• Regina Collins habite aujourd'hui à Knock, en Irlande. En 1996, elle a vécu une profonde conversion à Medjugorje. Voici le témoignage qu'elle a donné sur Mary-TV le 15 septembre 2015 (traduit par mes soins à partir de l'anglais).
        
        
        
    1-L'existence de Dieu remise en question
        

    Bonjour. Je m'appelle Regina Collins et j'habite à Galway, une ville qui est située dans l'Ouest de l'Irlande.
    Je vais vous raconter ce que la Vierge de Medjugorje a fait dans ma vie, et comment notre Seigneur a changé ma vie à travers les événements de Medjugorje.
        
    Je suis venue ici pour la première fois en 1996. J'avais alors 25 ans. J'étais pleine de colère et j'avais très peur. Pour vous situer un peu le contexte, je vous dirais que j'ai grandi dans une famille catholique, dans la foi catholique.
        
    Je me rappelle d'une manière très claire et très précise de la première fois où j'ai remis en question l'existence de Dieu. J'avais 10 ans, j'étais l'aînée dans ma famille. Je me souviens très bien de cette époque.
    Les médecins avaient découvert que mon père était atteint d'une tumeur très rare au cerveau. Et comme nous étions une famille catholique, nous nous sommes tournés vers la prière. De nombreux Rosaires ont été récités, chez nous, et de nombreuses Messes ont été offertes.
    Mais je me rappelle avoir pensé la chose suivante : "Si Dieu est si bon et s'il est Amour, alors pourquoi mon père souffre-t-il ?" C'est alors que j'ai décidé que je ne prierais pas. Les autres pouvaient le faire, mais seuls les médecins pourraient guérir mon père. Heureusement, mon père s'en est sorti.
        
    Au moment de Noël, j'ai découvert également que le Père Noël n'existait pas. Ca a été un grand choc, pour moi. J'étais vraiment très en colère contre mes parents parce qu'ils m'avaient dit des mensonges.
    J'ai alors commencé à réfléchir à tout cela et je me suis dit : "Peut-être que les adultes ont inventé Dieu, la Sainte Vierge et le Paradis, parce qu'ils ont peur de mourir. Peut-être que c'est là un autre mensonge qu'ils m'ont dit..."
    Mais je n'ai jamais fait part de ces pensées à quiconque et, en grandissant, elles se sont enracinées plus profondément dans mon cœur.
         
    2-L'adolescence et la découverte des discothèques
        
    Au moment de l'adolescence, j'ai eu des relations très très compliquées avec mes deux parents. J'ai découvert les discothèques, la boisson, les garçons... et pendant plusieurs années, ça a été mon monde à moi. Mes week-ends commençaient dans la nuit du mercredi et ils se terminaient dans la nuit du dimanche.
        
    Au fur et à mesure que les années passaient, mon cœur devenait de plus en plus dur. J'étais vraiment pleine de colère : je haïssais la terre entière, je haïssais tout le monde et, plus que tout, je me haïssais moi-même.
    La boisson et la drogue étaient très présentes dans ma vie. Parfois même, je pouvais être violente. J'ai souvent été impliquée dans des bagarres, dans des discothèques.
    Je me souviens qu'une fois, il y avait en moi une telle violence et une telle colère que si j'avais eu un couteau entre les mains, alors j'aurais pu facilement tuer cette fille sans réfléchir.
        
    A l'âge de 20 ans, je me suis calmée un peu. Extérieurement, je paraissais normale. J'ai trouvé un emploi, j'ai rencontré un petit ami sérieux... Mais pour être honnête, ces années ont été les plus noires de ma vie. Mais ce serait trop long à expliquer.
        
    Je me souviens qu'un jour, ma mère m'a dit une chose. Ce n'était pas au cours d'une dispute. C'est juste une phrase qu'elle a dite en réponse à un commentaire que j'avais fait. Elle m'a dit : "Regina, ton cœur est comme une pierre". Et elle avait raison. Mais j'ai pris cela comme un grand compliment parce que j'étais remplie d'orgueil, d'un énorme orgueil et de colère.
        
    Je pensais que j'étais supérieure à beaucoup de gens, notamment les gens qui avaient la foi, peu importe leur religion. Et je haïssais plus particulièrement l'Eglise catholique. Je ne sais pas pourquoi.
    Je n'ai jamais suivi la voie du New Age, ou quoi que ce soit de ce genre, tout simplement parce que je ne croyais en l'existence de rien, en-dehors de ce monde. D'une manière mystérieuse, Dieu m'a protégée.
        
    3-L'importance de la famille
        
    Pendant toutes ces années, ma grand-mère et ma mère - mais particulièrement ma grand-mère, son frère et sa sœur - ont beaucoup prié pour moi. Ma grand-mère, son frère et sa sœur m'ont montré beaucoup d'amour. Ils ne m'ont jamais jugée. Leur amour était inconditionnel et ils m'ont toujours considérée comme une vraie jeune femme. Je leur dois donc énormément.
        
    En 1995, on a découvert que ma sœur, celle dont j'étais très proche, avait une sclérose en plaques. Si d'aventure il y avait encore de tout petits restes de foi dans mon cœur à ce moment-là, alors le peu de foi qu'il pouvait éventuellement me rester a complètement disparu en entendant le diagnostique.
        
    Mais ma mère a décidé qu'elle allait emmener ma sœur en pèlerinage. Et elle a choisi d'aller à Medjugorje.
    Elles m'ont demandé comme ça : "Voudrais-tu venir, Regina ?" Et moi, bien sûr, je leur ai répondu en criant : "Vous êtes folles ? Je ne vais pas dans ces endroits de fous !"
    Mais c'est alors que je me suis dit : "Il va y avoir du soleil... et je n'ai pas d'argent pour aller passer des vacances ailleurs..."
    Par ailleurs, lorsque j'étais à l'école, j'aimais beaucoup l'histoire. D'une manière assez étonnante, j'avais même fait un travail de recherche sur l'histoire de la Yougoslavie. J'ai donc pensé que c'était là une bonne occasion d'aller dans ce pays, sachant que je ne pourrais pas m'y rendre autrement. J'ai donc accepté d'y aller.
    Elles ont été très surprises et je pense qu'elles se sont demandées comment elles allaient faire pour me supporter pendant une semaine dans ce sanctuaire. Je les ai donc averties : "Vous irez à l'église, et moi j'irai au bar".
    C'était mes conditions.
     
        
    4-La communauté du Cénacle
        
    Seulement 24 heures après notre arrivée à Medjugorje, je haïssais déjà l'endroit. Oui, vraiment, je le haïssais. Et plus les heures passaient, plus la haine grandissait. C'est alors que j'ai commencé à être paniquée.
    A la fin du premier jour, je comptais les heures et les minutes qu'il restait avant que nous repartions pour l'aéroport. Tout ce que je voulais, c'était rentrer chez moi.
         
    Le deuxième jour, on nous a proposé d'aller à la communauté du Cénacle. J'ai dit : "Je n'irai pas. Je ne veux pas entendre un chrétien nous raconter une fois encore qu'il est revenu à la vie et que maintenant il ne touche plus à la drogue".
    Mais Dieu a son plan. Ce jour-là, sans même que je m'en aperçoive, la foule m'a entraînée et je me suis retrouvée là-bas, dans cette petite chapelle, avec un magnifique dessin représentant Jésus ressuscité sur le mur.
         
    J'étais assise dans le fond de la chapelle et j'écoutais le témoignage. C'était un Italien qui parlait. Il s'appelait Raphaël. Et là, pour la première fois de ma vie, j'ai éprouvé de la sympathie pour quelqu'un. Les larmes ont commencé à couler sur mes joues. J'étais extrêmement embarrassée. Je me pinçais les mains tout en m'efforçant de m'arrêter de pleurer.
         
