amour (16/11/17)
    La première rencontre entre Marthe Robin et le Père Finet a eu lieu le 10 février 1936. Elle a duré trois heures (de 14h à 17h). Voici quelques extraits du témoignage du Père Finet :
    Pendant la première heure, elle me parla en termes profondément émouvants de la Sainte Vierge. Moi qui faisait des conférences mariales, j'étais ébloui de sa manière de parler de la Sainte Vierge. Elle l'appelait sa maman chérie ! (...) A quinze heures, changeant de ton, elle se mit à me parler des grands événements qui allaient se dérouler dans le monde, les uns qui seraient très graves, douloureux, et les autres riches de grâces. Et pratiquement dans cette deuxième période, elle m'annonça une nouvelle Pentecôte d'amour, qui serait précédée d'un renouveau dans l'Eglise, l'Eglise, dit-elle, allait se rajeunir par l'apostolat des laïcs. Elle m'a beaucoup parlé de ça. (...)
    Marthe a ajouté : les Foyers de Lumière, de Charité et d'Amour, auront un rayonnement dans le monde entier. Ils seront une réponse du Cœur de Jésus au monde après la défaite matérielle des peuples et de leurs erreurs sataniques. Elle m'a dit que parmi les erreurs qui allaient sombrer, il y aurait le communisme, le laïcisme et la franc-maçonnerie. Elle m'a parlé de ces trois choses-là notamment. Elle m'a dit ça en 1936. Mais elle m'a dit que ce serait après une intervention de la Sainte Vierge.
        
    Foyers
    L'origine des Foyers de Charité (15/11/17)
    Il (ndlr : il s'agit ici de l'Abbé Faure) savait qu'en 1933 (l'année de la célébration du 19e centenaire de l'Institution de l'Eucharistie et de la mort de Jésus sur la croix) Marthe eut une révélation. Jésus lui avait dit en substance qu'il voulait, ici-même à Châteauneuf, un Foyer de Lumière, de Charité et d'Amour, une "oasis vivifiante" où il opèrera des prodiges, où sa très sainte Mère accomplira des merveilles. Jésus avait ajouté qu'il faudra construire ce Foyer "malgré les difficultés de l'heure" et qu'un jour s'ouvriront des Foyers de ce genre "jusqu'aux points les plus reculés de la terre".
        
    Enfance
    Un petit enfant de six mois peut comprendre l'importance de la prière (14/11/17)
    Marthe se mit alors à raconter l'histoire d'un enfant de six mois avec qui les parents avaient l'habitude de faire la prière tous les soirs. Un soir donc, la mère coucha l'enfant sans réciter la prière parce que le père devait rentrer tard. L'enfant ne voulu pas dormir tant que le père n'a pas été là ! "Si on ne me l'avait raconté, je ne l'aurais pas cru, mais vraiment les petits comprennent l'importance de la prière; il faut beaucoup prier avec eux, leur apprendre à prier !"
        
    Œuvres
    La sainteté et les œuvres (13/11/17)
    Marthe aimait dire : "Attention aux départs ! Il y a d'abord la sainteté, l’œuvre vient après..."
    Sans le prévoir, elle condensait en une formule lapidaire sa propre expérience. Car l’œuvre d'une vie ne s'improvise pas et celle de Marthe a été préparée par des années de prière, de renoncement et de souffrances. Marthe s'est abandonnée à Dieu : ce n'est plus elle qui tient le gouvernail de sa vie; c'est Lui. Il va donc pouvoir agir par elle. A sa manière à Lui...
        
    Vierge Marie
    L'histoire de la bougie allumée pendant un orage (08/11/17)
    Marie avait pour Marthe des attentions incroyables; Gisèle Signé rapporte par exemple un épisode savoureux.
    Marthe lui confia un jour : "Si vous saviez comme j'ai peur, ma petite Gisèle ! Dernièrement, il y a eu un gros orage et j'ai eu très peur".
    En général, poursuit Gisèle Signé, le courant est coupé pendant les orages et Marthe avait très peur de se trouver dans l'obscurité.
    La maman Robin se trouvait dans les champs, et, en voyant l'orage, elle s'est dépêchée de revenir, sachant combien sa petite avait peur. Et quand elle est rentrée dans sa chambre, elle a vu une bougie allumée, à sa grande stupéfaction, sachant qu'il n'y avait personne dans la maison et que personne n'était venu.
    Elle fait la remarque à Marthe : "Qui donc a allumé cette bougie ?"
    Et Marthe de répondre : "Mais, ma petite maman, tu sais bien que ma maman chérie du ciel ne me laisse jamais !"
        
    Eucharistie
    Marthe et la communion eucharistique (06/11/17)
    Les nombreux prêtres qui ont eu la joie, au cours de leur vie, de porter l'Eucharistie à Marthe, ont souvent observé que l'hostie entrait en elle comme happée, sans aucune déglutition. Mais le plus étonnant n'est pas que Dieu puisse faire cette entorse aux lois de la nature, mais plutôt la manière dont Marthe se préparait à la communion, puis entrait en extase. Pour elle, "une communion sans préparation et sans action de grâces est de bien peu d'utilité pour l'âme".
        
    Passion
    Marthe reçoit les stigmates (05/11/17)
    Voici un épisode qui s'est passé fin septembre 1930 :
    Des traits de feu partent du cœur de Jésus. Il étend Marthe en croix; elle sent la croix dans son dos, elle éprouve une brûlure intense.
    Puis elle offre ses pieds. Un dard a encore jailli du côté de Jésus et frappe en même temps les deux pieds de Marthe.
    Un troisième dard, sans se diviser, frappe Marthe sur le côté gauche, provoquant une blessure de dix centimètres de longueur. Des pieds, des mains et du côté, le sang s'est mis à couler.
    En même temps, Jésus appliqua, sur la tête de Marthe, la couronne d'épines. Marthe sentait la couronne d'épines même contre le globe de ses yeux, a-t-elle dit au Père Finet, et à ce moment-là, le sang coulait de toute la tête. "Je succombais sous ce fardeau. Les épines brûlaient ma tête de la même douleur que mon cœur, mes mains et mes pieds... Peu à peu, je fus ramenée et dans la journée je pus parler. C'est ma maman la première qui vit que le sang avait coulé".
    A partir de ce moment-là, à peu près toutes les nuits, Marthe s'est mise à verser des larmes de sang.
        
    Satan
    Satan et l'entrée de Marthe Robin dans le tiers-ordre franciscain (04/11/17)
    Le Père capucin (ndlr : il s'agit ici du Père Marie-Bernard) a demandé également à Marthe d'entrer dans le tiers-ordre de saint François. Ce qu'elle fit le 2 novembre 1928, date attestée par Jeanne Bonneton (...).
    L'influence bénéfique qu'a exercée le Père Marie-Bernard a été évidente. Tant et si bien que Marthe disait beaucoup de bien de lui. Elle conseilla à Gisèle Signé d'aller le voir à Lyon : "Dites-lui tout ce que vous avez sur le cœur, il vous comprendra. Allez-y !" Et faisant allusion à ses lectures nouvelles et à sa place de tertiaire dans l'Eglise, Marthe ajoutait : "Vous voyez, Gisèle, j'ai une autre orientation de vie !"
    Disons tout de suite, témoignages à l'appui, que le démon n'appréciait guère cette nouvelle orientation. Il en fut même si exécré que la nuit qui suivit l'entrée dans le tiers-ordre de saint François, c'est-à-dire entre le 2 et le 3 novembre 1928, il s'est passé quelque chose que certains considéreront digne d'être rangé dans les fables du Moyen-Age.
    Pourtant, il faut le rapporter aussi : Mme Robin qui couchait dans un lit, juste à côté du divan de sa fille, l'affirme : "Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais elle a poussé un cri épouvantable !" Un rêve ? Mais Marthe ne dort plus... Alors ? "Le diable, nous a précisé Jeanne Bonneton qui à ce moment-là se préparait à rentrer chez les Clarisses, lui a donné un coup de poing et lui a cassé deux dents". La même anecdote a été racontée par l'abbé Perrier.
        
    Divan
    Le divan de Marthe (01/11/17)
    Le 25 mars 1928, Marthe est paralysée des jambes. Désormais, elle ne se lèvera plus. Elle est alitée pour la vie. Elle repose dans la chambre attenant à la cuisine, et qui donne sur la cour. Une pièce très pauvre : le sol n'est-il pas en terre battue ?
    Ce n'est que vers 1940-1942 qu'un plancher a été posé. Pendant ce temps d'aménagement, Marthe a été placée à la cuisine sous l'escalier qui monte au premier, cachée aux regards et surtout à la lumière par un rideau.
    Comme Marthe commence à se recroqueviller et que sa position couchée est inconfortable, elle imagine un divan sur mesure. Et elle écrit à sa cousine le 2 juillet 1928 : Je voudrais que l'on mette les dossiers de 45 à 50 cm de haut à cause de mes reines malades; largeur 90, ou 80 si l'on ne peut faire 90, mais pas moins large, surtout à cause de mes jambes repliées. Il me faut cela. Je veux également que l'on m'y mette quatre roulettes.
        
    Sainte Thérèse
    Les visites de sainte Thérèse de Lisieux (28/10/17)

    Marthe a vécu des moments imprévus; elle affirme en effet que sainte Thérèse de Lisieux en personne vint la visiter et la réconforter à trois reprises. Pour lui dire quoi? On ne connaît pas le détail de ces apparitions. On sait seulement qu'après celles-ci Marthe dit à sa famille : "Je crois que je ne vais pas mourir". Elle semble avoir reçu l'assurance qu'elle ira mieux et qu'elle devra prolonger dans le monde entier la mission de la carmélite de Lisieux. Le ciel est donc fermé pour l'instant à Marthe.
    En contant plus tard cette anecdote au Père Finet, elle dira en riant : "Oh ! La coquine ! Elle m'a tout laissé après !"
        
    Humour

    L'histoire de la queue de lapin (24/10/17)
    Si on essaye de cerner la personnalité de Marthe aux alentours de ses dix ans, on se rend compte qu'elle n'apparaît pas spécialement comme "une petite sainte", elle est comme un enfant, et comme tous les enfants: rieuse, sensible; elle sait taper du pied quand elle n'est pas contente ! Espiègle aussi... Un jour, à la foire de Châteauneuf, ne s'est-elle pas amusée à pendre une queue de lapin dans le dos d'un monsieur?
        
    Vierge Marie

    L'histoire de la petite robe (23/10/17)
    Marguerite Lautru (une amie de Marthe Robin) donne ce témoignage :
        

    Nous nous entretenions de broderies. J'admirais les ouvrages qu'elle avait faits. Ils étaient si parfaitement exécutés qu'un jour je lui demandais de me broder une petite robe pour une de mes petites cousines.
        
    J'ai fait le dessin et elle me l'a remise un jour, la broderie étant terminée. J'ai achevé de la monter, mais je n'ai jamais vu Marthe ni broder, ni coudre.
    En l'offrant à ma cousine, je lui dis : "Ne détruisez jamais cette robe !" Ma cousine l'a gardée pendant des années dans une armoire...
        
    Bien des années après, peut-être dix, peut-être quinze, je ne sais plus, au cours d'une visite à Marthe, elle me dit: "Comment va votre petite cousine pour laquelle j'avais brodé une petite robe ?"... Cette question m'ayant intriguée, je vis ma cousine très rapidement après cet entretien; elle avait conservé précieusement la petite robe et me l'a rendue; elle s'était rappelée la recommandation.
        
    Peu après, je vais voir Marthe et je lui dis : "J'ai la petite robe que vous aviez brodée pour ma cousine".
    Je ne sais plus ce qu'elle m'a répondu.
    J'ai continué en lui disant : "Mais je ne vous ai jamais vu la broder !" Alors elle m'a répondu : "Mais ce n'est pas moi qui l'ai brodée !"
        
    Enhardie par mon pressentiment, je poursuis : "Mais qui l'a brodée ?" Et là très simplement, mais très nettement, elle me dit : "C'est la Sainte Vierge !" tout comme s'il s'agissait d'une chose banale... J'étais très émue.

        
    Cette petite robe, par son application, a obtenu beaucoup de guérisons...


  • Lutte
    MARCEL VAN PARLE DE LA LUTTE CONTRE LE MAL (25/04/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à son accompagnateur spirituel le 26 septembre 1951 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    C'est surtout dans les moments de grande fatigue que le démon m'attaque avec plus d'acharnement. Quant à moi, il me suffit pour le vaincre de fixer mon regard sur le crucifix.
        
    Vocation
    MARCEL VAN PARLE DES CRITIQUES, DES MOQUERIES ET DU DECOURAGEMENT (11/04/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à sa sœur Tê (qui voulait devenir religieuse et qui subissait des moqueries) le 26 août 1951 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel):
    Quoi qu'il en soit, pardonne-leur généreusement, en pensant à Celui qui, étendu tout nu sur la croix, a dû subir des moqueries autrement plus cruelles. Laisse-les dire tout ce qu'elles veulent. Devant Dieu, Tê reste toujours Tê, tu restes toujours ce que tu es en réalité, et les critiques et les moqueries ne peuvent absolument pas te faire autre chose que ce que tu es. La petite Thérèse a beaucoup souffert autrefois des critiques qu'elle entendait à son sujet. Après, elle a pris la résolution de ne faire plus aucun cas de ce qu'on disait sur elle, laissant les gens dire tout ce qu'ils voulaient, que ce soit favorable ou non. La petite Thérèse reste toujours la petite Thérèse, devant Dieu. Oh ! Quelle paix pour qui agit ainsi, toute petite sœur de sainte Thérèse. Les critiques du monde ne nuisent en rien à ta vocation, au contraire, elles sont un moyen de raffermir ta vocation, en te donnant un signe certain que tu veux réellement marcher à la suite de Jésus. Sois joyeuse, petite sœur. Se décourager, c'est une lâcheté qui ne se rencontre que chez les âmes qui ne savent pas aimer Jésus.
        
    Vocation
    MARCEL VAN PARLE DES DOUTES CONCERNANT SA VOCATION DE FRERE REDEMPTORISTE (11/03/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite au Père Boucher le 21 novembre 1950 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Mon Père, savez-vous que depuis longtemps je suis très fortement tenté contre ma vocation ? Naturellement, j'ai peur ne sachant pas si je pourrai persévérer dans la Congrégation. Le démon me dit : "Tu es encore bien jeune, avec beaucoup d'espoir pour l'avenir, retourne dans le monde pour y chercher le bonheur".
    Je vois que ma vie près de Jésus est entièrement plongée dans les ténèbres, et je me demande si le bonheur est vraiment là où je pense le trouver.
    Ce qui ajoute encore à mon amertume, c'est que le démon ne cesse de faire miroiter à mon esprit le bonheur de fonder une famille, avec une personne tendrement aimée, ayant les moyens de vivre dans le monde et d'élever de nombreux enfants...
    Mais hélas ! Comme cela est opposé à l'idéal qui a toutes mes préférences ! C'est-à-dire que, pour moi, je n'apprécie que l'état de vie dans lequel je me trouve maintenant près de Jésus. Mais pourquoi Dieu permet-il au démon de faire naître chez moi des pensées si honteuses ? Souvent, je suis fortement provoqué, j'en suis peiné, et je ne puis que laisser échapper ces mots : "Oh ! Jésus, si tu le veux, je vais renoncer au bonheur de vivre près de toi, pour retourner dans le monde chercher un autre état de vie; mais quelle douleur pour mon cœur, si je devais subir une volonté qui de ta part ne serait rien moins que le rejet !! Quelle douleur ! Quelle amertume!..." Impossible de décrire plus longuement ma souffrance.
    Mon Père, vous savez que Dieu m'a remis entre vos mains. En ce moment je ne puis qu'attendre des conseils, des directives de votre part, car je suis plongé dans la plus profonde nuit !...

        
    Jésus
    MARCEL VAN NOUS PARLE DU PAYSAGE QUI LE FASCINE LE PLUS (06/03/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à sa maman le 18 mai 1950 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel). Cet extrait fait écho au message que la Sainte Vierge nous a donné le 2 mars 2016, à Medjugorje :
    Je suis un pétale de fleur... Oh ! Ce tout petit nom me rappelle combien je dois être heureux, chaque fois que la volonté de Dieu vient changer le cours de ma vie. Oui, je suis joyeux, je suis joyeux non pas de me trouver dans un endroit nouveau, de pouvoir contempler des paysages merveilleux. Le paysage le plus merveilleux, à perte de vue... et qui me fascine le plus c'est seulement mon cœur, car il porte Jésus résidant dans mon âme... Regarder Jésus, c'est là pour moi contempler tout un univers de parfaite beauté, qui renferme tous les paysages capables de me ravir, de séduire mon cœur. L'unique cause de ma joie, c'est que Dieu m'a donné de connaître sa volonté, pour que je la suive, qu'il m'a donné de quitter des lieux qui m'étaient chers et où il me plaisait de vivre.

        
    Souffrance
    MARCEL VAN PARLE DE LA SOUFFRANCE (02/03/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à Tê le 22 avril 1950 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel):
    Quant à toi, petite sœur, je pense que tu connaîtras dans ta vie bien des déchirures; en conséquence, fais un effort dès maintenant pour t'habituer à souffrir. D'autant plus que Dieu n'envoie d'ordinaire la souffrance qu'à ceux qu'il aime d'un amour tout spécial. Quant aux âmes médiocres qui à la moindre souffrance poussent des cris, comme si on les crucifiait, Dieu lui-même... a peur d'elles. Naturellement, nous ne sommes toujours que des êtres faibles et fragiles; cependant, tu dois aussi savoir que jamais Dieu ne nous impose des souffrances qui dépassent nos forces. Tout ce qu'il nous demande, c'est d'accepter avec joie les souffrances proportionnées à nos forces. Plus tard, quand ton amour sera devenu plus fort, tu verras que "la souffrance" est un mets très savoureux.
        
    Cinéma
    MARCEL VAN PARLE D'UN FILM SUR SAINTE BERNADETTE SOUBIROUS (24/02/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite au Père Boucher le 14 avril 1950 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Le mardi après Pâques, je suis allé voir le film sainte Bernadette Soubirous... qui m'a beaucoup ému... Je ne cessais de pleurer !... Et depuis lors, j'éprouve davantage encore la nostalgie du ciel... A la vue d'un nuage qui passe ou d'une étoile qui scintille, impossible de retenir mes larmes... Jésus ! Quand donc prendront fin mes jours de souffrance? Je n'attends plus qu'un dernier soupir accompagné d'un dernier "Jésus je t'aime", pour quitter ce monde.