    Puis, il a commencé à me regarder fixement. Et comme j'étais très arrogante et très fière, je ne voulais pas baisser les yeux. J'ai donc regardé les yeux de Jésus, sur le mur. J'ai pleuré pendant toute la durée du témoignage.
         
    Avant que je m'en aille, l'homme est venu vers moi. Il s'est présenté et m'a demandé comment je m'appelais. Il parlait un peu l'anglais. Il m'a demandé en me regardant dans les yeux : "Est-ce que tu es heureuse ?" Comme je suis une Irlandaise, j'ai répondu en plaisantant : "Parfois heureuse, parfois triste". Il m'a regardée une nouvelle fois et m'a redemandé : "Est-ce que tu es heureuse?" Il fallait bien que je sois honnête et sincère avec moi-même. Et là, j'ai été très surprise de m'entendre dire : "Non, je ne suis pas heureuse".
    Et c'est à ce moment-là, je le comprends maintenant, que ma conversion a commencé.
        
    5-Une conférence avec le Père Jozo à Siroki Brijeg
        
    Au fil des jours, j'ai commencé à aller à la Messe. Mais c'était surtout parce que j'avais du mal à supporter la chaleur et que l'église avait l'air conditionné.
    Là, j'ai réalisé que tout le monde recevait la sainte communion et que j'étais la seule à ne pas être dans ce cas. J'ai donc commencé à communier; non pas parce que je croyais, mais parce que je ne voulais pas rester à l'écart des autres. Et je ne voulais pas non plus que quiconque essaye de me convertir.
    La Sainte Vierge a donc été une Mère pleine de sagesse. Elle m'a appelée petit à petit.
         
    Ensuite, l'un des grands moments a été une rencontre à Siroki Brijeg, où vivait le Père Jozo à cette époque. Il donnait une conférence. Je me tenais debout près de la sortie. Je demandais aux gens s'ils avaient une cigarette. Je ne comprenais pas ce qu'il disait. Je ne comprenais pas non plus l'importance des paroles du Père Jozo, ni rien du tout.
    A la fin de la conférence, il a béni tous les prêtres et ces derniers sont venus prier sur nous.
    Tandis que j'étais dans la file, je me suis dit : "Non, ce n'est pas pour moi". J'ai donc essayé de sortir de la file pour repartir, mais mes pieds étaient aimantés au sol. Ils étaient comme deux gros aimants. Je ne pouvais aller ni à gauche ni à droite. Puis un prêtre a prié sur moi.
         
    Ca a été la journée la plus difficile, pour moi, parce que toute la colère que j'avais dans mon cœur depuis des années est remontée à la surface. Je me suis alors enfuie de l'église et me suis assise sur un mur. J'ai regardé autour de moi et j'ai commencé à paniquer.
    Je me souviens m'être agrippée au mur en répétant sans cesse : "Tu vis, tu meurs, et puis c'est fini. Tu vis, tu meurs, et puis c'est fini". Je sentais que des ténèbres profondes m'entouraient.
    Et tandis que j'étais là, assise, une vieille voiture est passée devant moi. Une chanson venait de l'intérieur et le son était très fort. C'était un groupe irlandais. Le refrain de la chanson m'a touché en plein cœur. Mais j'ai commencé à avoir très peur. A ce moment-là, j'ai vraiment cru que j'étais en train de devenir folle. Ca a été une impression épouvantable. J'ai eu l'impression que je ne contrôlais plus la réalité.
        
    6-La Messe pour les anglophones à l'église Saint-Jacques
        
    Le lendemain, alors que j'étais seule, assise à l'ombre d'un arbre, à l'extérieur de l'église, attendant la Messe en anglais, toujours pleine de colère et d'orgueil, six femmes originaires de Londres sont arrivées et elles m'ont demandé si elles pouvaient s'asseoir à côté de moi.
    Elles devaient penser que j'étais plus jeune que je ne l'étais en réalité car elles m'ont dit : "Toi qui es si jeune, tu dois être contente d'être à Medjugorje. C'est extraordinaire que tu soies là".
    Je leur ai répondu sur un ton sec : "Je ne suis pas si jeune que ça. De plus, je suis là uniquement pour faire plaisir à ma mère". Elles m'ont demandé comment je m'appelais et je leur ai dit mon prénom. Elles m'ont répondu : "Regina, nous allons à la Messe avec notre groupe et nous t'offrirons pendant la Messe".
    Je les ai remerciées d'un rire sarcastique, puis elles sont parties.
         
    Juste avant la Messe, je me suis dit : "Encore une Messe aujourd'hui et une Messe demain, et puis je serai arrivée au bout de mes peines". Mais Dieu me préparait quelque chose.
    Notre groupe est entré dans l'église Saint-Jacques, et la Messe a commencé. Pendant la célébration, des gens entraient et sortaient pour venir voir la statue de la Sainte Vierge. C'est pourquoi, au moment de la consécration, le prêtre nous a demandé de quitter nos places et de nous tenir sur les marches qui sont juste devant l'autel. Ne voulant pas me retrouver toute seule sur le banc, j'ai quitté ma place. Et tandis que je me suis approchée de l'autel, j'ai eu soudainement le sentiment très fort que le sol sur lequel je marchais était saint. J'en ai eu le souffle coupé. J'essayais d'inspirer et d'expirer profondément.
         
    Puis, au moment de la prière du Notre Père, on nous a demandé de nous tenir par la main. Je l'ai fait et, là, les larmes ont commencé à couler une fois encore; à la différence près que je n'avais plus peur, cette fois-ci. Je n'ai pas essayé de les retenir.
    Quand nous avons fini le Notre Père, j'ai regardé sur ma gauche et sur ma droite et, pour la première fois de ma vie, j'ai ressenti qu'il y avait dans mon cœur de l'amour pour les personnes qui m'entouraient. Nous nous sommes donnés un signe de paix, nous nous sommes embrassés, et c'est alors que les larmes se sont mises à couler vraiment.
    Et je ne me souviens pas vraiment de ce qui s'est passé ensuite. Tout ce dont je me souviens, c'est que j'ai communié. Après cela, quelque chose de vraiment très difficile à expliquer s'est produit.
        
    7-Le repos dans l'esprit
        
    Après avoir reçu la sainte communion, tout à disparu. L'église a disparu. Le sol a disparu sous mes pieds. Et je n'avais plus conscience que j'étais dans un bâtiment concret, dans un endroit précis.
    Tout ce que je pouvais voir, c'était une lumière blanche. C'était la lumière la plus blanche, la plus claire et la plus merveilleuse que vous pouvez imaginer. Elle était sous mes pieds, au-dessus de moi, et elle m'entourait complètement.
          
    Je peux simplement vous l'expliquer de la manière suivante : c'est comme si vous plongiez dans un bassin, un bassin rempli d'eau; j'étais dans cette lumière éblouissante et constante.
    En même temps, je sentais une énergie extrêmement forte qui descendait et rentrait dans mon corps à partir de la droite. Je sentais cette énergie couler dans mon corps et ressortir par la gauche. Et je me sentais si petite, si insignifiante. Je sentais que tout l'orgueil qui était dans mon cœur était emporté, et j'étais remplie d'amour.
        