        
    Découragement
    MARCEL VAN PARLE DU DECOURAGEMENT (22/02/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à Nghi le 9 novembre 1949 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Se décourager, c'est infliger au visage de Dieu une tache infamante, car nous le considérons comme quelqu'un qui est incapable de nous venir en aide. Oh ! Si tu regardes bien, tu verras que ceux-là seuls qui se découragent et manquent de confiance en Dieu, en arrivent à tomber en enfer.
        
    Messe
    MARCEL VAN EXPLIQUE COMMENT IL SE PREPARE A LA MESSE (05/02/16)

    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à sa sœur en mai 1948 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Je me prépare à la communion durant toute la nuit, me contentant de respirer par amour pour mon Bien-Aimé Jésus. Je lui offre ensuite toutes ces respirations, et je l'invite à venir dans la maison de mon cœur pour les recevoir. Et cela suffit.
        
    Nouvel an
    MARCEL VAN DIT A SES PARENTS CE QU'IL FAUT QU'ILS FASSENT LE JOUR DE L'AN (13/01/15)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à ses parents en 1948 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Chers parents, en ce premier jour de l'an, je vous demande de poser les mains sur chacun de vos enfants, de prier Dieu de nous bénir, afin que durant cette année, nous puissions jouir de la vraie paix donnée par Dieu grâce à votre geste de bénédiction.

        
    Nouvel an
    MARCEL VAN NOUS PRESENTE SES VŒUX POUR LA NOUVELLE ANNEE (12/01/16)
    Voici un extrait d'une longue lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à Sau - l'une de ses amies - entre le 18 et le 25 janvier 1948 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Je te souhaite une nouvelle année remplie de joie en compagnie de Jésus dans les bras de Marie. Si tu es triste, amuse-toi à regarder le sourire du petit Jésus. Je demande à ma sœur Thérèse de l'Enfant Jésus de t'aider à rester toujours joyeuse avec Jésus.
        
    Sacrifices
    IL FAUT S'EFFORCER DE SE SACRIFIER DANS LES PETITES CHOSES (11/11/15)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à sa sœur Tê le 20 octobre 1946 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Tu dois t'efforcer de te sacrifier dans les petites choses, afin que plus tard, si le monde se déchaîne contre toi, tu aies la force de lutter contre la tempête, grâce aux petits sacrifices du moment qui t'auront préparée à endurer avec courage toutes les souffrances à venir.
        
    Enfants
    JESUS EXPLIQUE POURQUOI IL EST SI SEVERE ENVERS CEUX QUI SCANDALISENT LES ENFANTS (24/09/15)
    A découvrir ici >>
        
    Marie
    LA SAINTE VIERGE DIT COMMENT SON REGNE S'ETABLIRA PEU A PEU DANS LE MONDE (22/09/15)
    Voici des paroles que la Vierge Marie a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Van, écoute-moi. Comme Jésus te l'a dit auparavant, au début de la lutte, mes apôtres paraîtront très faibles, si faibles qu'on les croira incapables de tenir tête à l'enfer... Par là, mes apôtres apprendront à être humbles... Cependant, plus l'enfer aura été victorieux auparavant, plus il sera honteux ensuite, car ce ne sera pas moi en personne qui écraserai la tête de Satan, mais mes enfants...
    Voyant que j'utilise mes faibles enfants, comme autant de pieds pour lui écraser la tête, Satan sera honteux...
    Ensuite, mon règne s'établira peu à peu dans le monde, comme Jésus te l'a dit. Je serai beaucoup glorifiée sur la terre, mais, petit enfant, il faut que tu pries beaucoup pour mes petits apôtres. Prie en paroles, prie par tes soupirs, prie par tes désirs...
        
    Enfants
    JESUS PARLE DE L'ÂME DES ENFANTS (17/09/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    La seule différence qu'il y a entre l'âme des enfants et les anges du ciel c'est que l'âme des enfants est unie à un corps et que, par conséquent, elle a des défauts naturels. Mais malgré cela, l'âme des enfants est pure comme les anges du ciel. De là que les enfants possèdent toujours en eux la Trinité et goûtent continuellement les joies naturelles que leur prodigue la même Trinité...
    Pas besoin de m'étendre longuement sur ce sujet; je me contente de dire que l'âme des enfants est un temple parfaitement pur où habite la Sainte Trinité.
       
    Politique
    MARCEL VAN EXPLIQUE COMMENT VAINCRE UNE IDEOLOGIE DANGEREUSE (15/09/15)
    Voici un extrait des notes intimes du vénérable Marcel Van. Dans cet extrait, il parle du communisme, mais ce qu'il dit peut s'appliquer en fait à toutes les idéologies dangereuses (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Le communisme est une fausse doctrine qui a l'apparence d'un aliment savoureux, mais sous ses belles apparences se cache un poison subtil que seul l'homme spirituel, c'est-à-dire l'âme, peut déceler comme étant nuisible à la société.
    Pour cette raison, lorsque cette doctrine communiste a pénétré dans le cerveau de l'homme, les armes les plus modernes n'arrivent pas à la déloger. Elle agit comme un poison qui aurait gagné le cœur et les poumons; quel que soit le remède employé, ce remède demeure inutile et ne peut empêcher la mort.
    Ainsi donc, si les gens décident de combattre le communisme et de le détruire par les armes, est-ce qu'ils ont une chance de réussir ?
    Non. Car il y a dans cette doctrine comme une force spirituelle qui enténèbre l'esprit de l'homme, de sorte que si l'on veut la contrôler, si l'on veut l'empêcher de se répandre, si l'on veut la bannir de l'esprit du peuple et de la société, l'important, c'est de posséder une force spirituelle qui soit capable de la maîtriser... Cette force, c'est la prière elle-même.
        
    Politique
    COMMENT MARCEL VAN AIMAIT LES HOMMES POLITIQUES DE SON PAYS (05/09/15)
    Voici un extrait des notes intimes du vénérable Marcel Van. Dans cet extrait, il parle de deux hommes politiques de son pays : le chef de l'Etat et le leader communiste Hô Chi Minh (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
        
    Ces jours-ci, je pense beaucoup, beaucoup à Hô Chi Minh. Peut-être n'a-t-il jamais reçu aucun baiser de toi, Jésus. Je te demande donc de prendre la peine de lui en donner au moins dix, à l'occasion de cette fête de Noël. Tu es d'accord ? Hô Chi Minh n'est qu'un peu communiste, et s'il reçoit tes baisers, de toute façon, il en sera touché. Donne-moi un peu de peine à la place, n'est-ce pas ? Et moi, je te donnerai mes "sacrifices" comme friandises. Ou encore, si nécessaire, je te donnerai des baisers en retour. Pour un baiser que tu donneras à ce Hô, je t'en donnerai dix. Tout le monde sait que mes baisers ne valent pas grand chose; mais rendre dix pour un, c'est déjà très appréciable, n'est-ce pas Jésus ?
    Sans t'obliger à me répondre verbalement, je sais que tu seras aussitôt d'accord.
        
    En parlant de Hô Chi Minh, je me rappelle aussi le chef d'Etat, et quel chef d'Etat, qui vit dans le désordre ! Les gens disent de lui : "Non content d'avoir une épouse légitime pour continuer la lignée, il a encore quatre autres femmes pour s'amuser". C'est vraiment là une chose digne de blâme... Personnellement, chaque fois que j'entends parler de ce chef d'Etat vietnamien, j'en rougis de honte. Cependant, ma honte s'accompagne aussi de la compassion car, malgré sa haute fonction de chef d'Etat, il reste un homme faible dans sa chair. Je ne me permets donc pas de le haïr ni de le mépriser.
        
    Jésus, tu l'as choisi tel quel pour être chef d'Etat au Vietnam, alors, que puis-je faire maintenant ? Je te demande donc de t'en occuper, de faire en sorte que sa conduite soit à la hauteur de sa dignité, de peur que les gens ne méprisent le Vietnam comme étant un pays de mauvaise réputation, ce qui serait pour moi une grande honte, alors jamais je n'oserais me montrer à Rome.
        
    Aujourd'hui, mon intention est de t'offrir mes sacrifices de tous les jours comme une prière pour ce chef d'Etat et tout son gouvernement. Je te prie en même temps pour Hô Chi Minh, afin qu'il se détache du communisme et se joigne au gouvernement vietnamien pour travailler ensemble à construire la paix sur les fondements de la justice et de l'amour.
        
    Crayon
    SOIS POUR MOI COMME UN CRAYON A MON USAGE (02/09/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Petit apôtre de mon amour, sois pour moi comme un crayon à mon usage. Que je veuille m'en servir pour écrire ou le laisser dans un coin, ça lui est égal; que je l'incline de telle ou telle manière, quand je veux écrire un mot, il doit suivre le mouvement de ma main... Sois donc pour moi ce crayon docile et jamais je n'aurai à m'impatienter contre toi...
         
    Sommeil
    JESUS DIT QU'IL EST TRES PORTE AU SOMMEIL (31/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    VAN : Jésus, est-ce que ma sœur Thérèse (ndlr : sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus) est actuellement avec moi ? Depuis hier, elle n'a pas dit un seul mot.
    JESUS : Mais oui, elle est toujours à côté de toi, si elle ne te parle pas, c'est uniquement parce qu'elle me cède la parole. Quand tu sommeilles à l'oraison, elle parle à ta place afin de ne pas me laisser là, à rien faire, exposé à m'endormir à mon tour, car s'il fallait que je m'endorme, même un millier de Van ne réussiraient pas à me réveiller. Je suis très porté au sommeil et si je n'ai personne pour parler avec moi, je m'endors immédiatement et une fois endormi, je me réveille quand je le veux bien. Personne n'est capable de me tirer du sommeil. Toi-même, tu aurais beau pleurer, ce serait en vain.
        
    Ciel
    JESUS EXPLIQUE COMMENT L'ÂME PEUT S'ENVOLER TOUT DROIT AU CIEL (22/08/15)

    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Van, sors vite pour regarder l'avion. Tu vois comme il est rapide ? Pourquoi cette rapidité, ô mon enfant ? (Van balayait alors un corridor). Tout en travaillant, écoute, je vais t'expliquer. Si l'avion peut voler si vite c'est parce qu'il y a du feu qui brûle à l'intérieur. Plus il y a du feu, plus l'avion est léger et plus il s'élève vers les airs... Tu es toi aussi comme cet avion mais pour allumer le feu, tu n'as pas besoin d'essence, il suffit de te rappeler l'amour de mon cœur qui brûle en ton âme et elle s'envolera tout droit au ciel... Peu de temps encore et elle reposera dans mes bras... Et là, elle n'aura pas besoin de voler plus loin; ayant atteint son terme, elle y demeurera fixée à jamais pour être consumée dans le feu de l'amour.
    Rien d'étonnant que ta sœur Thérèse (ndlr : sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus) t'ait dit auparavant : "Le moteur de nos facultés c'est l'amour".
    Il en est également pour les autres âmes; plus elles brûlent intérieurement du feu de mon amour, plus vite elles s'élèvent vers les hauteurs.
          
    Amour
    JESUS EXPLIQUE COMMENT SOUPIRER D'AMOUR POUR LUI (19/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Je vais commencer par t'apprendre comment soupirer d'amour pour moi... Van, soupirer d'amour pour moi consiste à envelopper chacun de tes soupirs de tout l'amour dont tu es capable, pour me les offrir ensuite. Ces soupirs, volant vers moi, dégagent un parfum suave qui m'enivre et m'attire. Je cherche alors l'endroit d'où me viennent ces soupirs et quand je l'ai trouvé, je me tourne dans cette direction pour jouir de ce parfum qui m'attire de plus en plus près de lui. Arrivé tout près, j'aperçois alors une fleur qui exhale une douce odeur : je m'empresse de la cueillir avec joie et de l'emporter pour m'amuser. Quand j'en ai assez de m'amuser, je l'enferme tout au fond de mon cœur, de sorte que cette fleur devra y reposer en paix durant toute l'éternité. O Van, voilà que de simples soupirs d'amour pour moi ont le pouvoir d'attirer mon cœur et de le jeter hors de lui.
        
    Souffrance
    JESUS DIT QU'IL A EU UNE VIE DOULOUREUSE MAIS PAS MALHEUREUSE (11/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Après la mort de saint Joseph, je m'entretenais souvent avec elle (ndlr : avec la Vierge Marie) des souffrances que j'aurais à endurer plus tard... Alors Marie pleurait beaucoup, et je pleurais avec elle...
    Petit Van, ma vie a été une vie de souffrances mais jamais je n'ai été triste d'avoir à souffrir. Ainsi, ma vie doit être appelée une vie douloureuse, non une vie malheureuse.
        
    Marie
    JESUS EXPLIQUE COMMENT MARIE PRIAIT QUAND ELLE AVAIT BESOIN DE QUELQUE CHOSE (11/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Dieu le Père n'a jamais permis que ma famille eût à souffrir de la faim ou de la soif même un seul repas... De plus, Marie savait prévoir et surtout, elle avait confiance en son vrai Père du ciel. Envers moi, elle se conduisait comme une mère mais avec Dieu le Père, elle se conduisait avec toute la candeur d'un enfant.
    S'il lui manquait quelque chose, elle ne savait que lever les yeux au ciel et la demander à Dieu le Père, en toute simplicité et sincérité. Et, comme cette confiance et cette simplicité étaient vraiment très agréables à Dieu, Marie obtenait tout ce qu'elle demandait, comme elle te l'a dit auparavant.
    Par exemple, quand elle manquait de farine pour faire le pain, elle se contentait de dire à son vrai Père : "O Père, aujourd'hui, "votre Petit" et vos enfants sont dans le besoin". Puis elle détaillait : ils n'ont plus de farine, plus de sel, etc. Après quoi elle restait en paix comme à l'ordinaire. Le vrai Père du ciel était très empressé à exaucer ses prières, mais il le faisait d'une façon très naturelle, sans recourir à des miracles éclatants...
        
    Vertu
    LA VERTU DE DOUCEUR ET LA VERTU D'HUMILITE (08/08/15)

    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    La vertu de douceur va donc de pair avec la vertu d'humilité. Si on manque d'humilité, on manque aussi de douceur, et sans la douceur, il n'y a pas d'humilité. Par là l'on peut connaître que si quelqu'un possède la véritable humilité il possède également la vraie douceur. Pas besoin de regarder la physionomie extérieure pour savoir si tel ou tel individu possède la vraie douceur. Il peut arriver une fois ou l'autre que les deux coïncident, cependant une physionomie extérieurement douce n'est que le signe de la douceur de caractère et non de la vraie vertu de douceur. Jamais ton vrai Père ne juge par l'extérieur, il ne juge que par l'intérieur.
        
    Prière
    LES ETATS DE SECHERESSE OU DE FERVEUR (05/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Van, pour t'accorder mes faveurs, je ne tiens nullement compte de ton état de sécheresse ou de ferveur; tout ce que je te réclame, c'est la confiance en moi, et cet amour constant qui, même en face de la difficulté, sait garder courage et rester inébranlablement fidèle au Bien-Aimé...
    Les charmes extérieurs sont incapables d'attirer mon amour; il n'y a qu'une amitié sincère et une confiance inébranlable qui puissent toucher mon cœur...
        
    Prêtres
    JESUS PARLE DES PRÊTRES ET DES PETITES ÂMES (27/07/15)

    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Ecris encore aujourd'hui ces paroles que j'adresse aux prêtres... Si je les ai revêtus de mon autorité, c'est dans l'unique but qu'ils s'en servent pour amener les âmes à s'approcher de moi... Mais voilà que ces prêtres osent se servir de mon nom pour perdre les âmes... Devant une pareille situation, je dois aller me réfugier dans les petites âmes. Elles deviennent mes épouses et me servent... Je leur confère ensuite la dignité de mères des âmes que je veux sauver...
    Une chose me console un peu, c'est que beaucoup de prêtres savent encore m'aimer... Vraiment, ils forment autour de moi comme un bouclier qui me protègent des autres prêtres... Oui, je les aime tout particulièrement ces bons prêtres; je fixe sur eux mon regard, je me réjouis avec eux, je ne cesse d'être leur soutien et leur guide... Enfant de mon amour, mon grand désir est d'avoir beaucoup de prêtres comme eux...
         
    Locutions
    SATAN PEUT-IL IMITER LA VOIX DE QUELQU'UN POUR TROMPER UNE PERSONNE ? (22/07/15)
    Voici des paroles que sainte Thérèse de l'Enfant Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    THERESE : Petit frère, entendre ma voix est un privilège réservé à toi seul.
    VAN : Et si le démon imitait ta voix pour me tromper ?
    THERESE : Souviens-toi que le Père qui est Amour, ne permettra jamais que ses enfants chéris soient trompés par l'Ennemi... Le démon peut imiter le ton de ma voix, mais il ne t'exhortera jamais à aimer Jésus comme je le fais...
        
    Prière
    POURQUOI PARLER A DIEU PUISQU'IL SAIT DEJA TOUT ? (21/07/15)
    Voici des paroles que sainte Thérèse de l'Enfant Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    A découvrir ici >> 

        
    Pécheurs
    JESUS PARLE DE CEUX QUI ONT MERITE L'ENFER UN NOMBRE INFINI DE FOIS (25/06/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Van, y a-t-il pour l'amour douleur comparable à celle de perdre une âme? Naturellement, l'amour étant infini, il aime aussi d'un amour infini. Mais, cette infinité de l'amour ne peut étreindre fortement que les coeurs où se trouve une vraie confiance. Sans cette vraie confiance, l'amour infini n'ayant plus rien qui lui permette d'adhérer à l'âme, comment pourrait-il encore la retenir ?... Ô âmes pécheresses, la seule chose que je vous demande, et qui suffit pour que je vous presse sur mon coeur débordant d'amour, c'est que vous croyiez vraiment que l'amour vous aime infiniment. Croyez-vous que j'ignore combien vous êtes misérables ? Même si votre misère est infinie, vous devez quand même croire que mes mérites sont aussi infinis et infinis. Même si vos péchés vous ont mérité l'enfer un nombre infini de fois, vous ne devez pas pour autant perdre confiance en mon amour... Mais hélas! Le malheur est que les hommes n'ont pas confiance en mon amour.
        
    Prière
    UNE PRIERE POUR LA FRANCE DICTEE PAR JESUS (08/05/15)
    Voici une prière pour la France que Jésus a dictée à Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Jésus : "Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent.
    Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. O Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen.
    O mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon cœur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter. Quant à toi, mon enfant, je veux que tu la récites aussi, mais tu la réciteras également en français".
        