    L'Amour de Dieu pour nous est absolument, totalement indescriptible. Il n'y a aucun mot, et ce dans aucun langage, qui puisse décrire l'Amour de Dieu le Père. Il n'y a aucun tableau qui puisse le faire non plus, ni aucune musique, ni aucun chant. C'est totalement indescriptible. Il n'y a rien à quoi on puisse le comparer. C'est une joie indescriptible. Et je me sentais si petite, si insignifiante. C'était comme quand un père nous berce dans ses bras.
    Je peux simplement vous l'expliquer ainsi : étant enfant, vous vous souvenez peut-être avoir été plein d'audace et vous être perdu dans un magasin. Mais quand votre père ou votre mère vous a retrouvé et vous a soulevé du sol, alors les larmes ont coulé et vous avez senti l'amour de vos parents.
         
    Je ne sais pas combien de temps cela a duré. J'ai juste senti que quelqu'un me donnait une tape sur l'épaule. J'ai regardé vers le haut. C'était ma sœur. Elle m'a dit : "Regina, qu'est-ce que tu fais sur le sol ?" J'ai alors regardé autour de moi et j'ai réalisé que j'étais tombée sur le sol et que mon front touchait le sol, au pied de l'autel de l'église.
    Elle m'a aidée à me relever. La Messe était finie et tout le monde était parti. C'est alors que les larmes ont vraiment, vraiment, commencé à couler.
    Elle m'a laissée dans l'église et j'y suis restée un bon moment. Des vagues et des vagues et des vagues de larmes ont coulé. Mais cette fois-ci, c'était des larmes de joie, pas des larmes de tristesse. Je ne peux absolument pas vous le décrire.
        
    8-La confession avec le Père Kevin Devine
        
    Un long moment plus tard, je suis ressortie de l'église. Je ne voulais ni aller au restaurant ni rencontrer qui que ce soit. J'avais besoin d'être seule.
    C'est alors que j'ai vu arriver une femme, mais je ne voulais pas lui parler parce que je savais que si elle me voyait pleurer, elle voudrait rester avec moi. Je me suis donc demandé : "Qu'est-ce que je vais faire ? Je ne veux pas lui faire de peine". Quelque temps plus tôt, cela ne m'aurait rien fait du tout de lui faire de la peine.
         
    J'ai regardé autour de moi et j'ai vu un prêtre qui confessait dans les confessionnaux. Il y avait une longue file d'attente. Je me suis dit : "Si je me mets au bout de la file, alors elle verra que je vais me confesser et, ainsi, elle ne s'arrêtera pas pour me parler". Mais je n'avais aucune intention d'aller me confesser. Et je pleurais toujours.
    Je me suis donc mise au bout de la file. Ce qui est amusant, c'est qu'il n'y avait que des Français dans cette file. Je restais donc tranquillement là où j'étais en attendant que la voie soit libre.
         
    Au moment même où j'allais m'en aller, j'ai entendu des personnes crier : "Alleluia ! Loué soit Dieu !" C'était les six femmes que j'avais rencontrées juste avant la Messe. Elles revenaient de la Messe de leur groupe. Me voyant au bout de la file de la confession avec des larmes dans les yeux, elles sont venues vers moi et m'ont dit : "Regina, ces gens sont Français. Tu parles français ?" J'ai répondu : "Non". Mais chaque fois que j'essayais de dire un mot pour tout leur expliquer, les larmes revenaient et m'empêchaient de parler. Elles ont dit alors : "Restons avec elle. On va trouver un prêtre".
         
    Au loin, il y avait un homme qui était assis sur un banc et qui lisait un livre. L'une des femmes s'est approchée de lui, puis elle a crié à nouveau : "Alléluia !" Elle venait de trouver un prêtre. Et c'est ainsi qu'elles m'ont conduite à la confession, deux d'entre elles me tenaient par le bras gauche, et deux autres par le bras droit.
    J'essayais de les retenir et de leur dire : "Je ne veux pas y aller", mais elles ne savaient pas, elles ne comprenaient pas, parce que je ne pouvais pas dire un mot. Et là, elles m'ont laissée avec le prêtre, sur le banc.
        
    Après un long moment, je me suis finalement arrêtée de pleurer. Le prêtre m'a demandé : "Voulez-vous que j'entende votre confession ?" Je lui ai dit : "Père, ma confession risque d'être très longue et elle risque de beaucoup vous choquer, vous qui êtes un saint prêtre..."
    C'est alors qu'il m'a dit : "Regina, tu peux tout me dire. J'étais aumônier au Vietnam pendant la guerre, et j'ai entendu tout ce que l'on pouvait entendre".
         
    Je crois vraiment que Dieu a choisi ce prêtre spécialement pour moi parce que, comme je l'ai déjà dit, j'aimais beaucoup l'histoire et j'avais beaucoup étudié la guerre du Vietnam. J'étais donc assise là, et je me suis confessée pour la première fois depuis de nombreuses années. C'était la confession de ma conversion.
         
    Pendant cette confession, je pouvais apercevoir un homme, un père de famille, qui était là avec son petit enfant, dans l'ombre des confessionnaux... De temps en temps, ils attiraient mon regard.
    A la fin de la confession, j'ai reçu l'absolution. Le Père Kevin (ndlr : il s'agit ici du Père Kevin Devine) m'a montré cet homme et son enfant et il m'a dit : "Regina, tu es comme ce petit enfant. Tu sais, tu auras des moments de faiblesse. Il y aura peut-être des moments où tu tomberas. Mais chaque fois que tu tomberas, Dieu, ton Père, te relèvera"
         
    Je me souviens que quand j'ai quitté ce prêtre, ce jour-là, je suis retournée à la pension où je logeais, et j'étais comme sur un nuage. Ce que je veux dire, c'est que je courais sur la route en faisant des signes de la main aux serveurs des restaurants, aux chauffeurs de taxis, aux personnes qui étaient assises dans leur jardin...
    Vous vous souvenez de James Stewart dans le film "Le monde est merveilleux" ? Et bien j'étais comme ça ! J'ai embrassé tout le monde et j'ai serré tout le monde dans mes bras en arrivant à la pension.
        
    9-Une apparition d'Ivan sur la colline des apparitions
        
    Ce soir-là, nous avons tous été invités à une apparition publique sur la colline des apparitions. J'y suis allée. Mais en fait, c'était surtout pour dire que j'y étais. Car après tout ce qui m'était arrivé, notamment au moment de l'Eucharistie, les apparitions ne me semblaient plus aussi importantes, pour moi. Mais j'y suis allée quand même.
        
    Là-bas, tandis que nous attendions, nous avons chanté et nous avons prié le Rosaire.
    Je me souviens que c'était un samedi soir. Je me souviens aussi que, pendant le Rosaire, j'ai ri en moi-même parce que le samedi soir, à Galway, je suis habituellement dans la file d'attente à l'entrée d'une discothèque. Et là, j'étais sur une colline, en Bosnie-Herzégovine, et j'attendais que la Mère de Dieu arrive. Je me souviens que mon cœur était rempli de joie !
        
    Juste avant l'apparition, j'ai senti une odeur de roses tout autour de moi. Des effluves et des effluves et des effluves du parfum le plus pur, un parfum de roses, un parfum de toutes les fleurs que vous pouvez imaginer.
    C'était si fort qu'à un moment donné, j'ai même ouvert la bouche pour essayer de goûter les pétales de roses. Ca a duré très longtemps. Et quand nous nous sommes agenouillés, au moment où la Sainte Vierge est apparue, tout est devenu très calme.
         
    Après l'apparition, nous sommes redescendus de la colline. Il y avait en moi une telle joie que j'avais envie de chanter. Mais je ne me rappelais d'aucun cantique. Les seules chansons dont je me souvenais étaient des chansons de Heavy Metal, et des choses comme ça.
    Toutefois, les paroles d'un cantique me sont revenues en mémoire. C'était un cantique que je chantais à Galway quand j'étais petite. Il s'appelait : "Walk in the light" (ndlr : "Marche dans la lumière"). Je me souvenais seulement de deux vers, mais j'ai commencé à chanter tout haut : "Walk in the light". Les gens qui se trouvaient à côté de moi se sont mis à chanter eux aussi et, très vite, pratiquement toutes les personnes qui redescendaient de la colline ont repris en chœur : "Walk in the light of God".
         