    Miracle
    DIEU POURRAIT-IL CHANGER UN GARCON EN FILLE OU UNE FILLE EN GARCON ? (30/04/15)
    Après avoir compris qu'il ne serait pas prêtre mais qu'il aurait une vie cachée, Van pense que sa vocation est de rentrer chez les Carmélites et il prie Dieu de le changer en fille (en effet, à l'époque, il n'y avait pas de frères Carmes au Vietnam). Voyant que Dieu ne l'a pas exaucé, il parle avec sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui lui dit intérieurement ces paroles (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    -Van, tu es trop candide... Je t'aime, petit frère ! Il est vrai que Dieu pourrait en un instant te changer de garçon en fille. Mais Dieu ne fait pas de tels miracles : il est trop sage pour faire ce genre de chose... 
    -Petite sœur, jamais plus je ne demanderai à Jésus une faveur aussi ridicule... Mais sache aussi que je ne suis pas content après toi : tu savais que ma démarche n'aboutirait pas et tu n'as rien dit !...
    -Oui, petit frère, je le savais, je savais aussi que tu ravirais le Cœur de Jésus par ta demande candide car sache ceci : Dieu aime qu'on lui dise tout avec sincérité...
        
    Vocation
    SAINTE THERESE DE L'ENFANT-JESUS PARLE A VAN DE SA VOCATION (28/04/15)
    Marcel Van avait un très grand désir de devenir prêtre. Un jour, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus lui a révélé intérieurement que Dieu avait un autre plan sur lui et cela a rendu Van très triste. Voici un extrait de leur conversation. Sainte Thérèse parle en premier et Van lui répond (source: "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    -Van, attends un peu avant de pleurer. Je n'ai pas tout dit, petit frère... Si Dieu veut que ton apostolat s'exerce dans une autre sphère, qu'en penses-tu ? Moi-même, autrefois, n'ai-je pas désiré devenir prêtre ? Mais Dieu ne l'a pas voulu.
    -Pour moi, c'est différent : tu es une fille, tandis que moi, je suis un garçon !
    Thérèse se mit à rire et reprit :
    -C'est vrai, être un garçon est la première condition pour recevoir le sacerdoce... Mais ce qui demeure le plus parfait, c'est de faire la volonté de notre Père du Ciel.
        
    Satan
    LA SAINTE VIERGE PARLE DE SATAN (16/04/15)
    Voici des paroles que la Vierge Marie a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Je reste la vraie Mère du démon et à l'exemple de la Trinité je suis toujours disposée à le reconnaître pour mon véritable enfant. Seul son orgueil fait qu'il ne consentira jamais à admettre qu'il en est ainsi...
    Mon enfant, jamais, absolument jamais je ne parle au démon avec dureté. Si je le faisais, mon petit Van, je ne mériterais pas d'être ta Mère (...). Moi-même, je n'ai pas non plus de haine pour le démon mais uniquement pour son péché. Le démon ne me reconnaîtra pas pour sa Mère mais je suis quand même sa vraie Mère.
    De même, la Trinité n'emploie jamais de paroles dures en parlant au démon. Le démon est vraiment digne de pitié, mais puisque jamais il n'acceptera cette pitié, il devra souffrir éternellement.
        
    Souffrance
    LA SAINTE VIERGE EXPLIQUE COMMENT OFFRIR UN SACRIFICE
    (14/04/15)

    Voici des paroles que la Vierge Marie a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Mon enfant, tu viens de parler de sacrifice; offre donc ta toux comme sacrifice à Jésus. Ecoute, je vais t'apprendre une nouvelle méthode de faire des sacrifices. Chaque fois que tu es troublé, fut-ce le temps d'une respiration, dis ceci : "Jésus, je t'offre ce trouble en sacrifice". Ensuite, reste en paix. Grâce à ce sacrifice, tu seras consumé dans le feu de l'Amour qui agira librement en toi; grâce à ce sacrifice, combien d'âmes aussi pourront éviter une occasion de pécher qui les exposerait au danger de tomber dans le désespoir...
        
    Miséricorde

    JESUS PARLE LA MISERICORDE DIVINE (11/04/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Petit frère, ne sais-tu pas que je connais l'extrême faiblesse de l'homme? Même si les hommes m'offensent délibérément et aussi gravement que tu puisses supposer, leur péché n'est rien en comparaison de l'ombre de mon amour...
    L'amour est infini et infini, dis-le bien aux hommes; oui, infini et infini.
    Ayez confiance en moi. Même le démon doit désespérer d'une âme en qui se trouve encore le mot "confiance".
        
    Confession
    LES PERSONNES QUI N'ONT PAS LA POSSIBILITE DE SE CONFESSER (08/04/15)
    Voici un extrait de la lettre 121 de Marcel Van. Cette lettre est adressée à Nghi (source : "L'enfant de l'aurore", du Père Marie-Michel) :
    Ce que tu dis est très juste : sans le sacrement de pénitence, on ne peut avoir la certitude d'être purifié de son péché. Mais dans ton cas, enseveli comme tu l'es dans la forêt et la montagne, sans personne à qui confesser tes péchés, alors le seul repentir sincère de tes fautes suffit pour que tu aies la certitude que Dieu t'a pardonné. Et ces péchés pardonnés, jamais Dieu ne se les rappellera, car ils ont été entièrement consumés dans le feu de son amour. Ils ont totalement disparu, dès le moment où tu as levé les yeux vers Dieu en disant : "Seigneur, pardonne-moi mes péchés".
        

    Satan
    JESUS PARLE DE SATAN (07/04/15)
    A découvrir ici >>
        
    Marie
    JESUS PARLE DE LA VIERGE MARIE ET DIT COMMENT IL FAUT L'AIMER (06/04/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    C'est grâce à Marie que les âmes peuvent s'unir à mon amour de façon intime et durable. Mon petit ami, ne l'oublie jamais : tu dois aimer ta Mère comme je l'aime moi-même.
        
    France
    JESUS EXPLIQUE COMMENT SATAN VEUT DETRUIRE LA FRANCE PEU A PEU (05/04/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Petit apôtre de mon amour, écris au sujet de la France... Français, mes enfants, et vous, mes prêtres de France, je vous aime. Soyez sur vos gardes afin de prévenir. L'Ennemi de mon amour va vous lancer avant tout son poison à la tête... Soyez sur vos gardes... Ce parti, contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants... Il ne détruira pas d'un seul coup le pays que j'aime, mais il le détruira peu à peu. Oui, peu à peu, il va se propager, peu à peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés; il agira de façon à vous éloigner peu à peu de mon amour, pour vous rapprocher peu à peu de l'amour profane. Oui, mes enfants, il agira ainsi peu à peu... Ayez confiance en mon amour, consacrez votre pays à mon amour... Mieux vaudrait pour la France être gouvernée par un homme du peuple à l'esprit obtus, que de l'être par un ennemi de mon amour qui la mènerait à la ruine complète... Pauvre France ! Une fois libérée du communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la franc-maçonnerie...
    Ô France, pays que j'aime... Considère les paroles que je t'adresse ici... Français, mes enfants, si vous repoussez loin de vous mon amour, de quel amour pourriez-vous bien vous servir pour relever la France ? S'il n'y a aucun amour pour relever la France, alors la France se verra couverte d'épaisses fumées montant de l'enfer...


  • Interview
    LE SECRET DE LA POPULARITE DE SAINT FRANCOIS D'ASSISE (22/07/14)
    Voici un petit extrait d'une interview du Père Raneiro Cantalamessa qui est parue dans Zenit le 21 juillet 2014. Le Père Cantalamessa répond à la question : "
    François n’était ni un intellectuel, ni un guérisseur. D’où viennent donc son charisme et sa popularité ?"
    Oui, c’est surprenant. Son jeune disciple, Antoine de Padoue, dépasse son fondateur par ses miracles et ses guérisons et même par sa popularité.
    La popularité de François est due à des motifs plus complexes. C’est sa personne tout entière et son action qui font de lui une des réalisations humaines les plus accomplies et les plus fascinantes, d’après ce que disent les psychologues.
    A son compagnon Frère Masseo qui lui demandait : "Pourquoi tout le monde court-il après toi ?", François a répondu un jour : "Parce que Dieu n’a pas trouvé sur terre de pécheur plus vil que moi".
    Il était sincère mais il ne disait pas la vérité ! En réalité, le monde entier, plus de huit siècles après, court encore derrière François parce qu’il voit réalisées en lui ces valeurs auxquelles croyants et non croyants aspirent tous secrètement : la joie, la paix et la fraternité.

        
    Réflexion
    SAINT FRANCOIS, SAINTE CLAIRE D'ASSISE, MEDJUGORJE ET LE DON DES LARMES (30/06/14)
    Quand on lit la vie de saint François et de sainte Claire d'Assise, on découvre que le don des larmes a eu une grande importance dans leur vie.
    Saint François a versé beaucoup de larmes de contrition. Au moment de partir s'isoler sur le Mont Alverne (là où il a reçu les stigmates), par exemple, il a dit à ses frères : Ma mort approche, j'ai résolu de passer beaucoup de temps seul avec Dieu pour pleurer mes péchés. Frère Léon pourra m'apporter un peu de pain et d'eau. Mais ne laissez personne arriver jusqu'à moi (source : "François d'Assise", du Père Jean Pihan).
    Sainte Claire, quant à elle, a versé beaucoup de larmes de compassion. Lors de son procès de canonisation, par exemple, de très nombreux témoins (et notamment des sœurs) ont dit qu'il lui était souvent arrivé de pleurer aux côtés de sœurs malades ou souffrantes pour partager leur peine.
    A Medjugorje, la Vierge Marie a elle aussi parlé du don des larmes, et ce à plusieurs reprises : "La prière peut vous apprendre à pleurer. La prière peut vous apprendre à fleurir", nous a-t-elle dit le 29 octobre 1984.
    Mais, dans le cas précis de Medjugorje, le don des larmes est surtout associé à la joie. En effet, la Mère de Dieu a dit également : "Si vous saviez combien je vous aime, vous pleureriez de joie" (le 01/03/82, le 21/06/82, le 18/03/01...).
    Pour illustrer cela, j'aimerais vous montrer quelques images bouleversantes qui sont tirées du film de Franco Zeffirelli : "François et le chemin du soleil", 1972 (voir dans la rubrique "Cinéblog").
    A un moment donné, saint François et sainte Claire ont organisé un temps de prière pour les pauvres et là, tandis que l'assemblée chante, sainte Claire (qui était gratifiée du don des larmes) pleure de joie. Je trouve que c'est l'un des plus beaux moments du film >>
        
    Calendrier
    JACOPONE DE TODI (08/04/14)
    L'Eglise met parfois en lumière des gens à la personnalité et au parcours tout à fait étonnants. C'est le cas de Jacopone de Todi, à qui est attribué le célèbre texte du Stabat Mater.
    Voici ce que le Père Damien Vorreux nous dit à son sujet (source : Sainte Claire d'Assise, documents) :
    Tertiaire puis frère mineur, Jacopone de Todi (1236-1306 env.) est l'un de ces prophètes inquiets pour temps troublés, personnage mêlant la poésie, la mystique et l'exaltation.
    Très engagé dans le conflit des Spirituels, il se déchaîna contre le Pape Boniface VIII, fut excommunié, emprisonné, puis se retira chez les clarisses de San Lorenzo, près de Todi, où il fut enterré (avant d'être définitivement inhumé à San Fortunato de Todi).
    Il est inscrit comme bienheureux au calendrier de l'Ordre.
    Plus de renseignements ici
     >>
         
    Vie des Saints
    JESUS DIT A SAINT FRANCOIS D'ASSISE CE QU'IL FAUT FAIRE AU MILIEU DES INFIRMITES ET DES TRIBULATIONS (31/03/14)

    Voici un extrait d'un article sur Saint François d'Assise qui est paru dans la revue "Famille Chrétienne" en octobre 2013 :
    Nous sommes au début de 1225 et François est très affaibli. Il porte les stigmates de la Passion, il souffre en permanence, marche avec peine, est constamment fiévreux. Des maux d'yeux le rendent presque aveugle. Il va chercher un peu de repos chez les clarisses de Saint-Damien. Sainte Claire lui aménage une cellule protégée de la lumière, mais les mulots et les souris l'empêchent de dormir. Dans sa prière, François implore le Seigneur de lui donner la patience et la paix. Alors qu'il est dans la nuit des sens et de la foi, il entend le Seigneur lui dire : "Réjouis-toi et sois dans l'allégresse au milieu de tes infirmités et tribulations : dès maintenant vis en paix comme si tu partageais mon Royaume". Dans cette déréliction, saint François se ressaisit et devient allègre. Il dicte alors à un Frère les paroles de ce poème merveilleux, cette "Laude du Seigneur" (ndlr : il s'agit ici du célèbre "Cantique des créatures" ou "Cantique du soleil").
         
    Vie des Saints
    SAINT IGNACE DE LOYOLA AURAIT ETE TERTIAIRE FRANCISCAIN (29/03/14)

    Le Pape François est un Jésuite. Le fait qu'il ait choisi le nom de François a surpris certaines personnes. Pourtant, il semblerait qu'il existe bien un lien entre les Jésuites et les Franciscains. Voici un extrait d'une interview que l'historien Pierre Moracchini a accordée à "Famille Chrétienne" en octobre 2013 :
    Selon d'anciennes traditions, saint Ignace de Loyola aurait été tertiaire franciscain. Et, en 1540, lorsqu'il fut élu supérieur général par ses pairs de la Compagnie naissante, il se retira trois jours avec un confesseur... franciscain de Rome, San Pietro in Montorio. Il confia même à ce franciscain la décision d'agréer lui-même - ou non - le vote selon son discernement, et de remettre sa réponse aux électeurs du Conseil. 

        
     

    Sacerdoce
    SAINT FRANCOIS D'ASSISE NOUS DIT COMMENT NOUS DEVONS AIMER LES PRÊTRES (28/03/14)
    A Medjugorje, la Sainte Vierge nous demande d'aimer les prêtres, d'avoir confiance en leurs mains bénies, de ne pas les juger et de prier pour eux. Pour stimuler notre amour pour les prêtres, voici un extrait du Testament de Saint François d'Assise :
    Le Seigneur me donna une telle foi dans les prêtres qui vivent selon la forme de la sainte Eglise romaine que même s'ils me persécutaient, je voudrais recourir à eux. Et je ne veux pas considérer en eux le péché, car je discerne en eux le Fils de Dieu et ils sont mes seigneurs. Et je fais cela parce que dans le siècle, je ne vois rien corporellement du très haut Fils de Dieu, sinon son très saint corps et son très saint sang que les prêtres seuls administrent aux autres.
        
    Miracle
    LA FORCE DE LA BENEDICTION DE SAINTE CLAIRE (28/02/14)
    Voici un extrait des récits et chroniques de Sainte Claire (tiré du livre du Père Damien Vorreux : "Sainte Claire d'Assise, documents") :
    Une fois entre autres, le Saint Père se rendit au monastère où elle était pour l'entendre parler des choses célestes et divines; et comme ils étaient ainsi ensemble en divins entretiens, sainte Claire, pendant ce temps, fit préparer les tables et y poser le pain, pour que le Saint Père le bénît. Puis, l'entretien spirituel terminé, sainte Claire s'agenouille avec un grand respect et le prie qu'il lui plaise de bénir le pain placé à table.
    Le Saint Père répond : "Soeur Claire très fidèle, je veux que ce soit toi qui bénisses ces pains et que sur eux tu fasses le signe de la croix du Christ auquel tu t'es toute donnée". Et sainte Claire dit : "Très Saint Père, pardonnez-moi, car je mériterais de trop grands reproches si, en présence du vicaire du Christ, moi qui ne suis qu'une vile petite femme, j'avais la présomption de donner une telle bénédiction".

    Et le Pape répond : "Pour que cela ne soit pas imputé à la présomption mais au mérite de la sainte obéissance, je t'ordonne, par la sainte obéissance, de faire sur ces pains le signe de la croix et de les bénir au nom de Dieu".
    Alors sainte Claire, en vraie fille de l'obéissance, bénit très pieusement ces pains avec le signe de la croix.
    Chose admirable ! Aussitôt apparut sur tous ces pains le signe de la croix parfaitement gravé. Et alors une partie de ces pains fut mangée et l'autre conservée à cause du miracle. Et le saint Père, qui avait vu le miracle, prit de ce pain et partit rendant grâce à Dieu et laissant sainte Claire avec sa bénédiction.
    PS : lire aussi l'article sur les paroles de la Vierge de Medjugorje concernant la bénédiction des prêtres (dans les messages du 2 de Mirjana) >>

         
    Miracle

    SAINTE CLAIRE D'ASSISE ET L'HISTOIRE DES TRUITES ET DES FOUACES (23/01/14)
    Ce passage de la vie de Sainte Claire d'Assise a été racontée par sœur Balbina et il est tiré du livre du Père Damien Vorreux : "Sainte Claire d'Assise, documents" :
    La bienheureuse Claire, miroir de vertu et d'humilité, servait et soignait personnellement une des sœurs de service du monastère qui était gravement malade; si gravement malade même, qu'elle avait complètement perdu l'appétit.
    La bienheureuse Claire lui dit : "Ma sœur, est-ce qu'il y a quelque chose que tu pourrais manger ou dont tu aurais envie ?"
    La sœur, un peu agacée comme quelqu'un qui a la nausée rien qu'à imaginer un plat, répondit : "Je voudrais bien des truites de Topino et des fouaces de Nocera !" Elle croyait bien qu'il serait impossible de s'en procurer, car Nocera est à plus de seize milles d'Assise.
    La bienheureuse Claire, à ces mots, eut grande pitié de sa malade; elle se mit à genoux et pria le Seigneur de l'exaucer.
    Miracle ! A peine avait-elle terminé sa prière, voilà que se présente - à cette heure tardive et par une pluie battante ! - un jeune homme très beau au visage très aimable.
    Il portait une toile ou grande serviette aux coins noués deux par deux. Il se tenait à la porte, après avoir frappé avec insistance.
    La bienheureuse Claire, entendant frappé et croyant que c'était l'un des frères quêteurs, envoya une sœur de service ouvrir la porte. La sœur reçu la serviette toute nouée des mains du jeune homme qui lui dit de la porter à Claire, de conserver le cadeau contenu à l'intérieur, et de lui rapporter la toile.
    La bienheureuse Claire dénoua elle-même les coins et découvrit, miracle de la bonté agissante du Seigneur, les truites et les fouaces, c'est à dire les gâteaux de froment, que la malade avait souhaitées et que Claire avait demandées au Seigneur.
        