    Au pied de la montagne, une femme m'a demandé : "Qu'est-ce que vous avez demandé à la Sainte Vierge ?" Je l'ai regardée et je lui ai répondu : "Et bien... je ne lui ai rien demandé du tout parce que je ne voulais pas interrompre sa conversation avec le voyant !"
    Et c'est là, à cette seconde précise, que j'ai cru véritablement que la Sainte Vierge apparaissait. Et depuis, ma vie a complètement changé. J'ai complètement changé ! Ca a été le début de ma conversion.
        
    Mais c'était il y a 19 ans. Or, comme je l'ai découvert par la suite, la conversion ne commence pas et ne s'achève pas à un moment précis. La conversion doit toujours se poursuivre, c'est quelque chose que l'on doit vivre tous les jours. Et il y a eu des moments où j'ai chuté. Une ou deux fois, ça a même été spectaculaire !
    Mais Dieu, mon Père, m'a relevée. Et il m'a ramenée à Medjugorje à de nombreuses reprises, depuis. J'ai même eu l'occasion de travailler comme accompagnatrice de pèlerinages. J'ai vu et appris beaucoup de choses au cours de ces années.
        
    10-La lecture d'un passage du Livre d'Ezéchiel
        
    Je vais maintenant terminer en vous racontant une petite histoire.
    Des années après ma conversion, alors que j'étais à l'église Saint-Jacques, à Medjugorje, on m'a demandé de faire une lecture à la Messe. J'étais très nerveuse et je n'avais pas eu le temps de préparer la lecture ni de prier avant le début de la Messe.
    Quand je me suis levée pour aller vers le pupitre, une main s'est approchée de moi pour régler le micro. J'ai regardé à droite, et c'était le Père Kevin Devine, le prêtre avec qui je m'étais confessée en 1996.
    En le voyant, j'ai été remplie de joie et d'amour. Je ne pourrai jamais l'oublier. J'ai toujours prié pour lui et je rends grâce à Dieu pour sa vocation.
         
    Puis, j'ai commencé la lecture. C'était un passage du Livre d'Ezéchiel. Dans ce passage, deux phrases m'ont profondément bouleversée. A ce moment-là, j'ai vraiment réalisé ce que Dieu et la Sainte Vierge avaient fait pour moi.
    Voici ces deux phrases du Livre d'Ezéchiel : "Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair" (Ezéchiel 36, 26).
    Là, j'ai compris.
        
    Alors, loués soient Jésus et Marie ! Et bon anniversaire, chère Mère du ciel ! (ndlr : l'Eglise fête la Nativité de la Vierge Marie le 8 septembre)


  • Adam Holubar habite à Omaha (Nebraska, USA). Il est revenu à la foi catholique en regardant la retransmission de l'apparition de Marija Pavlovic-Lunetti et Ivan Dragicevic du 23 septembre 2010, sur Mary-TV (en direct de la cathédrale de Vienne, en Autriche). Le récit de sa conversion est très connu aux Etats-Unis (traduit par mes soins à partir de l'anglais).
          
        
    Note de Christine Watkins
    C'est l'auteur américain Christine Watkins qui a fait connaître ce témoignage en le publiant sur son site Internet en 2012. Voir ici >>
        

    J'ai entendu beaucoup d'histoires magnifiques racontant que Marie s'était approchée de certaines personnes et qu'elle les avait aidées à sortir des ténèbres en un instant, et ce en les étreignant avec un amour incroyable.
    La conversion suivante est peut-être la plus rapide dont j'ai jamais entendu parler. Elle s'est passée par Internet.
         
        
    LE TEMOIGNAGE D'ADAM HOLUBAR
        
        
    1-Un coup de fil avant de partir au gymnase
         
    J'ai vite descendu les escaliers et je me suis mis à chercher mes chaussures de sport car, la veille au soir, je ne les avais pas rangées au bon endroit.
    Je n'avais plus que cinq minutes avant d'aller rejoindre des amis au gymnase, pour la séance d'entraînement du jeudi soir. Oui, j'étais en retard une fois encore.
         
    A ce moment précis, mon téléphone a sonné. C'était ma mère. "Est-ce que tu as la possibilité de regarder l'apparition d'Ivan et Marija ?", m'a-t-elle demandé. Je lui ai répondu : "Non, maman, je suis déjà en retard. Mais je la regarderai quand je rentrerai".
         
    Tout à coup, alors que j'étais en train de lacer mes chaussures, je me suis arrêté. C'est comme si quelque chose m'avait poussé à regarder la retransmission de l'apparition des voyants de Medjugorje. Et comme je me sentais coupable de m'être montré réticent en parlant avec ma mère, je n'ai pas résisté. C'était le soir du 23 septembre 2010. Ma vie allait être complètement bouleversée.
     
        
    2-Les années de jeunesse
        
    Etant petit, je suis allé à l'école Sainte Bernadette, une école catholique. Bien que les frais de scolarité étaient très élevés, les sacrifices que mes parents ont fait en ont valu la peine car, avec mes frères et sœurs, nous avons reçu une éducation catholique. Ces sacrifices ont aussi permis que quelque chose de très important soit déposé en moi, quelque chose que j'allais redécouvrir par la suite, dans ma vie.
         
    A l'école primaire, nous allions à la Messe une fois par semaine, en plus du dimanche. Mais quand je suis entré au collège, j'ai décidé d'aller dans un établissement public car je voulais faire du sport, et je ne suis plus allé à la Messe que le dimanche. Pour être tout à fait honnête, la seule raison pour laquelle j'y allais était que mes parents nous forçaient, moi et mon frère jumeau. Si j'avais eu la possibilité de choisir, je serais resté au lit jusqu'à midi.
         
    A cette époque, la vie se déroulait comme prévu. J'ai réussi mes examens au lycée et je suis entré à l'université. J'aimais beaucoup l'université : les nouveaux amis, le nouvel environnement, la vie sans les parents... Toutefois, j'ai utilisé cette liberté pour faire un choix : j'ai décidé de ne plus aller à la Messe. A cette époque, j'avais pris de la distance par rapport à Dieu et à l'Eglise catholique.
         
    Puis, j'ai trouvé un travail de gardien dans une discothèque de la ville. Et là, j'ai commencé à suivre un mauvais chemin. Je rentrais souvent chez moi avec une fille que j'avais rencontrée à mon travail. Plusieurs fois, même, j'ai terminé mes nuits dans des clubs de strip-tease. Et comme, en plus de cela, je participais chaque week-end à des fêtes qui finissaient à point d'heure, je n'allais jamais me coucher avant le lever du soleil. Je rentrais chez moi ivre.
        
    En passant devant l'église, le matin, j'observais les familles qui arrivaient à la Messe du dimanche. Le démon m'avait entraîné là où il voulait, et je mettais de l'huile sur le feu. Ma vie a continué comme ça pendant quelques années.

        
    3-Un témoignage et un livre
         
    Un soir, ma mère m'a proposé d'aller écouter un témoignage en paroisse. Un homme qui revenait d'un pèlerinage à Medjugorje devait raconter ce qu'il avait vécu dans ce petit village de Bosnie Herzégovine. J'y suis allé en traînant un peu les pieds, mais je voulais faire plaisir à ma mère.
         
    Ce soir-là, j'ai écouté cet homme parler de cet endroit où six voyants faisaient l'expérience d'apparitions de notre Sainte Mère. Je ne savais rien sur Medjugorje et, pour être tout à fait honnête, cela ne m'intéressait pas et je ne prêtais pas vraiment attention à ce qu'il disait. Je n'avais qu'une seule envie : partir.
         
    Puis le temps a passé, et le mois de septembre 2010 est arrivé. Ma mère m'avait offert un livre qui m'avait fait forte impression. Il était intitulé : "La Reine du Cosmos - interviews des voyants de Medjugorje" (de Janice Connell).
    J'avais emporté ce livre sur mon lieu de mon travail. Il était resté sur mon bureau pendant plusieurs semaines et il était plein de poussière.
    Un jour, alors que j'étais assis et que j'avais une heure ou deux devant moi, j'ai fait quelque chose qui allait me marquer à tout jamais au plus profond de mon âme : j'ai ouvert le livre et j'ai commencé à le lire.
         
    Dans ce livre, les voyants expliquaient comment était la Vierge Marie. Je n'avais jamais entendu une description pareille. Ils disaient que sa beauté était au-delà de ce que l'on pouvait imaginer.
    En poursuivant la lecture, j'ai commencé à tomber complètement amoureux de la personne qu'ils décrivaient. J'ai lu le livre en seulement deux jours. Et après, je ne savais rien mais j'avais tout compris : cette femme jeune, pure, pleine d'amour et de vie, était ma Mère et j'étais son fils.
    C'est alors que j'ai commencé à me passionner pour les apparitions de Notre Dame de Medjugorje, et c'est là qu'a commencé ce que j'appelle ma conversion miraculeuse par son intercession.
        
    4-L'apparition du 23 septembre 2010
         
    Une semaine après avoir terminé le livre "La Reine du cosmos", ma mère m'a appris qu'une apparition devait être retransmise en direct dans le monde entier sur Internet. Elle m'a dit aussi que, d'après le voyant Ivan, des grâces spéciales seraient accordées à tous ceux qui suivraient cette retransmission, où qu'ils soient dans le monde.
    Bien que je n'avais pas vraiment envie de regarder l'apparition, j'étais très excité à l'idée de voir les voyants Ivan et Marija communiquer avec la Mère de Dieu.
         
    C'était le 23 septembre 2010, à la cathédrale Saint Etienne, à Vienne.
    Tandis que j'étais assis pour regarder la retransmission en direct, j'ai senti qu'une personne m'entourait de sa présence, comme si elle était entrée dans la chambre.
    J'ai vite levé les yeux, m'attendant à voir quelqu'un, mais je n'ai vu personne. Et pourtant, cette présence devenait de plus en plus intense.
    Je vous dirais que c'était comme si quelqu'un se trouvait là, devant vous, avec son visage à quelques centimètres du vôtre, mais que vous ne pouviez rien voir.
         
    A ce moment-là, j'ai senti un amour qui ne venait pas de ce monde, un amour plus pur que tout ce que j'avais pu connaître. Et j'étais tellement imprégné de l'amour qui irradiait de cette personne qui se trouvait dans la chambre avec moi que j'ai commencé à pleurer. Je ne pouvais pas comprendre cet amour qui m'étais donné, mais je pouvais le sentir qui irradiait de moi. C'était comme quand quelqu'un a une forte fièvre et qu'il peut sentir physiquement la chaleur qui sort de son corps.
         
    Et je savais exactement qui était dans la chambre avec moi. J'ai crié : "Marie ! Marie ! Marie !" tout en pleurant de manière incontrôlable. Mon cœur se dilatait, il était comme un feu. "Marie !" ai-je crié. "Marie, je t'aime !", "Je t'aime, Marie !"
         
    Cet amour est devenu tellement intense que j'ai mis ma tête dans mes mains tout en continuant à pleurer. J'ai crié : "Mais qu'est-ce qui m'arrive ?", "Mais qu'est-ce qui se passe ?" Et je pleurais. "Marie ! Marie ! Marie !" disais-je entre deux sanglots.
    Puis, incapable de m'arrêter, j'ai fini par crier : "Montre-toi ! Fais que je te vois, Marie !", "Marie, s'il te plait, je sais que tu es là. S'il te plait, fais que je te vois de mes yeux !"
         
    Ce soir du 23 septembre 2010, j'avais 24 ans. J'étais encore très jeune et j'avais toute la vie devant moi. Pourtant, après avoir ressenti l'amour de Marie, j'étais prêt à mourir. Je ne l'ai pas vue de mes yeux, mais je l'ai ressentie de tout mon être. Et sachant que rien ni personne sur cette terre ne pourrait jamais me donner un amour pareil, j'étais prêt à quitter ce monde pour aller rejoindre notre Mère.
    Cet amour était tellement indescriptible qu'à un moment donné, j'ai même crié : "Marie, je suis prêt à partir. Mère, si tu le veux, prends-moi avec toi. Je suis prêt".
    Et je le pensais du plus profond de mon âme.
        
    5-Le repentir
         
    Ayant été élevé dans la religion catholique, j'avais reçu le sacrement de la confession à de nombreuses reprises. Mais j'avais confessé mes péchés non pas parce que j'étais triste de les avoir commis, mais parce que j'avais peur de l'enfer.
        
    Et tandis que j'étais là, assis, me demandant si mes larmes allaient finir par s'arrêter, je réalisais que, pour la première fois de ma vie, je regrettais sincèrement tout le mal que j'avais fait. Ce que je veux dire par là, c'est que je le regrettais vraiment du plus profond de mon cœur.
        
    J'ai fini par relever la tête et, tandis que les larmes coulaient sur mes joues, je me suis tourné vers Dieu et, pour la première fois, je lui ai dit : "Je te demande pardon ! Je te demande pardon !" Et c'était vraiment sincère.
         
    6-Donner son oui à Dieu
        
    Après cette conversion miraculeuse, j'ai fait l'une des choses les plus folles de toute ma vie : j'ai donné mon oui à Dieu; je lui ai permis de diriger complètement ma vie. J'ai estimé en effet que j'avais fait suffisamment de mal comme ça; et en lui demandant de prendre ma vie en main, je ne pouvais pas me tromper.
         
    Depuis que j'ai donné mon oui à Dieu et à Marie, j'ai reçu beaucoup de grâces. Six mois après ma conversion, ma mère et moi avons pris l'avion pour Sacramento, en Californie, pour aller assister à une grande rencontre Medjugorje.
    Quelle ne fut pas notre surprise de voir que la voyante Marija était présente elle aussi. Si vous vous rappelez bien, Marija était l'une des deux personnes qui avaient eu l'apparition, à la cathédrale Saint Etienne, à Vienne.
    Au cours de la rencontre, j'ai pu rencontrer Marija et elle m'a salué chaleureusement. Ca a été un cadeau incroyable de Dieu et de notre sainte Mère !
         
    7-Un nouvel amour
        
    Ma vie n'est plus la même depuis ce fameux soir du 23 septembre 2010. J'ai pris les messages de la Sainte Vierge très à cœur : le jeûne, la prière du Rosaire, les sacrements... j'ai également rejoint un groupe biblique.
    Ce qui est amusant, c'est que j'ai toujours été extrêmement proche de ma mère en grandissant. Et quand Dieu a vu que je m'éloignais de Lui, Il a su exactement ce qu'il fallait faire : Il a envoyé sa Mère pour me ramener à Lui.
         
    Il n'y a pas un seul jour ni une seule heure où je ne pense pas à Marie. Je l'aime tellement, et je suis tellement heureux de l'avoir pour Mère.
    Récemment, j'ai entendu une personne qui citait une phrase magnifique d'un auteur et j'ai fait le rapprochement avec moi. Cette personne disait : "Quand le temps sera venu, quand je mourrai et que je quitterai ce monde pour paraître devant Jésus, aux portes du Ciel, Jésus me regardera et il me dira : Oh oui, ma Mère m'a beaucoup parlé de toi".
         