    A l'école de Marie
    SAINTE AGNES DE PRAGUE NOUS AIDE A MIEUX COMPRENDRE CE QUE SIGNIFIE "BRÛLER D'AMOUR" (22/12/13)
    Le 20 novembre 1986, la Vierge de Medjugorje a donné le message suivant (extrait) : Vous savez que je vous aime, que je brûle d'amour pour vous. C'est pourquoi, chers enfants, décidez-vous à aimer, brûlez d'amour. Apprenez à connaître de jour en jour l'amour de Dieu. Chers enfants, décidez-vous pour l'amour. Que l'amour prédomine en chacun d'entre vous, non pas un amour humain, mais un amour divin.
    Comme c'est bien souvent le cas, la spiritualité franciscaine nous aide à mieux comprendre ce message, et notamment ces mots : "Brûlez d'amour".
    Dans une lettre qu'elle a adressée à Sainte Claire d'Assise, Sainte Agnès de Prague (qui était une sœur Clarisse) dit qu'elle souffre énormément. Elle écrit entre autre ceci : "Je suis accablée", "Je souffre au-delà de toute expression", "Je n'ai presque plus la force de parler", "Mon âme brûle intérieurement et se consume dans des flammes et des tortures infinies", "J'en perd l'esprit", "Je dépéris entièrement", "Je me sens défaillir dans un tel supplice"...
    D'après vous, quelle était la cause de la souffrance d'Agnès ? Elle avait eu une vision du Purgatoire et de l'Enfer ? Non. Elle avait vu Jésus en Croix ? Non. Elle recevait des attaques venant de certains prêtres ? Non. Elle souffrait de fortes migraines ? Non.
    En fait, Sainte Agnès se trouvait loin de Sainte Claire et elle ne pouvait pas lui rendre visite. Là était la cause de sa souffrance.
    Cela nous en dit long sur la signification de ces mots : "Brûlez d'amour", vous ne trouvez pas ?
    Cela nous montre d'une manière extrêmement forte qu'aimer, ce n'est pas simplement "aimer bien" ou simplement "tolérer" l'autre. Non. Aimer, c'est vraiment être embrasé du feu de l'Esprit Saint.
    Mère Térésa disait souvent à ses sœurs : "Aimez jusqu'à ce que cela fasse mal".
    Chers amis, puissions-nous être chaque jour, avec l'aide de Dieu, les témoins de cet amour-là !

        

    Document
    LE PAPE ALEXANDRE IV NOUS PARLE DE LA BONNE ODEUR DE SAINTE CLAIRE (19/12/13)
    Voici un petit extrait de la bulle de canonisation de Sainte Claire d'Assise (qui a été écrite en 1255 par le Pape Alexandre IV) :
    Une lampe aussi brillante ne pouvait rester cachée sans rayonner sa lumière dans toute la maison du Seigneur. Un vase si empli d'aromates ne pouvait rester enfoui sans diffuser son parfum dans toute la demeure du Seigneur. Plus elle brisait l'albâtre de son corps dans l'étroit réduit de sa solitude, plus se répandait dans l'Eglise entière le parfum de sa sainteté.
        
    Fioretti
    L'IMPORTANCE DE SAINT FRANCOIS ET DE SAINTE CLAIRE DANS LE PLAN DE DIEU (16/12/13)
    Voici un extrait tout à fait étonnant du livre des Fioretti. Cet extrait est cité par le Père Damien Vorreux dans son livre : "Sainte Claire d'Assise, documents". Il y est question d'un chevalier qui, à la mort de Saint François, a demandé à une femme possédée ce qu'il y avait de vrai dans la sainteté de Saint François. L'esprit du mal a alors répondu ceci par la bouche de la femme :
    Que je le veuille ou non, je t'en dirai ce qui est vrai.
    Dieu le Père était tellement indigné contre les péchés du monde, qu'il paraissait vouloir sous peu prononcer contre les hommes et contre les femmes la sentence définitive de les exterminer du monde s'ils ne se corrigeaient pas. Mais le Christ, son Fils, priant pour les pécheurs, promit de renouveler sa vie et sa Passion, en un homme, c'est à dire en François, petit pauvre et mendiant, par la vie et la doctrine de qui il ramènerait beaucoup de gens du monde entier dans la voie de la vérité et de la pénitence. Et maintenant, pour montrer au monde que cela il l'avait fait en Saint François, il a voulu que les stigmates de sa Passion, qu'il avait imprimés sur son corps pendant sa vie, fussent à présent vus et touchés, à sa mort, par beaucoup de gens. De même la Mère du Christ promit de renouveler sa pureté virginale et son humilité en une femme, c'est à dire en sœur Claire, de telle sorte que, par son exemple, elle arracherait beaucoup de milliers de femmes de nos mains. Et ainsi Dieu le Père, apaisé par ces promesses, retarda sa sentence définitive.

        
     
    Vivre Medjugorje
    SAINT FRANCOIS D'ASSISE ET LE PASSAGE DE L'EVANGILE QUE LA VIERGE DE MEDJUGORJE NOUS DEMANDE DE LIRE CHAQUE JEUDI (08/12/13)

    A Medjugorje, la Vierge Marie a donné le message suivant à plusieurs voyants dont Jelena Vasilj :
    Chaque jeudi relisez et mettez en pratique le passage de l'Evangile : Matthieu 6, 24 et suivants. Un homme ne peut être le serviteur de deux maîtres. Ne soyez pas dans l'inquiétude : regardez les oiseaux du ciel, cherchez d'abord le Royaume de Dieu (non daté).
    Il faut savoir que la Vierge ne fait jamais rien au hasard.
    Si elle nous demande de lire ce texte chaque semaine, alors c'est qu'il est particulièrement cher à son cœur et que, par conséquent, il est important pour Dieu et doit l'être également pour nous.
    A ce sujet, il est intéressant de savoir que ce passage a eu une importance vraiment capitale dans la vie de Saint François d'Assise. En effet, Saint François l'a porté très haut et l'a fait résonner dans toute l'Eglise, et ce d'une manière vraiment particulière.
    Dans le superbe film de Franco Zeffirelli "François et le chemin du soleil" (1972), la dernière scène est tout à fait bouleversante.
    On voit Saint François, accompagné de quelques frères, devant le Pape Innocent III, au Vatican. Le premier veut demander un conseil au second pour bien conduire son Ordre des Frères Mineurs.
    A un moment donné, choqué par toutes les richesses matérielles de l'Eglise, Saint François proclame haut et fort ce texte de l'Evangile : Vous ne pouvez servir deux maîtres, regardez les lys des champs, ne vous inquiétez pas du lendemain...
    C'est alors que des proches du Pape crient au blasphème et chassent Saint François et ses frères.
    Mais le Pape demande qu'on les fasse revenir et, là, il s'agenouille devant Saint François et lui embrasse les pieds. Moment d'une beauté et d'une profondeur indiscibles ! Le pauvre crie... et le puissant entend !
    Grâce à ces deux grands hommes, l'humanité atteint alors un sommet.
    Mes chers amis, puisse cet épisode absolument extraordinaire de la vie de Saint François nous rappeler à quel point le passage de l'Evangile que la Mère de Dieu nous demande de lire chaque jeudi est important.
    Oui, puissions-nous nous souvenir, en repensant à Innocent III et à Saint François, que ce texte est à l'origine de l'un des plus beaux épisodes de la longue histoire d'amour entre l'Eglise et la Vérité !  

          
    N'ayez pas peur
    LA FORCE DES PRIERES DE SAINTE CLAIRE D'ASSISE CONTRE LE MAL (07/12/13)

    Voici un extrait du témoignage qu'a donné sœur Balvina de Messire Martin de Corozano lors du procès de canonisation de Sainte Claire (le "elle" fait référence à sœur Balvina) :
    Elle ajouta avoir entendu une dame dire que le Seigneur l'avait délivrée de cinq démons par les mérites de la sainte. On lui demanda d'où était cette dame. Elle répondit : de Pise, ainsi qu'elle l'avait dit elle-même lorsqu'elle était venue au monastère pour remercier Dieu et la sainte. Quand cela s'était-il passé ? Elle dit : il y a quatre ans environ, et cette dame affirmait que les démons avaient dit : "Les prières de cette sainte nous brûlent !"
        
    Vivre le jeûne
    PEUT-ON FAIRE DES NEUVAINES DE JEÛNE QUAND ON EXERCE UN METIER QUI EST DIFFICILE PHYSIQUEMENT ? (06/12/13)

    Beaucoup de gens pensent que les neuvaines de jeûne sont réservées à ceux qui font des métiers qui ne sont pas très difficiles au niveau physique.
    C'est là une erreur. En effet, pendant une neuvaine de jeûne, les forces physiques que l'on n'obtient pas grâce à la nourriture sont compensées par les forces spirituelles que Dieu nous donne dans la prière, selon nos besoins. Celui qui jeûne ne voit donc pas vraiment de différence entre les jours où il mange et ceux où il ne mange pas.
    Bien évidemment, il peut y avoir des neuvaines qui sont plus difficiles que d'autres (surtout au début). Cela demande un certain "entraînement" avant de se sentir parfaitement à l'aise avec ce genre d'exercice.
    Mais à terme, je suis certain que chacun est amené à faire l'expérience que le jeûne n'affaiblit pas l'être humain mais, bien au contraire, le rend plus fort (et ce quel que soit son métier).
    Cette idée que les forces spirituelles "suppléent" aux forces physiques, quand on jeûne, se sent d'une manière toute particulière dans la vie de Sainte Claire d'Assise.
    En effet, voici deux extraits de témoignages qui ont été donnés lors du procès de canonisation de Sainte Claire :
    Sœur Philippa (3ème témoin) : "Elle affligeait aussi son corps en ne mangeant rien durant trois jours de la semaine, à savoir les lundis, mercredis et vendredis; et les autres jours elle jeûnait au pain et à l'eau. Malgré tout, elle demeurait toujours joyeuse dans le Seigneur, elle ne paraissait jamais troublée, sa vie était toute angélique".
    Sœur Aimée de Messire Martin de Corozano (4ème témoin) : "Une douceur merveilleuse émanait d'elle lorsqu'elle parlait : on avait l'impression qu'elle vivait déjà au ciel. Elle mangeait si peu qu'elle semblait nourrie par les anges".
    Et dans le livre "Sainte Claire d'Assise, documents" (du Père Damien Vorreux), on trouve beaucoup d'autres témoignages qui vont tout à fait dans le même sens !
        
    Vivre Medjugorje
    SAINTE CLAIRE D'ASSISE : L'HEROÏNE DE MEDJUGORJE ! (03/12/13)
    Dans son livre intitulé "La prière à Medjugorje" (aux éditions François-Xavier de Guibert), Cyrille Auboyneau dit que Saint François d'Assise est le héros de Medjugorje.
        
    Il est vrai qu'il y a de très nombreux points de rapprochement entre la spiritualité de Saint François et les messages que la Sainte Vierge nous donne à Medjugorje : l'idée qu'il ne faut pas se laisser modeler par le monde moderne mais qu'il faut revenir à Dieu, l'importance de la prière et de la nature, la place de la joie dans la vie quotidienne...
        
    Mais il y a également un autre point que j'aimerais souligner ici, et qui est particulièrement présent dans la vie de Sainte Claire d'Assise : l'idée que l'homme doit travailler sur lui-même pour se départir de ses défauts et accueillir de plus en plus la présence de Jésus.
          
    Cela fait écho à de très nombreux messages que la Mère de Dieu nous a donnés à Medjugorje, et notamment celui-ci : "Je veux vous dire de commencer à travailler sur vos cœurs, comme vous travaillez dans les champs. Travaillez et transformez vos cœurs pour qu'ils soient habités par un esprit nouveau qui vient de Dieu".
        
    A ce sujet, il faut savoir que Sainte Claire jeûnait énormément. Les lundis, mercredis et vendredis, elle ne mangeait rien et ne buvait rien. Les autres jours de la semaine, elle ne prenait que du pain et de l'eau. Autrement dit, le jeûne que la Vierge nous demande à Medjugorje était son quotidien.
    A tel point que Saint François lui-même a dû lui demander de modérer ses efforts, ce qu'elle a fait par obéissance.
        
    Lors du procès de canonisation de Claire, le premier témoin (qui a été sœur Pacifica di Guelfuccio d'Assise) a même dit que "ses privations de nourriture étaient si rigoureuses que les sœurs se demandaient comment son corps pouvait continuer à vivre" (source : "Sainte Claire d'Assise, documents", du Père Damien Vorreux).
        
    En ces temps où beaucoup de nos contemporains s'acharnent au travail pour s'enrichir matériellement, puisse l'exemple de Sainte Claire rappeler à chacun d'entre nous que nous devons également travailler sur nous-mêmes pour nous enrichir spirituellement !
        
    Vivre Medjugorje
    PEUT-ÊTRE LE SENS DES 5 "NOTRE PERE" DONT LA VIERGE A PARLE A MEDJUGORJE... (01/12/13)
    Le 24 janvier 1984, la Vierge de Medjugorje a donné le message suivant à la voyante du cœur Jelena : Récitez chaque matin "l'Angelus", cinq "Pater", "Ave" et "Gloire au Père" en l'honneur de la Sainte Passion et un sixième pour notre Saint Père, le Pape. Ensuite dites le "Credo" et la prière au Saint Esprit. Et, si c'est possible, il serait bon de prier un chapelet.
    Cette prière, nous la disons avec confiance, et ce parce que la Vierge nous l'a demandée (du moins, si nous faisons partie des gens qui cherchent à "coller" le plus possible à la spiritualité de Medjugorje).
    Toutefois, il peut être bon de chercher à en approfondir le sens, et notamment le sens de ces 5 "Notre Père" en l'honneur de la Sainte Passion.
    A ce sujet, il est intéressant de savoir que Sainte Claire d'Assise récitait souvent une prière aux 5 plaies de Jésus. Cette prière était très importante pour elle. La veille de sa mort, elle a même demandé à l'une de ses sœurs de la lui redire (source : "Sainte Claire d'Assise, documents", du Père Damien Vorreux).
    Cette prière était composée de 5 oraisons à chacune des 5 plaies (main droite, main gauche, pied droit, pied gauche, côté) et elles se terminaient toutes par un "Notre Père" et un "Je vous salue Marie".
    Est-ce aux 5 plaies de Jésus que font référence les 5 "Notre Père" demandés par la Vierge de Medjugorje ? Je ne le sais pas, mais je trouve que le rapprochement est assez intéressant...
        
     
    Prophétie
    SAINT FRANCOIS D'ASSISE A FAIT UNE PROPHETIE EN FRANCAIS !! (19/11/13)
    A une époque où Sainte Claire ne l'avait pas encore rejoint, Saint François d'Assise a prophétisé la venue de religieuses à Saint-Damien. Voici un extrait du paragraphe 4 du Testament de Sainte Claire :
    (...) Au temps ou le saint n'avait pas encore avec lui ni frère ni compagnon, presque aussitôt après sa conversion, au temps où il reconstruisait l'église de Saint-Damien, visité là par le Seigneur et rempli de ses consolations, qui le décidèrent à quitter définitivement le monde, c'est alors que, dans la joie de l'Esprit Saint et avec le secours de ses lumières, il fit sur nous (ndlr : c'est à dire sur les soeurs Clarisses) cette prophétie dont le Seigneur a réalisé ensuite l'accomplissement : du haut du mur de l'église il s'adressait en français à quelques pauvres qui stationnaient là et il leur criait : "Venez, aidez-moi à travailler pour le monastère de Saint-Damien parce qu'il viendra ici des religieuses dont la vie sainte et la renommée stimuleront les hommes à glorifier notre Père des cieux dans toute sa sainte Eglise !"
        
    Vivre le jeûne
    LA PLACE DU JEÛNE ALIMENTAIRE DANS LA REGLE DE SAINTE CLAIRE D'ASSISE (05/11/13)
    Au chapitre 3 de la règle de Sainte Claire, on trouve 4 points concernant le jeûne alimentaire. Les voici :
    7-Les soeurs jeûneront en tout temps.
    8-A Noël pourtant, elles pourront prendre deux repas, quel que soit le jour de la semaine.
    9-Les toutes jeunes soeurs, celles qui sont faibles et celles qui servent hors du monastère pourront, au jugement de l'abbesse, être dispensées du jeûne.
    10-En cas de nécessité manifeste, les soeurs ne seront pas tenues au jeûne corporel.
    Note : pour le point 8, on sent très nettement l'influence de Saint François d'Assise. En effet, voici ce que raconte le Père Jean Pihan dans son livre "François d'Assise" :
    François avait toujours aimé la fête de Noël. Une année qu'elle tombait un vendredi, le frère Maurice - un des douze premiers - crut pouvoir proposer pieusement que l'on s'abstînt de viande : "Ah ! Non, s'écria François. Lorsque c'est Noël il n'y a pas de vendredi. Si les murs pouvaient manger de la viande, ce jour-là, je leur en donnerais; mais puisqu'ils ne le peuvent pas, je les frotterai avec de la viande ! Et si j'étais empereur, je ferais répandre du grain partout pour les oiseaux, et notamment pour nos sœurs les hirondelles. Et les riches devraient tous recevoir des pauvres à leur table".
        
    Miracle
    UNE GUERISON DE TUMEURS DANS LA GORGE OBTENUE PAR L'INTERCESSION DE SAINTE CLAIRE D'ASSISE (04/11/13)
    Voici une guérison tout à fait étonnante qui est rapportée par Thomas de Celano dans "Les miracles de Sainte Claire" :
    Une petite fille de Pérouse souffrait cruellement et depuis longtemps de ce genre de tumeur de la gorge qu'on appelle scrofule. On comptait jusqu'à 20 petites glandes dans sa gorge qui était enflée au point de dépasser en diamètre la largeur de sa tête. A différentes reprises, sa mère la conduisit au tombeau de sainte Claire dont elle implorait avec ferveur les bienfaits. Or la petite étant restée toute une nuit étendue devant le tombeau, elle se mit à transpirer abondamment, les écrouelles commencèrent à s'amollir puis à disparaître progressivement. Avec le temps, grâce aux mérites de sainte Claire, elles finirent par disparaître si complètement qu'on en voyait même plus la trace.
          
    N'ayez pas peur
    SAINTE CLAIRE D'ASSISE LIBERE UNE PERSONNE TOUMENTEE PAR UN DEMON DES PLUS PERVERS (02/11/13)
    Voici un extrait tout à fait étonnant des "Miracles de Sainte Claire" (de Thomas de Celano) :
    Alexandrine, une femme originaire de la France, du diocèse de Pérouse, était tourmentée par un démon des plus pervers. Cet esprit méchant l'avait tellement réduite en sa puissance, qu'il arrivait à la faire voler comme un oiseau au-dessus d'une haute montagne dominant le lit du fleuve, puis elle redescendait sur une toute petite branche d'un arbre planté au bord du Tibre et elle s'y balançait comme sur une escarpolette.
    En punition de ses péchés, la malheureuse avait tout le côté gauche paralysé et la main toute contractée. Elle avait bien essayé des remèdes, mais aucun n'avait produit d'effet.
    Elle s'en vint donc au tombeau de Sainte Claire, le coeur contrit, elle invoqua les mérites de la sainte, et ce seul remède s'avéra efficace contre sa triple infirmité. En effet, sa main contractée reprit sa position naturelle, son hémiplégie fut guérie, et le démon fut mis en fuite.
        