    Je suis tellement reconnaissant à la Sainte Vierge pour son intercession. Elle m'a sauvé la vie, elle a guéri mon âme et m'a rapproché de son Fils. Je ne peux m'empêcher de ressentir une grande excitation en me demandant où ce nouvel amour va me conduire maintenant.


  • Tara habite à Waltham (dans le Massachusetts). Elle est mariée et mère de quatre enfants. En 2014, lors d'un pèlerinage à Medjugorje, elle a senti grandir en elle un grand amour pour l'Eucharistie. Depuis, elle et sa famille ont reçu la grâce de pouvoir aller à la Messe tous les jours. Voici le témoignage qu'elle a donné en mars 2016 dans "Spirit of Medjugorje" (traduit par mes soins à partir de l'anglais). 
        
        
    1-L'importance de l'Eucharistie
         
    Il y a environ deux ans, mon mari et moi sommes allés en pèlerinage à Medjugorje avec nos trois enfants - j'étais alors enceinte du quatrième. Nous n'aurions jamais imaginé que nous irions un jour, mais nous nous sommes sentis appelés et cela a été une expérience extraordinaire qui a changé notre vie.
         
    Une amie à moi m'avait assurée que, longtemps après notre retour de Medjugorje, les fruits de notre pèlerinage continueraient à apparaître dans notre famille. Comme elle avait raison !
    L'un de ces fruits a été le désir de participer à la Messe de manière quotidienne. Ce désir a grandi dans mon cœur pendant des mois, après notre retour. Par ailleurs, une chose que m'avait dite ma sœur Erin, lors d'une visite, revenait sans cesse dans mon esprit et était toujours dans mon cœur : "Si nous croyions vraiment ce que nous disons croire au sujet de l'Eucharistie, alors nous irions à la Messe chaque jour !"
         
    Waouh ! Plus je pensais à cela et plus je sentais qu'elle avait raison. Si nous croyions vraiment que les espèces eucharistiques sont le Corps et le Sang de Jésus - et que Jésus est Dieu, et que Dieu est le Créateur de l'univers et qu'Il nous attend à la Messe pour se donner à nous -, alors comment pourrions-nous manquer ce rendez-vous ??!
         
    Plus je considérais cette vérité et plus mon cœur désirait obtenir cette grâce apparemment impossible : pouvoir recevoir Jésus chaque jour à la Messe avec ma famille. Nous étions six : mon mari, moi et nos quatre enfants âgés de 14 ans, 10 ans, 7 ans et 2 mois.
        
    2-Les difficultés
         
    Depuis la conversion de mon mari et depuis mon retour à la foi catholique, en 2007, il y avait des périodes où nous allions à la Messe chaque jour. Ces périodes où nous faisions l'effort de participer à l'Eucharistie en semaine étaient toujours des périodes de grâces pour nous et pour notre famille.
    Mais la Messe n'était pas notre priorité. Des choses arrivaient, et voilà que notre volonté devenait moins forte et que nous arrêtions d'y aller quotidiennement.
         
    Et même quand nous allions à la Messe de manière régulière, il me semblait impossible, lorsque l'été arrivait, de nous y rendre chaque jour avec tous les enfants ! Je ne parvenais jamais à convaincre les enfants de se lever pour aller à la Messe pendant les vacances. Au premier signe de résistance, je renonçais.
    Convaincue que cela était impossible, je décidais alors d'attendre l'automne avant d'aller à nouveau à la Messe quotidiennement. 
         
    Mais au printemps dernier - environ un an après notre pèlerinage à Medjugorje -, mon mari et moi n'allions plus aussi souvent à la Messe. En effet, son emploi du temps était très chargé et il avait du mal à se libérer.
        

    3-Une prière à la Sainte Vierge
        

    Vers la fin de l'année scolaire, j'ai commencé à repenser aux paroles de ma sœur : "Si nous croyions vraiment... alors nous irions à la Messe chaque jour !" Et mon désir d'aller à la Messe quotidiennement avec ma famille a grandi dans mon cœur.
         
    Bien que cela me semblait alors impossible, et bien que je ne voyais pas du tout comment nous allions pouvoir faire vu que mon mari était très occupé et vu que les enfants allaient dans des écoles différentes - et vu également qu'il y avait maintenant le petit dernier -, j'ai écrit une prière à la Vierge Marie : "S'il te plaît, prie pour nous afin que nos emplois du temps et nos vies changent et que nous puissions aller à la Messe tous ensemble chaque jour".
         
    Oui, chaque jour. Pourquoi ne pas demander l'impossible ? Après tout, avec Dieu tout est possible !
    De plus, comme la mission de la Sainte Vierge est de nous rapprocher de son Fils, je savais que je pouvais compter sur son aide maternelle et sur ses prières pour nous.
        
    J'ai déposé cette prière dans le pot qui se trouve aux pieds de notre statue de la Vierge Marie, et j'ai attendue que le miracle arrive.

        
    4-Le miracle
         
    Assez rapidement, les choses ont commencé à changer. Mon mari a pu se décharger de certaines responsabilités, à son travail, et son emploi du temps est devenu moins lourd. Lui et moi avons donc recommencé à aller à la Messe chaque jour.
    Et quand ma fille aînée Megham a terminé l'école, au début du mois de juin, elle nous a accompagnés avec joie. A la fin de l'année scolaire, mon mari et moi allions à la Messe chaque jour, et ce depuis environ un mois.
         
    Puis, le premier jour des vacances est arrivé. Et c'est alors que le miracle s'est produit.
    Nous avons expliqué à nos enfants que nous allions à la Messe chaque jour et que, maintenant que l'école était terminée, nous allions continuer à y aller tous ensemble, en famille. C'était clair.
    Oh, bien évidemment, il y a eu quelques plaintes et quelques pleurs, au début. Après tout, c'était l'été et tout cela n'était pas prévu.
    -"Tu veux dire que nous allons devoir nous lever et nous habiller pour aller à la Messe tous les matins ?"
    -"Oui, tous les matins".
         
    Cela n'a pas été simple. Mais mon mari était décidé et, grâce à lui et à son soutien, j'ai pu tenir bon malgré les objections. Etonnamment, les plaintes n'ont pas duré longtemps. Et plus surprenant que tout, il y a eu une extraordinaire effusion de grâces au moment de commencer notre journée avec Jésus. Par exemple, le fait que tout le monde était prêt à l'heure et se tenait debout devant la porte, chaque jour, était un véritable miracle ! 

        
    5-Des changements notoires
        
    Au fil des semaines, cette habitude matinale a commencé à avoir un impact sur nos journées et sur nos vies. Nous étions remplis de la Parole de Dieu et nourris de son Corps et de son Sang chaque jour, et nous avons commencé à changer. Il y avait moins de disputes, nous sommes devenus plus patients, plus joyeux et plus à l'écoute les uns des autres. Il y avait plus de paix et de joie dans notre foyer.
         
    Bien sûr, nous passions parfois par des moments difficiles, comme c'est le cas pour toutes les familles ! Mais un changement notoire était en train de s'opérer. Il y avait plus d'amour. Et comme nous avions mis Dieu à la première place dans notre famille, beaucoup d'autres choses ont commencé à se mettre en place également. Notre mariage a été renforcé et l'amour a grandi. Nous avons commencé à croire plus fortement en l'amour de Dieu et à compter d'avantage sur l'aide de notre Mère du ciel.
         
    Mais jusqu'alors, aucune difficulté n'était venue se mettre en travers de notre chemin. Nous sommes partis en vacances dans le Maine en juillet, et c'est là que notre bonne volonté a été mise à l'épreuve pour la première fois.
         
    6-Une heure et demie de voiture pour aller à la Messe
         
    Pendant une semaine, nous avons logé dans un chalet situé au bord du lac de Peabody, à Sebago. Nous n'avions invité personne. Il n'y avait que nous. Nous voulions prendre le temps de nous retrouver en famille. C'est l'une de mes semaines préférées de l'année.
         
    Mais nous étions dans la partie rurale du Maine. Pour aller à la Messe chaque jour, il fallait faire des trajets de 25 à 45 minutes en voiture - et ce rien que pour l'aller -, les Messes quotidiennes étant célébrées dans des églises différentes et les horaires étant eux aussi différents selon les jours.
    Il fallait donc faire jusqu'à une heure et demie de voiture chaque jour, avec tous les enfants, pour aller à la Messe.
         
    Cela faisait environ un mois et demi que nous y allions chaque jour. Allions-nous continuer... ?
    Mon mari et moi avons rapidement décidé de rester fidèles à notre engagement d'aller à la Messe de manière quotidienne, même pendant les vacances. Peu importe comment nous allions devoir nous arranger et la distance que nous allions devoir parcourir en voiture. Nous étions tous partants !
         
    Que de grâces nous avons reçues au cours de cette semaine ! Dans la voiture, nous parlions de l'importance de la Messe. Nous nous disions que c'était une grande grâce de pouvoir y aller chaque jour. Nous pensions aussi aux personnes qui, dans d'autres régions du monde, devaient parcourir des distances encore plus grandes pour aller à la Messe. Nous pensions aux chrétiens persécutés qui risquaient leur vie pour aller à la Messe.
         
    C'était incroyable. La foi remplissait nos vacances. Et je pense que Dieu s'est servi de ce temps pour nous préparer à un défi encore plus grand qui arrivait : la rentrée scolaire.
        
    7-La rentrée scolaire
        

    Quand la fin de l'été est arrivée et que nous avons commencé à préparer la rentrée des classes, nous avons pris conscience que nous allions devoir à nouveau faire des efforts pour pouvoir continuer d'aller à la Messe chaque jour sans que les enfants n'arrivent en retard à l'école.
         
    Pour ses années de lycée, Meghan avait choisi l'instruction à domicile (ndlr : homeschooling). Cela faisait donc une personne en moins à emmener à l'école le matin. Encore une grâce étonnante !
    Il y avait une Messe à 7 heures, à côté de chez nous. Cela voulait dire que tout le monde allait devoir se coucher tôt pour pouvoir se lever à 6 heures du matin et être prêt à l'heure. Nous avions notre plan et, grâce à Dieu, nous nous y sommes tenus !
    L'année scolaire a commencé et nous avons continué à aller à la Messe chaque jour. C'est un miracle.

         
    Bien sûr, il ne faut pas traîner, le matin. Souvent, nous faisons notre prière familiale dans la voiture, Michael finissant son déjeuner et Marie étant encore en pyjamas. Parfois aussi, il m'arrive de sortir sans avoir eu le temps de me donner un coup de peigne ! Mais grâce à Dieu, nous arrivons à l'heure.
        
    A l'église, nous nous asseyons sur un banc et nous prions ensemble. Malgré les distractions - et notamment le petit dernier qui bouge beaucoup ! - une chose étonnante se produit : au cœur de cette vie de famille très active, nous écoutons la Parole de Dieu et nous recevons Jésus dans l'Eucharistie. Nous rencontrons le Christ, nous faisons l'expérience de son Amour pour nous, et cela nous donne envie de partager cet Amour avec les autres. Etre avec Jésus est la chose la plus importante dans notre famille.

        
    8-Un défi mais aussi une aventure
        

    Cela fait environ 8 mois que nous allons à la Messe chaque jour. Nous avons reçu beaucoup de grâces et avons découvert beaucoup de choses. Nous avons participé à des Messes en portugais, en latin, en swahili (ndlr : langue parlée en Ouganda), et ce dans diverses églises et dans divers états d'Amérique. Maintenant, nous comprenons mieux l'universalité de l'Eglise !
         
    Nous assurer que nous pouvons aller à la Messe - quelles que soient les circonstances - est parfois un défi pour nous, mais aussi une aventure ! Quand je pense que nous faisons cela depuis tout ce temps, cela me paraît encore impossible !
         
    Je n'ai aucun doute sur le fait que c'est bien la grâce et la force du Christ qui nous aident, ainsi que les prières de la Sainte Vierge. Je lui suis tellement reconnaissante pour son amour maternel qui nous a conduit à Medjugorje et pour ses prières qui continuent à nous soutenir tout au long de ce voyage vers son Fils.
    Je suis émerveillée par tout ce que Dieu a fait et continue de faire dans nos vies ! C'est vraiment un miracle.
    Mais ce n'est pas le plus grand miracle...

        
    9-Le plus grand miracle
        

    Il y a quelques semaines, une femme qui participait à la Messe de 7 heures avec nous a demandé aux enfants s'ils pouvaient lui expliquer pourquoi ils venaient à la Messe tous les matins, et s'ils pouvaient lui donner une réponse dans un jour ou deux.
    Elle nous a dit qu'elle était catéchiste (ndlr : CCD teacher ou "Confraternity of Christian Doctrine" teacher) et qu'elle cherchait à expliquer à ses élèves de CM2 pourquoi il était important qu'ils aillent à la Messe.
         
    Après avoir réfléchi, mon fils Matthieu, qui a 10 ans, lui a répondu ceci : "C'est vraiment super parce que nous pouvons faire l'expérience du plus grand miracle : le pain devient Jésus et nous le recevons !"
    Voilà en résumé ce qu'il a dit. La présence réelle de Jésus qui s'offre à nous dans l'Eucharistie est le plus grand miracle !
         
    C'est une grâce tellement grande de pouvoir aller à la Messe chaque jour ! Je suis tellement reconnaissance à Dieu pour sa bonté et pour sa miséricorde, pour l'amour de la Sainte Vierge, pour mon mari, Gar, qui a cheminé avec moi dans la foi et qui m'aime tant, pour mes enfants extraordinaires qui m'émerveillent et remplissent mon cœur de joie, pour ma sœur Erin dont l'amour pour l'Eucharistie nous a tous inspiré !
         
    Puisse le Seigneur continuer à nous nourrir tout au long de ce pèlerinage terrestre et nous conduire vers notre demeure éternelle où nous le retrouverons un jour !
    Marie, Reine de la Paix, prie pour nous !
        
    Liens :
    Le témoignage en anglais >>
    La prière de Tara pour la France >>
     


  • Des infos et des anecdotes tirées du livre de Raymond Peyret : "Prends ma vie Seigneur, la longue messe de Marthe Robin" (1985).
        

    Citation
    Suivre Jésus en portant sa croix (20/12/17)
    Une citation de Marthe Robin :
    Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie.
        
    Citation
    La mission de la maman (17/12/17)
    Une citation de Marthe Robin :
    La mission de la maman, c'est de former l'âme de l'enfant. Il faut être exigeant dans l'amour. Ne pas toujours être contre, ne pas toujours être sur leur dos, mais réagir très à propos.
        
    Citation
    Le Seigneur vous appelle à de bien grandes choses... (16/12/17)
    Une citation de Marthe Robin :
    Le Seigneur vous appelle à de bien grandes choses, et la première de toutes est de vous quitter vous-mêmes.
        