    Médias
    POURQUOI SAINTE CLAIRE D'ASSISE EST-ELLE LA PATRONNE DE LA TELEVISION (01/11/13)
    Voici un extrait de la vie de Sainte Claire racontée par Thomas de Celano. Cet extrait va nous aider à mieux comprendre pourquoi Sainte Claire est aujourd'hui la patronne de la télévision :
    De même que, malgré sa maladie, sa pensée était constamment occupée par le Christ, de même aussi le Christ la visitait-il au milieu de ses souffrances.
    Le jour de Noël, à cette heure où naquit l'Enfant-Dieu, à l'heure où l'univers entier participe à l'allégresse des anges, toutes les religieuses s'étaient rendues au choeur pour Matines, abandonnant à son sort leur mère accablée d'infirmités.
    Or, celle-ci se mit à songer à l'Enfant-Jésus, s'affligeant extrêmement de ne pouvoir prendre part à ses louanges. Et elle soupira : "Seigneur mon Dieu, me voilà laissée toute seule ici pour toi !"
    Aussitôt le mélodieux concert qui résonnait en l'église Saint-François parvint jusqu'à ses oreilles. Elle entendit la joyeuse psalmodie des frères, l'harmonie des chants; elle percevait même le son des orgues.
    L'église n'est pourtant pas assez proche pour qu'il soit humainement possible d'entendre quoi que ce soit; il faut donc que Dieu lui-même ait miraculeusement amplifié les échos de la cérémonie ou développé la puissance auditive de la sainte.
    Et ce qui surpasse encore le miracle de l'audition, c'est celui de la vue : elle mérita de voir la crèche du Seigneur.
    Le lendemain matin, ses filles vinrent la voir et sainte Claire leur dit : "Béni soit le Seigneur Jésus-Christ qui ne m'a pas abandonnée alors que vous étiez toutes parties. Par sa grâce en effet j'ai pu assister à toute la cérémonie qui s'est déroulée dans l'église Saint-François !"
          

    Deus Caritas est

    L'AMOUR DE SAINTE CLAIRE D'ASSISE POUR SES SOEURS (30/10/13)
    En ces temps où l'on considère qu'il ne faut pas trop "courir après les autres" par peur d'en faire des "assistés", il est bon de lire cet extrait de la vie de Sainte Claire racontée par Thomas de Celano :
    La sainte abbesse ne bornait pas son affection à l'âme de ses filles : elle s'appliquait aussi avec une merveilleuse charité à soigner leurs corps. Durant les nuits d'hiver, il lui arrivait souvent de faire le tour du dortoir pour recouvrir celles qui s'étaient découvertes en dormant. Celles qui, malades, étaient trop faibles pour observer toutes les austérités de la règle, elle leur ordonnait de se contenter d'un régime plus modéré. Si l'une ou l'autre était victime d'une tentation ou en proie à quelque chagrin, elle l'appelait en particulier et prenait part à sa peine en pleurant avec elle et en la consolant. Elle se mettait parfois aux genoux de celles qu'elle voyait envahies par la douleur et leur prodiguait ses caresses maternelles pour alléger leurs chagrins.
    De tout cela, ses filles lui savaient gré. Elles lui témoignaient en retour beaucoup de tendresse. Elles l'aimaient comme une mère, la vénéraient comme supérieure, suivaient ses traces car elle était leur maîtresse de perfection, et elles admiraient en elle tous les trésors de sainteté dont Dieu l'avait comblée.
        

    Vivre la Bible
    L'IMPORTANCE DE LA PAROLE DE DIEU POUR SAINTE CLAIRE D'ASSISE (29/10/13)

    Voici un extrait de la vie de Sainte Claire racontée par Thomas de Celano :
    Le Pape Grégoire IX prit un jour une mesure interdisant à tout frère mineur l'accès des monastères de clarisses sans sa permission expresse. Claire, considérant que ses filles ne recevraient plus que très rarement désormais la parole de Dieu qui était le pain de leur âme, s'écria en gémissant : "Eh bien ! Qu'il les enlève donc tous, puisqu'il nous prive de ceux qui nous procurent la nourriture de Vie !" Et aussitôt elle renvoya au Ministre tous les frères, refusant de garder les quêteurs qui apportaient le pain du corps, puisqu'elle ne pouvait plus garder ceux qui l'approvisionnaient en nourriture pour l'âme. A cette nouvelle, le Pape revint sur sa défense, et remit toute l'affaire entre les mains du Ministre général.
        
    Dame Pauvreté
    SAINTE CLAIRE D'ASSISE PARLE DE LA PAUVRETE AVEC LES PAPES INNOCENT III ET GREGOIRE IX (28/10/13)
    Voici un extrait de la vie de Sainte Claire racontée par Thomas de Celano :
    Ne voulant pour son Ordre d'autre revenu que la pauvreté, elle sollicita du Pape Innocent III le privilège de vivre en pauvreté. Le grand Pontife félicita d'abord la vierge pour ses aspirations si généreuses, mais lui fit remarquer que c'était là une idée extraordinaire : pareil "privilège" n'avait jamais été sollicité au Siège Apostolique. A cette demande sans précédent il répondit, tout en riant bien fort, par une faveur sans précédent : de sa propre main il rédigea la minute du privilège sollicité.
    Le Pape Grégoire IX, pontife vénérable par ses mérites et vraiment digne de la chaire qu'il occupait, aimait la sainte comme un père son enfant. Il voulut un jour, à cause des malheurs et de l'insécurité des temps, la persuader d'accepter quelques propriétés, qu'il proposait d'ailleurs de lui procurer lui-même. Elle résista avec énergie et refusa catégoriquement. Le Pape lui dit : "Si c'est votre voeu de pauvreté qui constitue le seul obstacle, j'ai le pouvoir de vous en tenir quitte". "Très saint Père, lui répondit-elle, jamais je ne désirerai qu'on me tienne quitte du bonheur de suivre le Christ !"
        
    Vivre le jeûne
    LE JEÛNE ALIMENTAIRE SELON SAINTE CLAIRE D'ASSISE (27/10/13)
    Voici un extrait du témoignage qu'a donné soeur Philippa lors du procès de canonisation de Sainte Claire (source : "Sainte Claire d'Assise, documents", du Père Damien Vorreux, OFM) :
    5-Elle affligeait aussi son corps en ne mangeant rien durant trois jours de la semaine, à savoir les lundis, mercredis et vendredis; et les autres jours elle jeûnait au pain et à l'eau.
    6-Malgré tout, elle demeurait toujours joyeuse dans le Seigneur, elle ne paraissait jamais troublée, et sa vie était toute angélique. Et le Seigneur lui avait donné une grâce particulière : quand les soeurs étaient malades, la bienheureuse Mère les guérissait en traçant sur elles, de la main, le signe de la croix (...).
    8-On demanda au témoin d'où elle savait tout cela. Elle répondit qu'elle connaissait madame Claire depuis l'enfance, et qu'ayant été sa troisième soeur en religion, elle demeura continuellement avec elle, et qu'elle avait vu ce qu'elle affirmait.
        

    Vocation
    NI PRÊTRE NI MOINE, FRANCOIS D'ASSISE EST DEVENU UN "PENITENT" (09/10/13)
    A partir du moment où il s'est affranchi de l'autorité de son père pour aller vivre pauvrement, Saint François d'Assise est devenu aux yeux de l'Eglise ce que l'on appelle un "pénitent". A ce sujet, voici un extrait d'un article très intéressant qui est paru dans "Pèlerin magazine" le 3 octobre 2013 :
    Voilà donc François devenu pénitent. C'est à dire ni prêtre ni moine, mais désormais retiré du monde. Cet état intermédiaire, entre clerc et laïc, connaît alors un certain succès dans la région.
    Vêtu d'un habit d'ermite, bientôt remplacé par une simple tunique ceinte d'une corde, François partage son temps entre la prédication, le travail manuel, avec la restauration de chapelles en ruine, et la mendicité.
    Il passe ainsi de longues heures à prier devant les crucifix peints sur bois typiques des églises d'Ombrie.
    Ses contemporains le perçoivent comme un solitaire illuminé.
    Il faut attendre 1209 pour qu'un premier groupe se forme, avec la venue de deux compagnons : Bernard de Quintavalle et Pierre de Catane. D'autres suivent : Gilles, Philippe, Ange, Sylvestre, Léon, Rufin...
    Cette communauté, bientôt baptisée "fraternité des pénitents d'Assise", avec François à sa tête, vit dans des cabanes en pierres du Rivo Torto, une zone marécageuse située en contrebas des murailles de la ville.

        
    Dame Pauvreté
    L'AMOUR DE SAINT FRANCOIS D'ASSISE POUR LA PAUVRETE
    (21/08/13)

    Il y a un passage de la vie de Saint François d'Assise qui est particulièrement bouleversant. Ce passage nous montre à quel point Saint François aimait vraiment la pauvreté et à quel point il voulait graver cet amour dans le coeur de ses frères.
    Voici un extrait de "Saint François d'Assise", par le Père Jean Pihan :
    Un jour de fête, il s'aperçoit que les frères du couvent de Greccio ont mis une nappe à la table, et qu'ils ont des verres au lieu des gobelets. Il sort, se coiffe d'un vieux chapeau, se couvre d'une cape, et rentre pendant le repas, faisant semblant d'être un mendiant qui demande l'aumône.
    On le reconnaît, mais on n'ose rien dire. Le prétendu mendiant s'asseoit par terre, près du feu, et mange dans une écuelle la soupe qu'on lui a apportée. Pas un frère n'a le courage d'avaler une bouchée.
    Et François parle tout seul : "Maintenant, au moins, je suis assis comme un vrai Frère Mineur ! Mais tout à l'heure, quand je suis entré et que j'ai vu cette belle table, je ne pouvais pas croire que j'étais chez les pauvres frères qui vont de porte en porte mendier le pain quotidien !"
    Alors les frères ne peuvent plus se contenir : ils fondent en larmes, tombent à genoux, demandent pardon au maître bien-aimé.
    Ainsi François espérait graver dans le coeur des meilleurs de ses frères le sens de la Pauvreté totale, condition de la Joie parfaite.
        
    Medjugorje
    MEDJUGORJE ET LA VISION DE FRERE PACIFIQUE (13/01/13)
    Quand on lit les fioretti de Saint François d'Assise, on découvre un épisode tout à fait extraordinaire (je vous le raconte ici avec mes propres mots, mais vous pourrez également le lire sur divers sites Internet en tapant "vision de frère Pacifique" dans vos moteurs de recherche) :
        
    Frère Pacifique, qui était un frère mineur, était un contemporain de Saint François d'Assise.
        
    Un jour, alors qu'il priait devant un crucifix situé à l'extérieur d'un sanctuaire où Saint François était entré pour se recueillir, il a eu une vision.
    Dans sa vision, il a vu dans le ciel de nombreux trônes dont l'un, plus élevé que les autres, était serti de pierres précieuses et rayonnait de gloire et d'éclat.
    Admirant sa splendeur, frère Pacifique s'est demandé pour qui ce trône était préparé.
    Soudain, il a entendu une voix lui dire que ce siège était celui de Satan (avant sa chute) et que, désormais, c'est François (c'est à dire Saint François d'Assise) qui l'occuperait.
        
    Un peu après que la vision ait disparu, frère Pacifique a de nouveau entendu une voix dans son coeur. Cette dernière lui a dit alors que si Satan avait perdu son trône, c'était à cause de son orgueil et que si Saint François l'occuperait un jour, c'était en raison de son humilité.
        
    Chers amis, est-ce que vous vous rendez compte ? Saint François d'Assise va occuper le trône qui était celui de Satan avant sa rébellion contre Dieu ! C'est au-delà de ce que l'on peut imaginer ! En effet, si Saint François d'Assise a été aussi puissant en humilité que Satan a été puissant en orgueil, alors c'est que l'humilité de Saint François est quelque chose qui nous dépasse totalement.
        
    Dans le prolongement de cette anecdote, je voudrais dire quelques mots sur Medjugorje.
    Pour moi, le fait que la Vierge Marie ait décidé d'apparaître dans une paroisse franciscaine, à Medjugorje, est un signe très fort que Dieu nous envoie. Cela signifie que quand un événement très important se passe, il faut une humilité qui soit proportionnelle à la grandeur de l'événement. Sinon, on passe complètement à côté.
    Cela veut dire aussi - et c'est sûrement là le plus important - que pour pouvoir accueillir, vivre et transmettre les messages de la Vierge en vérité, il faut avoir soi-même un "coeur de franciscain". Autrement dit, il faut que "l'écrin d'humilité" qui va recevoir les messages de Marie se trouve également à l'intérieur de nous-mêmes.
        
     

    Fioretti
    SAINT FRANCOIS ET LA TOURTERELLE (02/04/11)
    Un jour, Saint François d'Assise partit évangéliser avec frère Rufin. Ce dernier vénérait Saint François, mais n'avait pas encore atteint son degré de sainteté.
    Tout au long du chemin, Saint François disait : "Béni sois-tu, Seigneur, pour la campagne que tu as faite si belle ! Béni sois-tu pour le gazouillis des oiseaux ! Béni sois-tu pour le murmure des torrents !..." Et le frère Rufin, pour imiter son modèle, ajoutait, mais sans conviction : "Oh, oui, loué sois-tu !"
    A la sortie d'un bois, une tourterelle qui se trouvait sur une branche au-dessus des deux frères en mission, laisse tomber ce que vous devinez, juste sur la tête de Saint François. Frère Rufin se dit alors : "On va bien voir si tu continues à louer le Seigneur". Or, juste à ce moment, il entend Saint François : "Béni sois-tu, Seigneur, de ne pas avoir donné des ailes aux vaches !"

  • Ce résumé de la vie de Cassie Bernall a été trouvé sur le site "Breathe.over-blog" (à noter que le livre "Cassie, du satanisme au choix de Dieu" est disponible à Ephèse diffusion).
         

    1)-ELLE MEURT POUR SA FOI
        
    Lycée de Littleton (dans le Colorado, aux USA). Mardi 20 avril 1999, 11 heures 30. Éric et Dylan se précipitent dans la bibliothèque de l’établissement, armes à la main. Cassie se jette sous une table et s'agenouille. Mains jointes, elle prie.

        
    À quelques mètres de là (rescapée du massacre), son amie Crystal entend l’un des tueurs lui demander : "Crois-tu en Dieu ?"
    Bref suspense. Réponse de Cassie d'une voix claire et ferme : "Yes !"
    "Pourquoi ?" Sans attendre la réponse, il lui tire une balle dans la tempe. Elle s'écroule. Elle a 17 ans...
        
    Douze de ses camarades sont fusillés, d'autres gravement blessés.
    Les tueurs ? Des camarades de classe ! En mitraillant, ils hurlent en riant : "Nous avons attendu toute notre vie pour faire ça... "
        
    Ayant retrouvé par miracle son frère Chris survivant, les parents de Cassie vivent des heures d'enfer. Incompréhensiblement, les corps sont laissés seuls sur place toute la nuit. Les investigations ne commenceront que le lendemain. Ce n'est qu'à 3 heures du matin, le jeudi, que la Police signifie aux parents l'atroce nouvelle.
    Jusque là, ils l'espéraient encore cachée dans des toilettes. À cause de ses derniers mots, elle est ovationnée comme "une authentique martyre de la foi" (News Week).
        
    2)-UNE ADOLESCENTE QUI SE TOURNE VERS LE SATANISME
        
    Mais qui est donc Cassie ?

    Née le 6 novembre 1981, c'est une fille joviale, passionnée, raffolant de pêche et de varappe. Mais ses 13-14 ans sont assombris par une terrible crise dont elle ne sortira que par la grâce de Dieu.
       
    En décembre 1995, ses parents horrifiés découvrent dans sa chambre une correspondance avec deux camarades qui exercent sur elle une influence plus que malsaine. Outre le porno, on y lit :"Tue tes parents ! Le meurtre est la réponse à tous tes problèmes... Veux-tu m'aider à tuer tel prof ? Je suis un vampire... Si tu tues l'une d'entre nous, nous t'aurons. Attention, nous te surveillons sans cesse ! Tu es aussi une enfant des ténèbres. J'ai envie de m'auto-flamber ! Tue-moi avec tes parents, puis suicide-toi !"
    Le tout illustré par des têtes de mort, des squelettes, des coutelas, des vampires et autres monstres.

    Elle-même écrit de semblables lettres. Il semble qu'elle ait flirté avec le groupe satanique de ses futurs assassins.
        
    3)-ELLE FAIT UN PACTE AVEC SATAN ET LUI DONNE SON ÂME
        

    Plus tard, elle avouera même avoir fait avec ses amis comme un pacte avec Satan, lui livrant son âme, avoir été saisie dans les griffes d'un vrai pouvoir des ténèbres.
    Un ami dira : "Elle s'est vraiment mise dans un tel esclavage..."
    Elle savoure les chansons de Marilyn Manson, le chanteur préféré de ses futurs meurtriers, dont celle-ci :"Prends ton fusil ! Prends ton revolver !"
        
    Dans une page pathétique de son journal, datée du 2 janvier 1999 (soit trois mois avant son martyre), elle jette un regard sur ce passé si ténébreux : "Je ne savais comment gérer mon mal, alors je me blessais moi-même. Sans doute était-ce ma manière d'exprimer tristesse, colère, dépression. Je m'enfermais dans la salle de bains et tapais ma tête sur les murs. Des pensées suicidaires m'obsédaient pendant des jours. J'avais trop peur pour passer à l'acte, mais je faisais un compromis en me tailladant les poignets avec une lame de rasoir jusqu'à ce que le sang coule. J'en porte encore les cicatrices".
        
    4)-LES PARENTS REAGISSENT
        

    Bien que flairant depuis un certain temps quelque chose de malsain, par exemple : l'incapacité de son amie Monia à soutenir le regard d'un adulte, ses parents sont atterrés.
    Mais ils réagissent au quart de tour. Ils en parlent aux parents de Monia, qui n'y voient pas grand mal, et à la Police judiciaire pour enfants. Le shérif leur avoue que, durant une décade de crimes juvéniles, il n'a jamais vu cela.
        
    Pour arracher leur fille aux griffes du Malin, la sauver de cette emprise mortelle, les parents vont avoir recours aux moyens les plus drastiques. Moyens que bien des parents n'oseraient employer ou même récuseraient. Mais dans le cas présent, ils se sont avérés payants.
    Pour couper tous liens avec ses amis satanistes : fouilles quotidiennes de sa chambre, contrôle de sa correspondance, téléphone sur table d'écoute (ils surprendront des coups de fil donnant des trucs pour se suicider).
        
    Ils ne la laissent jamais seule plus de cinq minutes, surveillent toutes ses allées et venues, déjouant ainsi plusieurs tentatives de fugue. Seules sorties permises : les rencontres entre jeunes chrétiens. Mais surtout, ils lui font changer d'établissement scolaire et la mettent dans une petite école privée du voisinage : la Christian Fellowship School (CFS).
        
    5)-CASSIE DETESTE DIEU ET SES PARENTS DE LA HAINE LA PLUS NOIRE
        

    Cassie réagit avec la violence la plus extrême.
    Boule d'agressivité pendant des semaines, elle hurle sa haine, injurie ses parents, promettant de les tuer et de se suicider.
    Chaque matin en partant à l'école, ce ne sont que cris ou au contraire le mutisme le plus absolu.
      
    Elle-même avouera dans une note retrouvée après sa mort : "Durant toute cette période, je détestais mes parents ainsi que Dieu de la haine le plus noire. Aucun mot ne peut exprimer les ténèbres que je ressentais…"
    Elle continue de se taillader les poignets, d'écrire des poèmes suicidaires.
    Elle est d'autant plus violente qu'elle pense être la bête noire de ses camarades. Repliée dans sa petite coquille, elle refuse toute amitié et reste seule. Désespérément.
       
    6)-LES PARENTS SE TOURNENT VERS DIEU ET DECIDENT D’AGIR PAR AMOUR
        

    Après les premiers jours de réaction dure, ses parents adoptent une autre attitude à son égard.
    Tout en maintenant ces règles draconiennes de protection, ils multiplient attentions et délicatesses. Effectivement, c'est bien par amour qu'ils adoptent les grands moyens, afin de la rendre à elle-même.
      
    Sa mère explique : "Nous tâchions de retenir nos langues, d'éviter les répliques blessantes, même dans les moments d'exaspération."
    Ils l'encouragent dans tout ce qu'elle fait de positif. Bref, ils assument à fond leurs responsabilités de parents, se reprochant de ne l'avoir pas suffisamment fait plus tôt.
         
    Le père va jusqu'à quitter son travail pendant un temps pour s'occuper à plein temps de sa fille, comme si elle avait encore 4-5 ans. Par ailleurs, ils intensifient leur vie de prière, assez tiède jusque-là.
    Durant ses crises de rage, ils prient doucement à ses côtés. Jour et nuit, ils supplient le Seigneur de sauver leur enfant. Ils mendient la protection de Dieu.
      
    La maman atteste : "Je me souviens : un jour, je ne pouvais entrer dans sa chambre, tant l'atmosphère y était oppressante, à couper au couteau. Finalement, j'y pénètre. Je m'assois sur son lit et commence à sangloter. Mais je priais aussi pour que Dieu protège ma petite fille et tous ses amis perturbés. Je sentais que nous étions engagés dans une bataille spirituelle."
        
    7)-LES ANCIENS AMIS DE CASSIE FONT VIVRE UN ENFER A LA FAMILLE
        
    Ses anciens amis font tout pour la récupérer. Ses parents sont menacés de mort. Appels anonymes à toute heure du jour et de la nuit. Voitures passant en hurlant "Assassins !", en jetant des bidons de soda sur la maison. Et ce ne sont pas que des menaces.
        
    En septembre 1997, à Lakewood, un garçon de 14 ans essaie de tuer son père avec un coutelas de boucher. Des inscriptions sataniques sont trouvées dans sa chambre. Plus tard, un lycéen tue son beau-père, puis se suicide. Quelques mois après, une mère est tuée par son fils de 17 ans. Tout cela, dans la même région . Exaspérés, les parents de Cassie finissent par déménager.
        
    8)-L’ACTION DE DIEU : UNE CAMARADE DE CLASSE ET UNE RETRAITE DE JEUNES
        

    Comment le Seigneur va-t-il s'y prendre pour l'arracher à son enfer ? Car tous ces moyens humains - même s'ils se sont avérés nécessaires - ne font que l'exaspérer et la révolter. Comment va-t-il intervenir ? Outre l'amour de ses parents qui va finir par la toucher quelque part, deux événements majeurs vont jouer.
       
    Le premier événement : Jamie, une camarade, avec douceur et délicatesse, saisissant la détresse de Cassie, ose lui parler du Seigneur, sans jamais se laisser décourager par ses attitudes d'indifférence ou d'apparent refus.
    Cassie elle-même en témoignera : "Heureusement, il y avait une fille qui me prit sous ses ailes. Elle était ouverte, ce que je ne retrouvais pas chez d'autres. Elle me fit comprendre discrètement que Dieu avait pu permettre cette épreuve et que plus tard je regretterai le mal que je faisais. J'ai trouvé de la vérité dans ses paroles et commençais à l'écouter ".
        
    Le second événement : le 8 mars 1997. Trois mois après son transfert d'école, surprise : entraînée par sa nouvelle amie, elle demande à participer à… une retraite-jeunes.
    Après beaucoup d'hésitations, suspectant une possible fugue, ses parents prennent les risques de la laisser sortir, guère rassurés par les accoutrements punk et goth des autres participants.
    Pendant tout le week-end, ils prient, redoutant le pire. Lorsqu'ils vont la chercher en fin de week-end…
        
    Sa mère témoigne : "Cassie se précipite vers moi. Elle m'étreint, me regarde les yeux dans les yeux : Mum, j'ai changé ! J'ai changé totalement ! Je sais que tu ne vas pas me croire, mais je te le prouverai !"
    Son père ajoute : "Quand elle nous avait quittés, elle était gloomy, murée dans son silence, tête baissée. Mais ce jour-là, elle était toute excitée de ce qui s'était passé. Comme si dans une chambre obscure on avait allumé la lumière. Et soudain, elle pouvait voir la beauté qui l'entourait…"
        

    9)-LA PUISSANCE DE LA LOUANGE ET LA DECOUVERTE DE DIEU
        

    Que s'était-il passé ? Ils étaient donc quelque 300 ados en plein dans les Rocheuses, près de Denver.

    Après toute une nuit de louange, comme cela se passe habituellement dans les ferventes Églises dites évangéliques libres, le prédicateur exhorte au combat contre les forces du mal.
    Mais ce qui brise d'un coup les murs de défense de Cassie : le chant ! Elle sort pour pleurer, seule.
    Son amie la rejoint et l'entend murmurer au milieu des larmes : " Pardon, Seigneur !"
        
    Pendant ce temps, les autres ados apportent à "l'autel" ce à quoi ils renoncent : drogues, cigarettes, etc.
    Cassie n'a rien à apporter, mais ses larmes font sortir d'elle tout le mal accumulé. Comme en confession, elle avoue à Jamie ses turpitudes.
    À la fin du service, elle va dans la montagne avec trois amis : "Nous sommes simplement restés là plusieurs minutes, plongés dans un silence absolu, comme immergés dans le redoutable et fascinant mystère de Dieu. C'était phénoménal : notre petitesse et la grandeur du ciel… La grandeur de Dieu était quasi tangible !"
        

    Peu à peu, le ciel pâlit à l'Orient et les premières lueurs de l'aurore irisent le ciel derrière les crêtes sombres des fières Rocheuses. Beauté de Dieu !
    Un jour nouveau se lève. Une nouvelle Cassie descend de la montagne.
    Son amie raconte : "Je notai que tout son visage avait changé. Bien qu'encore timide, ses yeux débordaient d'espérance. Il y avait quelque chose de tout nouveau en elle. "
        
    Tel Moïse, Cassie redescend de la montagne au Soleil levant, toute irradiée, transfigurée, rayonnante. Tel est son Thabor ! Elle fera du 8 mars le jour de sa nouvelle naissance.
    De quoi donc le Seigneur s'est-il servi pour rendre à son enfant sa beauté d'enfant de Dieu, sa beauté divine, sa beauté éternelle ? Tout simplement de la beauté : celles du chant, de la musique, des montagnes sauvages, du ciel constellé, d'une douce nuit printanière, du silence des sommets…
        
    10)-LE CHANGEMENT, LE DESIR DE MOURIR POUR DIEU
        
    Au début, ses parents n'osent y croire… Ils s'imaginent une astuce pour obtenir un peu d'autonomie. Mais force est de se rendre à l'évidence : leur Cassie est totalement différente. Enfin une clarté d'enfance brille dans ses grands yeux.

        
    Une semaine avant sa Pâque finale, assise à la table de cuisine, cet étonnant dialogue avec sa maman : "Mom, je n'ai pas peur de mourir, parce que je serai au ciel. - Je lui dis que je ne pourrai supporter de vivre sans elle - Mais, Mom, tu ne sais pas que je serai dans un endroit meilleur ? Ne serais-tu pas heureuse pour moi ? "
    Et déjà, une note de 1998 disait : "Je vais mourir pour mon Dieu. Je vais mourir pour ma foi. C'est la moindre des choses que je puisse faire pour le Christ mourant pour moi !"

        
    Pendant les deux derniers mois, elle est fascinée par l'ouvrage d'un prédicateur venu dans sa paroisse un an plus tôt : Seeking peace, de Christoph Arnold.
    Elle en parle à tout le monde, prêtant le livre à ses amies. Il y cite un mot de Martin Luther King qui, d'avance, illumine son martyre : "Personne n'est libre s'il a peur de la mort. Mais à la minute où tu vaincs cette peur, tu es libre ! Si quelqu'un n'a pas découvert la chose pour laquelle il va mourir, il n'est pas fait pour vivre !"
        
    FIN


  • Voici un article qui est paru dans le journal diocésain "Eglise en Côte d'Or" en juin 2011 (les sous-titres ont été rajoutés par mes soins pour rendre la lecture plus facile).

        

    Introduction

    Avec des mots choisis qui traduisent ce désir profond d’humilité, François-Xavier de Guibert raconte volontiers son histoire à travers quelques dates clés et d’abord son enfance dijonnaise. Diacre depuis novembre dernier, ce veuf sera ordonné prêtre le 26 juin.
          
    Biographie
    1)-Naissance en 1946 à Dijon.
    2)-Bac philo en 1964.
    3)-Licence de droit, puis entrée dans l’édition en 1969.
    4)-Mariage avec Catherine le 26 juin 1971 (5 enfants et maintenant 12 petits-enfants).
    5)-Directeur général chez Desclée de Brouwer de 1974 à 1982.
    6)-Fonde sa société d’édition en 1983.
    7)-Décès de son épouse en 2001.
    8)-Arrivée à Dijon en 2009 après 4 années au centre Sèvres.
    9)-Ordination diaconale en novembre 2010.
        
    Enfance
    Né en 1946, il fut baptisé en février de cette même année à Saint-Joseph, puis élève à la Maîtrise, il est confirmé en 1954 à Saint-Bénigne.

    Il quitte la Bourgogne en 1956, entre au collège chez les Dominicains puis les Maristes à Riom.

    Son adolescence est marquée par le scoutisme, initié à Dijon Saint-Bernard, "les amitiés nouées alors sont toujours vraies et solides aujourd’hui !"

        

    Vie professionnelle
    Avec un bac de philo en poche, il commence des études de droit et de sciences politiques à Nancy, puis à Paris. La vie en foyer chez les Maristes, dans cette période agitée de 1968, lui donne l’occasion de rencontre avec des intellectuels et par le biais d’une revue étudiante, il entre dans l’édition chez Desclée de Brouwer dont il sera le directeur général de 1974 à 1982.
    Dieu conduit nos vies.

        

    Vie familiale
    En 1971, il épouse Catherine. La naissance de leurs cinq enfants anime cette belle famille qui s’installe à Rambouillet.

    En 1983, François- Xavier de Guibert fonde sa propre société d’édition qui porte son nom. "Être éditeur engagé, même dans le cadre de la profession, c’est être au service du Christ, prendre des engagements appuyés sur ses convictions. La tache est belle, exigeante, mais offre des rencontres éblouissantes", comme le souligne l’intéressé.

        

    Le décès de son épouse
    Puis vient l’épreuve de la maladie et du deuil de son épouse il y a dix ans. "Malgré la tempête des événements, Dieu est là et conduit nos vies".

    Pour prononcer ces mots, François-Xavier de Guibert prend le temps de l’intériorité pour être certainement inspiré par "Celui qui guide nos pas", mais aussi se sentir en "union avec Catherine qui l’accompagne sans cesse. Avec mon épouse, je vis cette belle communion des saints".

        

    Le sacerdoce

    Avec la certitude de "sentir Dieu présent dans les événements de la vie dès lors que l’on se tourne vers Lui et ceci dans l’expérience de la traversée de la Mer Rouge vécue maintes fois", François-Xavier de Guibert parle d’actions de grâce. Émerveillé par le sacerdoce.
    Avec des enfants, pour certains encore scolarisés, la réflexion du choix de vie ne s’est pas posée immédiatement.
    Son expérience familiale et professionnelle s’est enrichie de son engagement au sein de sa paroisse (porter la communion aux personnes âgées, catéchuménat des adultes, célébration dans les maisons de santé, pastorale de la santé, équipe Saint-Vincent-de-Paul, participation au parcours alpha en 2006-2007), à la demande du diocèse de Dijon avec qui il avait pris contact en 2005.

        

    Le choix

    La rencontre avec le Père Eric Millot l’aide à discerner son choix et il lui propose de suivre une formation au centre Sèvres à Paris durant quatre années.
    Emerveillé par le sacerdoce, comme don de sa vie au Christ, il peut alors faire ce choix de "manière apaisée et heureuse, les enfants ayant accepté avec joie et gravité". Et de préciser "le sacerdoce est tellement vertigineux, on se sent indigne, petit instrument de l’amour du Christ à travers le sacrement de l’Eucharistie, celui du Pardon…".

    Mais il se sent "très honoré d’entrer dans le presbyterium du diocèse de Dijon, qui comporte de belles personnalités, très différentes, mais unies pour ce même service du Christ".

        

    Conclusion
    Admis comme séminariste à Saint-Irénée de Lyon en juillet 2010, François-Xavier de Guibert est ordonné diacre en novembre 2010 à Notre-Dame de Dijon.

    "Je suis très reconnaissant, conclut-il, à Monseigneur Minnerath d’accueillir un ouvrier de la onzième heure".


  • Marguerite d'Oingt (1240-1310)

    LA CROIX DU CHRIST EST SEMBLABLE A LA TABLE DE L'ACCOUCHEMENT (extrait de l'audience générale du 3 novembre 2010)

    Le Dieu Trinité, le Dieu amour qui se révèle dans le Christ la fascine et Marguerite vit une relation d'amour profonde envers le Seigneur et, à l'opposé, elle voit l'ingratitude humaine jusqu'à la méchanceté, jusqu'au paradoxe de la croix.

    Elle affirme que la croix du Christ est semblable à la table de l'accouchement. La douleur de Jésus sur la croix est comparée à celle d'une mère. Elle écrit : "La mère qui me porta dans son sein, souffrit profondément en me donnant le jour, pendant un jour ou pendant une nuit, mais toi, doux et beau Seigneur, tu as été tourmenté pour moi non pas une nuit ou un jour seulement, mais pendant plus de trente ans [...]; combien as-tu souffert amèrement à cause de moi pendant toute ta vie ! Et lorsque vint le moment de l'accouchement, ton travail fut si douloureux que ta sainte sueur devint comme des gouttes de sang qui s'écoulaient le long de tout ton corps jusqu'à terre" (Ibid., Méditation 1, 33).

        

    Ste Brigitte de Suède (1303-1373)

    DES MOINES ET DES MONIALES SOUS L'AUTORITE D'UNE ABBESSE (extrait de l'audience générale du 27 octobre 2010)

    En 1349, Brigitte quitta définitivement la Suède et se rendit en pèlerinage à Rome. Elle entendait non seulement prendre part au Jubilé de 1350, mais elle désirait aussi obtenir du Pape l'approbation de la Règle d'un Ordre religieux qu'elle entendait fonder, consacré au Saint Sauveur, et composé de moines et moniales sous l'autorité de l'Abbesse.

    Cela ne doit pas nous surprendre : il existait au Moyen-Âge des fondations monastiques avec une branche masculine et une branche féminine, mais pratiquant la même règle monastique, qui prévoyait la direction d'une Abbesse.

    De fait, dans la grande tradition chrétienne, une dignité propre est reconnue à la femme, et - toujours à l'exemple de Marie, Reine des Apôtre - une place propre dans l'Eglise qui, sans coïncider avec le sacerdoce ordonné, est tout aussi importante pour la croissance spirituelle de la Communauté. En outre, la collaboration d'hommes et de femmes consacrés, toujours dans le respect de leur vocation spécifique, revêt une grande importance dans le monde d'aujourd'hui.

        

    Ste Claire d'Assise (1193-1253)

    LE RAYONNEMENT DE SAINTE CLAIRE AU COEUR DE LA VIE CACHEE (extrait de l'audience générale du 15 septembre 2010)

    Par la seule ostention du Très Saint Sacrement, elle éloigna les soldats mercenaires sarrazins, qui étaient sur le point d'agresser le couvent de Saint-Damien et de dévaster la ville d'Assise.

    Ces épisodes aussi, comme d'autres miracles, dont est conservée la mémoire, poussèrent le Pape Alexandre IV à la canoniser deux années seulement après sa mort, en 1255, traçant un éloge dans la Bulle de canonisation, où nous lisons : "Comme est vive la puissance de cette lumière et comme est forte la clarté de cette source lumineuse. Vraiment, cette lumière se tenait cachée dans la retraite de la vie de clôture et dehors rayonnaient des éclats lumineux; elle se recueillait dans un étroit monastère, et dehors elle se diffusait dans la grandeur du monde. Elle se protégeait à l'intérieur et elle se répandait à l'extérieur. Claire en effet, se cachait : mais sa vie était révélée à tous. Claire se taisait mais sa renommée criait" (FF, 3284).

    Et il en est véritablement ainsi, chers amis : ce sont les saints qui changent le monde en mieux, le transforme de manière durable, en insufflant les énergies que seul l'amour inspiré par l'Evangile peut susciter. Les saints sont les grands bienfaiteurs de l'humanité !

        

    Ste Claire d'Assise (1193-1253)

    L'AMITIE ENTRE SAINTE CLAIRE ET SAINT FRANCOIS D'ASSISE (extrait de l'audience générale du 15 septembre 2010)

    En particulier au début de son expérience religieuse, Claire trouva en François d'Assise non seulement un maître dont elle pouvait suivre les enseignements, mais également un ami fraternel.

    L'amitié entre ces deux saints constitue un très bel et important aspect. En effet, lorsque deux âmes pures et enflammées par le même amour pour le Christ se rencontrent, celles-ci tirent de leur amitié réciproque un encouragement très profond pour parcourir la voie de la perfection.

    L'amitié est l'un des sentiments humains les plus nobles et élevés que la Grâce divine purifie et transfigure.

    Comme saint François et sainte Claire, d'autres saints également ont vécu une profonde amitié sur leur chemin vers la perfection chrétienne, comme saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise de Chantal. Et précisémment saint François de Sales écrit : "Il est beau de pouvoir aimer sur terre comme on aime au ciel, et d'apprendre à s'aimer en ce monde comme nous le ferons éternellement dans l'autre. Je ne parle pas ici du simple amour de charité, car nous devons avoir celui-ci pour tous les hommes; je parle de l'amitié spirituelle, dans le cadre de laquelle, deux, trois ou plusieurs personnes s'échangent les dévotions, les affections spirituelles et deviennent réellement un seul esprit" (Introduction à la vie de dévote, III, 19).

        

    Ste Hildegarde de Bingen (1098-1179)

    COMMENT L'EGLISE PEUT SE RENOUVELER (extrait de l'audience générale du 8 septembre 2010) 

    Avec l'autorité spirituelle dont elle était dotée, au cours des dernières années de sa vie, Hildegarde se mit en voyage, malgré son âge avancé et les conditions difficiles des déplacements, pour parler de Dieu aux populations.

    Tous l'écoutaient volontiers, même lorsqu'elle prenait un ton sévère : ils la considéraient comme une messagère envoyée par Dieu.

    Elle rappelait surtout les communautés monastiques et le clergé à une vie conforme à leur vocation. De manière particulière, Hildegarde s'opposa au mouvement des cathares allemands. Ces derniers - littéralement cathares signifie "purs" - prônaient une réforme radicale de l'Eglise, en particulier pour combattre les abus du clergé.

    Elle leur reprocha sévèrement de vouloir renverser la nature même de l'Eglise, en leur rappelant qu'un véritable renouvellement de la communauté ecclésiale ne s'obtient pas tant avec le changement des structures, qu'avec un esprit de pénitence sincère et un chemin actif de conversion.

    Il s'agit là d'un message que nous ne devrions jamais oublier.


  • Des notes prises en lisant le remarquable livre d'Hélène Mongin : "Louis et Zélie Martin, les saints de l'ordinaire" (aux éditions de l'Emmanuel).
      

    1-Présentation des parents de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

    Dans toute son histoire, l'Eglise n'a béatifié que deux couples : Luigi et Maria Bertrame Quattrocchi (le 21 octobre 2001) et Louis et Zélie Martin (le 19 octobre 2008).

    Louis et Zélie (diminutif pour Marie-Azélie) se sont mariés le 13 juillet 1858. Ils ont respectivement 34 et 26 ans. Ils ne se connaissent que depuis trois mois.

    Tous les deux ont eu envie de suivre la voie religieuse, dans le passé, mais cela n'a pas marché.

    Louis (issu d'une famille de militaires) n'a pas été accepté au monastère du Grand-Saint-Bernard car il ne connaissait pas le latin. Aimant le silence et l'intériorité, il a finalement choisi le métier d'horloger. Il aime aussi énormément la nature et la pêche (on le surnomme : "le Martin-Pêcheur").

    Zélie (elle aussi issue d'une famille de militaires) a souffert parce que sa mère était dure. Elle postule pour être "Fille de la Charité" mais la Supérieure ne croit pas à sa vocation. Elle se lance finalement dans la dentelle (le point d'Alençon).

    C'est en prenant des cours de point d'Alençon que la maman de Louis (Fanny Martin) rencontre Zélie. Elle voit en elle la belle-fille idéale. C'est donc très logiquement que les deux jeunes gens finissent par se rencontrer. Ils se marient et auront 9 enfants.
      
      

    2-Le mariage a lieu à minuit / Une abstinence de 10 mois

    Louis et Zélie Martin se marient le 13 juillet 1858 aux alentours de minuit. On dit que c'était là une tradition locale mais, dans leur cas, il faut y voir aussi et surtout un désir de mettre le sacrement (et non pas les festivités) au cœur de leur union.

    Ils se marient entourés de quelques proches seulement, loin de la foule. Ils sentent que Dieu est le plus important et que c'est Lui qui est au centre de leur couple.

    A leur époque, les mariages d'amour sont une exception. Généralement, on "arrange" les unions.

    Le fait qu'il y ait "quelque chose en plus" dans le cas de Louis et Zélie Martin trouve une autre expression particulière dans le fait que, pendant 10 mois, ils vivent dans la chasteté la plus totale. Exactement comme Joseph et Marie (les parents de Jésus) à leur époque. Pendant cette période, ils adoptent un petit garçon que leur confie pendant quelques années un père débordé.

    Finalement, c'est leur confesseur qui parvient à les convaincre de mettre un terme à leur abstinence.
       
    3-Louis est insulté à Lisieux en revenant de Lourdes
    A l'époque de Louis et Zélie Martin, l'anticléricalisme est très fort en France. Pendant la Commune, par exemple, l'archevêque de Paris et 64 prêtres sont assassinés.
    En revenant d'un pèlerinage à Lourdes, en 1873, Louis lui-même se fait insulter à la gare de Lisieux parce qu'il porte une petite croix rouge sur la poitrine. Il manque d'être conduit au poste de police sous prétexte que la mairie avait interdit aux pèlerins de revenir en procession.
    Les temps sont difficiles. Aussi les amis des Martins sont-ils peu nombreux, mais ce sont de vrais amis. Il y a notamment Isidore (le frère aîné de Zélie), et sœur Marie-Dosithée (une religieuse du Mans avec laquelle Zélie correspond très régulièrement).
    A noter que Louis ne s'engage pas politiquement. Aux grandes déclarations des dirigeants il préfère l'aide aux pauvres, et aux manifestations il préfère la prière.
        
    4-Des enfants de Medjugorje avant l'heure

    On retrouve la plupart des principaux points mentionnés par la Vierge de Medjugorje dans la spiritualité des Martin :

    1-L'Eucharistie est au centre de leur vie. Elle est la première activité de chaque jour puisqu'ils s'y rendent chaque matin alors que leurs voisins dorment encore.

    Parfois, Zélie a des distractions. Elle dit dans un courrier : "Il y avait un sermon, mais je ne sais pas sur quoi l'on a prêché, tant j'étais absorbée dans mes pensées". Quand la souffrance physique sera très forte, à la fin de sa vie, Zélie (atteinte d'un cancer) consacrera à l'eucharistie ses dernières capacités de mouvement. Son courage atteindra alors l'héroïsme.

    A noter également que Louis participe chaque mois à une nuit d'adoration.

    2-Louis et Zélie ont tous les deux un confesseur régulier.

    3-Louis et Zélie observent scrupuleusement les jours de jeûne prescrits par l'Eglise. Si d'aventure une personne vient les voir à l'heure du repas ces jours-là, alors ils font manger cette personne toute seule.

    4-La prière du chapelet est à l'honneur dans le couple. Zélie écrit dans un courrier : "Je voudrais être une simple petite bonne femme égrenant mon chapelet au bas de l'église et n'être connue de personne".

    5-Rien de particulier n'est dit sur la parole de Dieu dans le livre d'Hélène Mongin, mais on imagine bien qu'elle a toute sa place, elle aussi, dans les prières quotidiennes du couple.

    Enfin, on peut noter cette chose intéressante : Zélie est membre du tiers ordre franciscain et elle fréquente régulièrement un monastère de clarisses.

        

    5-Deux anecdotes sur la petite enfance de Thérèse

    Quand elle est enceinte de Thérèse (qui deviendra plus tard Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus), Zélie sent que le bébé est fort. Elle pense donc tout naturellement que c'est un garçon. Comme elle et son mari aiment presque autant Saint Joseph que la Sainte Vierge, ils décident de l'appeler Joseph. Mais ce sera une fille.

    Dans un courrier, Zélie raconte deux histoires concernant la petite enfance de Thérèse. Voici la première :

    "Voilà quelques semaines, on avait promené [la petite Thérèse] le dimanche. Elle n'avait pas été à la Mette, comme elle dit. En rentrant, elle a poussé des cris perçants en disant qu'elle voulait aller à la Mette; elle a ouvert la porte et s'est sauvée sous l'eau qui tombait par torrents, dans la direction de l'église. On a couru après elle, pour la faire rentrer et ses cris ont duré une bonne heure. [...] Elle me dit tout haut dans l'église : Moi, j'ai été à la Mette, là ! J'ai bien pridé le bon Dieu".

    Et voici cette autre histoire :

    Un jour qu'elle part à la messe, Zélie couche Thérèse bébé en oubliant de caler le berceau contre le bord du lit pour l'empêcher de tomber, comme elle le fait tous les matins. Qu'elle n'est pas sa surprise, en rentrant, de la trouver tranquillement installée sur une chaise en face du lit où, de toute évidence, elle n'a pu se rendre seule. Zélie raconte : "Je n'ai pu me rendre compte comment elle était tombée assise sur cette chaise, puisqu'elle était couchée. J'ai remercié le bon Dieu de ce qu'il ne lui soit rien arrivé. C'est vraiment providentiel; elle devait rouler par terre. Son bon ange y a veillé et les âmes du Purgatoire auxquelles je fais tous les jours une prière pour la petite l'ont protégée. Voilà comment j'arrange cela... arrangez-le comme vous voudrez !
        
    6-Une petite entreprise qui ne connaît pas la crise / Le travail le dimanche

    De 1858 à 1870, il y a deux commerces Martins : l'horlogerie-bijouterie de Louis (qui est située au rez-de-chaussée de la maison familiale, rue du Pont Neuf, à Lizieux) et l'entreprise de "point d'Alençon" de Zélie qui compte 9 employées (les femmes effectuent le travail de couture chez elles, et elles l'apportent à Zélie une fois terminé).

    A partir de 1863, Louis arrête son commerce et il aide sa femme en se rendant régulièrement à Paris où il s'occupe de l'écoulement de la marchandise en traitant directement avec les magasins de vente. Il tient également la comptabilité.

    Ses employées aiment beaucoup Zélie. Elles la considèrent comme une sainte.

    La rue où habitent les Martin est très commerçante. Il y a beaucoup de monde dehors le dimanche et de nombreuses personnes (dont le confesseur de Louis) tentent de les convaincre de travailler le dimanche pour gagner plus d'argent. Ils refusent car, pour eux, le jour du Seigneur est sacré. Ils passent ce jour à prier, à lire et faire du courrier. Zélie attribue au respect du dimanche leur réussite professionnelle. En effet, ils sont très vite à la tête d'une petite fortune.

    Mais les Martin ne vivent pas pour l'argent. Un jour où il y a une terrible inondation à Lizieux, ils débloquent des fonds pour venir en aide aux sinistrés.
        
    7-Louis empêche les tables de tourner lors d'une soirée de spiritisme

    Louis et Zélie Martin ont un esprit très missionnaire. Ils font beaucoup de bien autour d'eux, et ceci dans des domaines très différents. Voici quatre exemples :

    -A plusieurs reprises, Louis, qui est un excellent nageur, sauve des personnes de la noyade.

    -Un jour, à la gare, il demande aux voyageurs de mettre un peu d'argent dans son chapeau... et il donne tout le contenu à un mendiant.

    -Une autre fois, Zélie saisit la justice pour arracher une enfant aux mains de deux fausses religieuses qui la maltraitaient. Elle a gain de cause.

    -Une autre fois encore, Louis est invité à une soirée où l'on fait tourner les tables. Il s'y rend par curiosité. Quand on le presse de se joindre à l'expérience, il refuse catégoriquement et se met à prier intérieurement. La table ne bouge pas d'un pouce ce soir-là. Les invités l'accusent d'avoir fait rater l'expérience.

    Il y a beaucoup d'autres histoires de ce type qui témoignent du très grand zèle apostolique des Martin.
    Il n'est pas très étonnant, avec des parents pareils, que leur fille Thérèse soit devenue... la patronne des missions !
        
    8-La mort de quatre de leurs enfants

    Zélie a un cancer du sein et, à partir de 1866, elle ne peut plus allaiter ses enfants. Elle et son mari les confient donc à une nourrice.

    Puis vient le temps des épreuves : quatre de leurs enfants meurent.

    Joseph meurt d'entérite en 1867 (il a quelques mois), un deuxième enfant prénommé lui aussi Joseph meurt en 1868 (il a également quelques mois), Hélène meurt en 1870 (à 5 ans) et, enfin, une première Thérèse meurt en 1870 (elle aussi âgée de quelques mois) parce que sa nourrice - qui n'était pas aussi sérieuse que la précédente - la sous-alimentait.

    Tous ces chocs sont très rudes pour Zélie. Elle passe par des états dépressifs. Mais elle se ressaisit toujours et la foi reprend le dessus.

    En parlant de Dieu, qui a rappelé à Lui ses enfants, elle dit : "Le bon Dieu est le maître, et il n'avait pas à me demander la permission".
        
    9-Zélie a l'impression que sa tête va se détacher de son cou

    Un jour, Zélie constate qu'elle a une glande à un sein. On pense à faire pratiquer une opération... mais l'affaire est oubliée.
    Onze ans plus tard (en été 1876), elle recommence à souffrir. Elle fait un pèlerinage à Lourdes pour demander sa guérison, mais cette grâce ne lui est pas accordée. La maladie fait son œuvre. Des métastases envahissent son cou. La nuit du 7 juillet 1877, alors que Louis est parti à l'adoration nocturne, Zélie est prise d'une douleur atroce dans le cou qui lui donne l'impression que sa tête va se détacher.

    Une fois, elle se rend à la messe du matin mais, arrivée devant la porte de l'église, la douleur est tellement atroce qu'elle ne peut entrer que parce que quelqu'un lui ouvre.

    La douleur va crescendo jusqu'à l'insupportable. Elle écrit à son frère : "J'ai souffert, pendant vingt-quatre heures, plus que je n'avais souffert pendant toute ma vie". Et aussi : "J'implorais tous les saints du Ciel, les uns après les autres, personne ne me répondait".

    Mais elle s'accroche à la foi et répète souvent cette phrase de Saint François de Sales : "Une once de vertu pratiquée dans la tribulation vaut mieux que mille dans un temps de repos et de joie". Ses derniers mots écrits sont : "Si la Sainte Vierge ne me guérit pas, c'est que mon temps est fait et que le bon Dieu veut que je me repose ailleurs que sur la terre".

    Elle meurt dans la nuit du 27 au 28 août 1877. Hélène Mongin nous dit : "Le visage, émacié et comme sculpté par la souffrance, avait pris, dans le trépas, une expression saisissante de majesté et de jeunesse. Une atmosphère impressionnante de recueillement et de calme surnaturel enveloppait la chapelle ardente".

        

    10-Louis traverse l'épreuve de la folie

    Après la mort de Zélie, les Martin vont habiter à Lisieux, près de la maison du frère de Zélie (dont ils ont toujours été très proches).

    Leur logement devient un véritable petit couvent tant la foi et l'amour sont grands. Louis aménage la pièce du haut (le Belvédère) en lieu d'étude et de prière.

    Une à une, ses filles expriment le souhait d'entrer au couvent : Pauline, Marie, Léonie, Thérèse, puis Céline. Louis offre ses enfants à Dieu avec reconnaissance.

    Peu à peu, sa santé mentale se détériore : malaises, pertes de mémoire, perte de la notion du temps, crises d'agitation et de confusion, troubles hallucinatoires, délires (il croit que la guerre est arrivée)...

    En 1889, Louis est interné à l'hôpital psychiatrique de Caen où il restera trois ans.

    A l'horreur de la situation s'ajoute l'humiliation : rumeurs en ville et au Carmel où sont ses filles, ragots...

    Il faut savoir que quand Thérèse évoque la "grande épreuve" de sa vie, elle ne parle pas de sa nuit de la foi, mais bel et bien de la maladie de son père.

    Pour les filles Martin, leur famille vient d'être frappée comme autrefois celle de Job. Mais selon l'expression de Thérèse, c'est un "coup d'amour".

    Dans ses moments de lucidité, Louis sanctifie son épreuve. Il dit notamment ceci : "Je n'avais pas eu d'humiliation dans ma vie : il m'en fallait une".

    A noter qu'il ne veut pas que l'on prie pour sa guérison mais uniquement pour que la volonté de Dieu s'accomplisse.

    Il meurt le 29 juillet 1894, chez lui, à l'âge de 71 ans. Thérèse dit alors : "(...) notre père chéri est près de nous ! Après une mort de cinq ans quelle joie de le retrouver toujours le même, cherchant comme autrefois tous les moyens de nous faire plaisir".
        
    11-Une opinion personnelle sur les parents de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
    Je trouve que Louis et Zélie Martin ont porté à eux deux toutes les souffrances du monde : souffrances physiques pour Zélie, et souffrances morales ainsi que psychologiques pour Louis.
    J'ai été particulièrement impressionné par la Croix qu'a portée Louis. Il est un saint tout à fait hors du commun. Généralement, les saints sont des gens qui ont toujours gardé un parfait contrôle de leurs pensées, de leurs paroles et de leurs actes. Dans le cas de Louis, c'est l'inverse. Il est le saint le plus défaillant dont je n'ai jamais entendu parler !
    Dans son livre, Hélène Mongin dit que l'une des leçons que nous a apprises Louis est que l'on peut être en hôpital psychiatrique et être un saint. C'est là une phrase vraiment révolutionnaire. En effet, si les fous peuvent devenir des saints, alors tout le monde peut le devenir !
    Je pense très sincèrement que nous avons là un exemple extraordinaire qui va avoir un très grand retentissement dans le monde, et qui va surtout donner beaucoup d'espoir à toutes les personnes qui sont atteintes d'un handicap mental ainsi qu'à leur famille.
    Merci à l'Eglise d'avoir vu dans la maladie de Louis non pas une "possession", mais une croix voulue par Dieu, et à travers laquelle son enfant s'est sanctifié.

       

    12-Prière officielle pour obtenir leur canonisation

    Dieu d'éternel amour,

    tu nous donnes dans les bienheureux époux

    Louis et Zélie Martin

    un exemple de sainteté vécue dans le mariage.

    Ils ont gardé la foi et l'espérance

    au milieu des devoirs et des difficultés de la vie.

    Ils ont élevé leurs enfants

    pour qu'ils deviennent des saints.

    Puissent leur prière et leur exemple

    soutenir les familles dans leur vie chrétienne

    et nous aider tous à marcher vers la sainteté.

    Si telle est ta volonté, daigne nous accorder

    la grâce que nous te demandons maintenant

    à travers leur intercession,

    et les inscrire au nombre des saints de ton Eglise.

    Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

    Amen.


  • Je m’appelle Nick Vujicic et je rends gloire à Dieu pour la manière dont Il a utilisé mon témoignage pour toucher des milliers de cœurs dans le monde entier ! Je suis né sans membres et les médecins ne savaient pas d’où venait cet "handicap" de naissance. J’ai dû faire face à bien des difficultés et des obstacles.
        
    "Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés".
        
    Considérer nos blessures, nos douleurs et nos luttes comme rien d’autre qu’un sujet de joie ? Mes parents étaient chrétiens et mon père était même pasteur de notre église, ils connaissaient ce verset parfaitement. Pourtant ce matin du 4 décembre 1982 à Melbourne, en Australie, "Dieu soit loué !" étaient les derniers mots leur venant à l’esprit. Leur fils aîné était né sans membres ! Ils n’avaient pas pu se préparer à cette épreuve car il n’y avait aucune raison médicale pour ce handicap. J’ai maintenant un frère et une sœur qui sont nés comme n’importe quel autre enfant.
        
    L’église entière a pleuré ma naissance et mes parents étaient absolument anéantis par le chagrin. Tout le monde demandait : "Si Dieu est un Dieu d’amour, pourquoi laisse-t-il quelque chose d’aussi atroce arriver pas à n’importe qui mais à des chrétiens engagés ?" Mon père pensait que je ne survivrai pas longtemps mais les examens médicaux montrèrent que j’étais en parfaite santé, sauf qu’il me manquait quelques membres.
        
    Mes parents étaient très inquiets et se demandaient quel serait mon avenir. Dieu leur a donné la force, la sagesse et le courage nécessaires à ces premières années et bientôt j’eus l’âge d’aller à l’école.
        
    La loi australienne de l’époque ne me permettait pas d’être intégré dans une école ordinaire en raison de mon handicap physique. Dieu a fait des miracles et a donné à ma mère la force de lutter pour que la loi soit changée. J’ai été un des premiers handicapés à être intégré dans une école ordinaire.
        
    J’aimais aller à l’école et j’essayais d’être comme tout le monde mais, pendant ces premières années d’école, j’ai dû faire face à des moments difficiles où je me sentais rejeté, étrange et un souffre-douleur en raison de ma différence physique. C’était très difficile pour moi de m’y habituer mais avec le soutien de mes parents, j’ai commencé à développer des attitudes et des valeurs qui m’ont aidé à surmonter ces moments difficiles. Je savais que j’étais différent extérieurement mais, à l’intérieur, j’étais comme tout le monde. Il y a eu des moments où je me suis senti si malheureux que je ne voulais plus aller à l’école pour ne plus avoir à faire face à tous ces regards négatifs. Mes parents m’ont encouragé à les ignorer et à essayer de me faire des amis en parlant avec les autres enfants. Bientôt ils se sont rendus compte que j’étais comme eux et à partir de là, Dieu m’a tout le temps béni en me donnant de nouveaux amis.
        
    J’ai eu des moments de dépression et de colère parce que je ne pouvais pas changer la façon dont j’étais, ni blâmer quiconque pour cela. J’allais à l’Ecole du Dimanche et j’ai appris que Dieu nous aime tous et qu’Il s’intéresse à nous. Je comprenais cet amour jusqu’à un certain point quand j’étais enfant mais je ne comprenais pas que Dieu m’ait fait ainsi s’Il m’aimait ? Etait-ce parce que j’avais fait quelque chose de mal ? Je pensais que ce devait être cela puisque j’étais le seul enfant étrange de l’école. Je me sentais un fardeau pour ma famille et je pensais que, plus vite je mourrais, mieux ce serait pour tout le monde. Je voulais mettre fin à ma douleur et à ma vie mais je remercie mes parents et ma famille qui ont toujours été là pour me réconforter et me donner de la force.
        
    Les tourments à l’école, ma honte de moi-même et ma solitude m’avaient causé des difficultés émotionnelles. Alors Dieu m’a donné un désir passionné de partager mon histoire et mes expériences pour aider d’autres personnes à supporter leurs propres difficultés et laisser Dieu en faire des bénédictions. Pour encourager et inspirer d’autres personnes à réaliser complètement leur potentiel et à ne pas laisser quoi que ce soit les empêcher d’accomplir leurs espoirs et leurs rêves.
        
    Une des premières leçons que j’ai apprises a été de ne rien prendre comme allant de soi.
        
    "Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l'aiment".
    Ce verset m’a touché au cœur au point que je suis maintenant convaincu que ces choses "désagréables" ne se trouvent pas par chance, par hasard ou par coïncidence dans nos vies.
    J’ai ressenti une paix complète lorsque j’ai compris que Dieu ne laisserait rien m’arriver dans la vie sans une bonne raison. J’ai donné ma vie entièrement à Christ à l’âge de 15 ans, après avoir lu Jean 9. Jésus a dit que la raison pour laquelle l’homme était né aveugle était "afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui". Je croyais vraiment que Dieu me guérirait pour que je sois un grand témoin de sa Puissance extraordinaire. Plus tard, j’ai reçu la sagesse de comprendre que si nous prions pour quelque choses, si c’est la volonté de Dieu, cela se passera en Son temps. Si ce n’est pas Sa volonté, c’est qu’Il a quelque chose de mieux en réserve.
        
    Je vois maintenant cette Gloire révélée alors qu’Il m’utilise comme je suis et d’une façon qui n’est pas possible avec d’autres.
        
    J’ai une passion pour le travail parmi les jeunes et je veux rester disponible pour l’œuvre que Dieu veut que je fasse, quelle qu’elle soit, et où qu’Il me mène, j’irai.
        
    J’ai beaucoup de rêves et je me suis fixé beaucoup de buts à atteindre dans ma vie. Je veux devenir le meilleur témoin possible de l’Amour et de l’Espérance de Dieu, un orateur international chrétien et que Dieu m’utilise comme un récipient de Sa grâce pour les chrétiens et les non chrétiens. Je veux devenir indépendant financièrement d’ici l’âge de 25 ans grâce aux investissements immobiliers, je veux faire adapter une voiture pour que je puisse conduire et je voudrais être interviewé pour partager mon histoire au "Oprah Winfrey Show"! Ecrire des livres à succès est aussi un de mes rêves et j’espère finir d’écrire mon premier d’ici la fin de l’année. Il s’appellera : "No Arms, No Legs, No Worries!" [Pas de bras, pas de jambes, pas de soucis !]
        
    Je pense que lorsqu’on a un désir passionné de faire quelque chose et que c’est la volonté de Dieu, on finit par y arriver. Nous autres, êtres humains, nous nous mettons constamment des limites sans aucune raison ! Ce qui est pire, est que nous mettons des limites à Dieu alors qu’Il peut tout faire. Nous mettons Dieu dans une "boîte". L’aspect extraordinaire de la Puissance de Dieu, c’est que quand nous voulons faire quelque chose pour Dieu, au lieu de nous fixer sur notre capacité, il nous faut nous concentrer sur notre disponibilité car nous savons que c’est Dieu qui agit à travers nous et nous ne pouvons rien faire sans Lui. Une fois, que nous arrivons à nous rendre disponibles pour l’œuvre de Dieu, savez-vous sur quelles capacités nous nous reposons ? Sur celles de Dieu !
        
    Que le Seigneur vous bénisse !
    En Christ, Nick Vujicic


  • Témoignage de Nadine paru dans dans le numéro 125 du magazine "Il est vivant" (le journal de la communauté de l'Emmanuel).
        
    JE PENSAIS QUE C'ETAIT ANODIN…
        
    Ma fille aînée, âgée de 18 ans, était très attirée par tous les phénomènes paranormaux (pendule, etc). Elle rencontra au lycée un jeune homme ayant la même passion. Il commanda un livre sur ce sujet : un pendule était offert à chaque acheteur de l'ouvrage ! Ma fille et ce jeune homme se rencontraient souvent pour des séances dont je ne connaissais pas la teneur. Pensant que c'était anodin et que ça leur passerait, je n'y ai pas prêté attention. Pourtant, plus le temps passait et plus je ressentais un malaise dans notre maison. Un jour, m'étant absentée durant plusieurs heures, je ressentis à mon retour une grande tension. Une fois son ami parti, je demandais à ma fille ce qui se passait à la maison. Elle éclata en sanglots, me déclarant qu'elle ne pouvait plus faire marche arrière. Lorsque je lui ai demandé qui la menaçait, elle m'a répondu, après une longue hésitation : "Les esprits !" J'ai d'abord pensé que ma fille était devenue folle. Puis je me suis ressaisie. Elle a fini par m'avouer que les esprits qui avaient l'habitude d'aller chez son ami étaient venus chez nous avec lui. Elle avait peur de se retrouver face à un esprit et elle était sûre que si elle cessait cette pratique occulte, l'esprit s'en prendrait à un membre de la famille. Elle était désespérée. Face à la détresse de ma fille, j'ai téléphoné à une amie religieuse. Elle m'a indiqué un prêtre. Celui-ci a écouté ma fille et son ami et les a exorcisés. Cette épreuve, permise par le Seigneur, m'a redonné la foi. Désormais, je prie beaucoup pour les jeunes cherchant dans des chemins dangereux une réponse à leur soif d'absolu. A la maison, l'ambiance est à nouveau calme : le Seigneur a repris sa place dans notre famille !


  • Au cours d'une conférence, don Gabriel Amorth, l'exorciste bien connu du Vatican, nous a entretenus d'une question très importante pour la vie des chrétiens, surtout en ce temps où lumière et ténèbres s'affrontent de manière évidente. Le thème abordé "Exorcisme et discernement" peut être synthétisé en trois points.
        
    1-L'EXISTENCE DU DEMON
        
    Avant tout, il faut cadrer le problème de l'existence du démon, mis en discussion par bon nombre de théologiens rationalistes, qui voudraient interpréter satan seulement comme un mythe ou un symbole du mal en général. A ces savants, nous rappelons l'enseignement du Catéchisme de l'Eglise Catholique : quand, à la fin du "Notre Père" nous disons "mais délivre-nous du mal", par "mal" s'entend la personne du Malin, non le mal en général (CEC n°2851). Le pape Paul VI dit, relativement au diable : Satan est un agent pervers et de perversion… ce n'est pas seulement un démon, mais une terrible pluralité. Donc, satan est une personne, et même une pluralité de personnes; il comprend tous les anges qui, ayant refusé d'obéir à Dieu, sont devenus des démons, c'est-à-dire rebelles et maudits. A l'appui de cette doctrine de l'Eglise, il est opportun de rechercher dans la Bible quelques passages d'où émerge que l'existence de satan est clairement révélée dans l'Ecriture; en outre, on peut comprendre que parler du démon signifie parler indirectement du Christ, puisque la Bible affirme que Jésus est le Sauveur, venu nous libérer du pouvoir du Malin. "Satan est libre, intelligent et doté d'esprit d'initiative".
        
    2-L'ACTION DU DIABLE
        
    Son activité principale, que nous pouvons définir comme ordinaire, consiste à tenter l'homme au mal, cherchant à le faire s'éloigner de Dieu. C'est pourquoi il ne suffit pas simplement de "croire en Dieu" – ce qui est le propre de 90% de nos contemporains – mais il est nécessaire de faire la volonté de Dieu. "Au cours de mes 45 000 exorcismes – raconte ironiquement don Amorth – je n'ai jamais rencontré un diable qui ne croie pas en Dieu. Croire ne sert à rien; il faut plutôt faire ce que Jésus nous a dit de faire" (cf : Jc 2, 14-20; Mt 7,21). A cette action tentatrice du démon nous sommes tous soumis, et pour toute notre vie, comme cela s'est produit aussi pour Jésus et Marie; c'est pourquoi il est nécessaire de veiller, de fuir les occasions de péché et surtout de prier, car seuls nous perdons la lutte contre satan, tandis que nous en serons vainqueurs si nous nous unissons au Christ dans l'oraison. Il existe aussi une activité extraordinaire du démon, qui consiste en son pouvoir d'occasionner des troubles particuliers, exceptionnels; cela se produit quelquefois par notre propre faute, mais aussi parfois par celle d'autrui. Nous pouvons classifier ces maux selon 4 catégories, bien qu'il n'existe pas un langage commun parmi les exorcistes pour décrire les phénomènes démoniaques.
        
    A1-La possession
    Le diable entre dans le corps humain et se manifeste par des gestes et des paroles. Dans un tel cas, qu'il soit bien clair que satan ne peut jamais se rendre maître de l'âme.
        
    A2-La vexation
    Le démon frappe une personne avec des souffrances et des maléfices, agissant sur le plan de la santé, des affection ou/et du travail. C'est un cas très difficile à discerner car souvent ces maux proviennent de satan mais d'une manière indirecte, non évidente, jusqu'à sembler provoqués par des phénomènes naturels. Pourtant, les personnes frappées, souvent incomprises des prêtres et des Evêques peu instruits de ces faits, tournent alors leur recherche d'aide vers des mages; les problèmes se compliquent alors ultérieurement car toute magie tire son efficacité du royaume des ténèbres. C'est une illusion stupide de penser que la magie dite "blanche", celle qui semble poursuivre une finalité de bien, puisse utiliser le pouvoir du Malin pour devenir bénéfique et éliminer le mal. La magie est toujours noire, toujours maléfique, même quand elle est présentée comme "bonne".
        
    A3-L'obsession
    Il s'agit de troubles donnés à l'homme, qui frappent sa sérénité intérieure, son équilibre psycho-émotif. Satan agresse en causant des perturbations, angoisses et tourments intimes.
        
    A4-L'infestation
    On entend ces maléfices qui frappent également les choses et les animaux. Le Catéchisme de l'Eglise Catholique affirme qu'on peut faire des exorcismes aussi aux choses (CEC n°1673), et, de fait, il arrive parfois de devoir exorciser des maisons ou des lieux.
        
    Tous ces maux particuliers – qui toutefois n'ont jamais de pouvoir sur l'âme – se reçoivent pour 4 motifs :
        
    B1-Par libre initiative du démon
    Dieu, en vertu de la liberté accordée à chaque créature, tolère que satan opère le mal, même si le mal n'est pas la volonté du Seigneur. Sa non-intervention immédiate ne représente pas pour autant une permission de Dieu au mal. Les motifs de cette volonté divine nous échappe en partie; pourtant, nous savons que le Tout-Puissant a le pouvoir de transformer le mal en bien. De nombreux saints ont été frappés de possessions, vexations, obsessions, et se sont sanctifiés à travers ces épreuves : Padre Pio, le curé d'Ars, Sainte Gemma… N'oublions pas la valeur de la croix. Les maux sataniques, offerts en sacrifice à Dieu, ont un énorme pouvoir de rédemption.
        
    B2-Par la fréquentation des lieux dangereux
    Mages, cartomanciennes, groupes sataniques, séances de spiritisme.
        
    B3-Par la persistance dans le péché grave.
    Avec le temps, on "s'endurcit" dans le péché et le mal creuse plus profondément ses racines en nous.
        
    B4-Par les maléfices
    C'est la cause la plus commune, qui regarde 90% des cas et ne dépend pas de celui qui subit les maux. "Maléfice" signifie un mal fait avec l'aide du démon. Qui peut le faire ? Non pas tous mais seulement les mages réellement en contact avec le diable. On connaît diverses formes de maléfices : envoûtement, enchaînement, mauvais œil… Sont coupables de tels maux celui qui ordonne les maléfices et celui qui les fait.
        
    3-L'AUTORITE QUE LE CHRIST A CONFERE A L'EGLISE AFIN QU'ELLE CHASSE SATAN
        
    Jésus a donné ce pouvoir, d'abord aux Douze, puis à 72 disciples; enfin, il l'a étendu à tous les croyants : "Voici les signes qui accompagneront ceux qui croient : en mon ils chasseront les démons" (Mc 16,17). Pourtant, aujourd'hui l'exorcisme peut être fait seulement par un prêtre autorisé par son propre Evêque, et avec la permission de l'Evêque du lieu. Toutefois, chaque fidèle peut réciter des prières de libération, pour soi-même et pour les autres, sans qu'il soit besoin de l'autorisation de l'Evêque, lequel peut au maximum prohiber la forme publique ou le lieu où ces implorations sont faites. La finalité de ces prières est la même que celle de l'exorcisme, c'est-à-dire chasser satan; mais tandis que l'exorcisme est la prière officielle et publique faite au nom de l'Eglise – et c'est pourquoi elle est intrinsèquement plus efficace – la prière de libération reste toujours une prière privée qui, dans quelques cas peut quand même donner de grands résultats. En fait, au temps de sainte Catherine, il est arrivé qu'on lui amène les cas de possession les plus difficiles; Catherine, qui n'était pas prêtre mais qui était sainte, réussissait à les libérer. Ainsi en fut-il de saint François, saint Léopold Mandic et de tant d'autres saints qui, bien que n'étant pas exorcistes, ont libéré de nombreux possédés. En règle générale, le pouvoir de chasser les démons dépend de la foi et de la prière. (fin de l'article)
        
    4-SUPPLEMENT
        

    Pour terminer, ajoutons cette réponse que le père Gabriel Amorth a faite à un journaliste qui lui demandait ce que faisait l'Eglise face au déferlement des phénomènes sataniques.
    Elle est complètement absente ! Depuis 300 ans on a cessé de faire des exorcismes dans l'Eglise latine (il n'en est pas de même dans l'Eglise orthodoxe et dans certaines confessions protestantes). C'est pourquoi les prêtres et Evêques, n'ayant jamais vu d'exorcismes, n'en parlent jamais; ayant évacué de la foi catholique telle qu'elle est enseignée dans les séminaires la présence personnelle du diable, ils n'y croient plus. J'estime que 99% des Evêques ne croient plus à l'action extraordinaire du démon. Il suffit de voir le nouveau rituel exorciste préparé par le Saint Siège : il a été fait par des personnes complètement incompétentes, et qui ont peur des exorcismes. "S'il n'y a pas la certitude de la présence de satan, on ne fait pas d'exorcisme", dit le nouveau rituel. Mais c'est absurde : satan se cache, il se camoufle de toutes les manières. L'ancien rituel romain enseignait la prudence, pour ne pas confondre des maux psychiques avec des infestations diaboliques, mais il enseignait aussi les trucs que le démon utilise pour camoufler sa présence. Je dirais plus : le nouveau rituel interdit de faire des exorcismes en cas de maléfices : mais les cas de maléfices représentent 90% de tous les cas d'infestation diabolique. Selon le nouveau rituel, donc, il ne faudrait jamais pratiquer d'exorcismes ! Incroyables sont ces réformes liturgiques qui partent de la présupposition que l'Eglise s'est fourvoyée durant des siècles. Oui, satan est partout. Et il peut œuvrer à sa guise car ceux qui le gênent le moins, ce sont les prêtres !