    Prêtres
    La recommandation essentielle de Marthe aux prêtres (14/12/17)
    Ce sont des prêtres qui ont appris à Marthe les rudiments de la foi, l'ont initiée à la prière et à la vie spirituelle. Mais elle a largement rendu à tout le corps sacerdotal ce qu'elle en a reçu. Son expérience a plus instruit les prêtres que maintes leçons magistrales entendues au séminaire. Pour eux, son existence a été un appel. Tous ceux d'entre eux qui ont rencontré Marthe n'oublieront jamais sa recommandation essentielle: "Soyez saints, allez vers les autres, mais ne quittez jamais la prière quel que soit votre travail".
        
    Citation
    La théologie (13/12/17)
    Cette citation de Marthe Robin date du 22 janvier 1930 :
    Parfois, j'envie ceux qui ont le bonheur de faire de la théologie ! Mais l'oraison, la divine contemplation ne dépasse-t-elle pas de bien haut, en connaissance, en amour, en puissance, les plus fortes études ? L'expérience est plus profonde, plus lumineuse, plus féconde que la science. Pour moi, toute ma théologie, toute ma science, c'est l'amour, l'union de mon âme à Dieu par Jésus-Christ, avec la Sainte Vierge ! Rien de plus et rien de moins.
        
    Visiteurs
    Marthe et ses 100 000 visiteurs (11/12/17)
    Combien sont-ils passés par la chambre de Marthe pour venir chercher, qui un encouragement, qui une conversion, qui une guérison ?...
    Tout chiffre peut être contesté. De 1931 à 1981, on n'a pas pointé ceux qui venaient, mais le nombre de cent mille semble être une bonne indication. Il pourrait bien être inférieur à la réalité, mais finalement, il est sans importance. Ce qui compte, c'est cette impression de paix et de lumière que les retraitants et d'autres personnes encore ont reçue et ne peuvent oublier.
        
    Animaux
    Marthe Robin et les animaux (09/12/17)
    Un extrait du témoignage de Françoise Degaud (une enseignante du Foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure) :
    Marthe aimait plaisanter, raconter des histoires, elle était très gaie et nous riions de bon cœur. Elle parlait des récoltes : "Vous avez vu les beaux champs de colza ?", du temps : "J'entends le vent... j'entends la pluie..." Elle aimait la nature, les animaux de sa ferme, "sa petite chèvre"... la minette qui eut le privilège de monter souvent sur son lit, sans jamais lui faire mal.
        
    Vue
    L'offrande de sa vue (05/12/17)
    Il semble qu'à la veille de la seconde guerre mondiale, elle ait voulu faire le sacrifice de ses yeux, mais seulement après en avoir demandé l'autorisation au Père Finet, ce qu'elle fit en juillet 1940.
    Toute sa vie, elle a obéi...
    L'offrande de sa vue fut immédiatement exaucée. Marthe devint aveugle. Et pourtant, il ne suffit pas de dire qu'elle a vécu désormais dans le noir pour comprendre son état. Car sa pupille était si sensible que le moindre rai de lumière naturelle ou artificielle pouvait provoquer un évanouissement.
    C'est la raison pour laquelle Marthe vécu en permanence, avant même la guerre de 39, dans une chambre sans lumière et tous volets fermés : seule une petite veilleuse brûlait derrière un épais rideau, tiré entre la fenêtre et le divan. On passait donc derrière le rideau quand on voulait lire une lettre ou un passage de journal à Marthe, ou quand on voulait prendre des notes.
        
    Famille
    La maman de Marthe Robin (29/11/17)
    Nous voici en 1940. Mme Robin (ndlr : la maman de Marthe Robin), qui a été très marquée par son pèlerinage à Lourdes, est de nouveau gravement malade.
    D'urgence, on la transporte à Lyon. Le docteur Ricard - celui qui était venu examiner Marthe à Châteauneuf-de-Galaure - opère Mme Robin d'une occlusion intestinale.
    Ici, nous reprenons le récit d'Hélène Fagot :
    J'étais à la clinique, à genoux à côté de Mme Robin. A Châteauneuf, comme il n'y avait pas de téléphone à l'école, Marie-Ange Dumas est descendue téléphoner à l'hôtel Marron, en bas du village. Elle m'appelle donc au téléphone : "Marthe vous fait dire que sa maman a trop chaud; il faut ouvrir la fenêtre !"...
        
    Foyer
    La construction du Foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure (27/11/17)
    La seconde guerre mondiale éclata, arrêtant quelque peu les travaux. Le chantier ne fut vraiment ouvert qu'après la débâcle de l'armée française, vers le mois d'octobre 1940.
    Les permis de construire étaient alors très difficilement accordés. Vouloir édifier un immeuble de cinq étages relevait de l'inconscience pour ne pas dire de la folie. A moins que ce ne soit de la foi tout simplement...
    Car Jésus avait dit à Marthe quelques années auparavant qu'il faudrait construire "malgré les difficultés de l'heure et les angoisses croissantes. N'est-ce pas aux époques les plus mouvementées et les plus troublées, parmi les batailles, les incendies et les ruines que s'est épanouie l'immense et admirable floraison de mes oeuvres divines et de mon amour ?"
    De fait, les murs ont monté sans difficulté particulière, au grand scandale de la population. Les langues jasaient : on jugeait, tout aux alentours, que le Foyer devait être de connivence avec le régime du maréchal Pétain.
    Mais Marthe avait des appuis plus hauts que ceux du gouvernement de Vichy !...
        
    Retraite
    La présence de la Vierge Marie dans les Foyers de Charité (26/11/17)
    Comment se passait une retraite ? Dans une atmosphère de silence et de prière. Quand quelqu'un ne respectait pas le silence, Marthe le lui disait en toute franchise, comme si de sa chambre, à deux kilomètres du Foyer, elle avait tout entendu...
    Le Père Finet prêchait et Marthe priait; elle emportait dans sa prière toutes les participantes.
    A Châteauneuf, selon le mot d'un regretté jésuite, le Père Monier, il y avait "un enveloppement maternel".
    Chaque retraite se terminait - et il en est toujours ainsi - par une Consécration à Jésus, Sagesse éternelle, par les mains de Marie, selon la formule proposée par Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Et les participants aux retraites sont ensuite invités à réciter quotidiennement, après la retraite, la prière qui en est extraite : "Je vous choisis, aujourd'hui, ô Marie... pour ma Mère et ma Reine".
        
    Retraite
    Tremblement de terre à Châteauneuf-de-Galaure le 1er janvier 1937 (23/11/17)
    Le Père (ndlr : il s'agit ici du Père Finet) revint notamment pour la deuxième retraite qui s'est déroulée du 26 décembre 1936 au 1er janvier 1937. Une belle retraite encore avec, à la fin, un baptême d'adulte et la visite de l'évêque de Valence, Mgr Pic.
    Avec enthousiasme, il déclara : "Je vous apporte la bénédiction de l'Eglise !"
        
    La nuit du 31 décembre au 1er janvier fut consacrée à l'adoration du Saint Sacrement et, depuis cette grande première, il en est ainsi à chaque retraite de fin d'année à Châteauneuf-de-Galaure.
        
    Sur le matin, les retraitantes sont allées prendre un peu de repos. Comme tout le monde, le Père Finet s'étendit sur son lit. Il n'y resta pas longtemps : à 6h45, il en était éjecté. La terre tremblait. Une autre personne, Mlle Viricel, fut également éjectée à terre. La secousse était assez forte.
        
    Le lendemain, le quotidien grenoblois de l'époque "Le Petit Dauphinois" notait en page trois qu'une petite secousse sismique avait été enregistrée à Saint-Sorlin et à Châteauneuf-de-Galaure. Les chroniques locales du 3 janvier du même journal précisaient que le tremblement avait été également perçu dans les environs jusqu'à Saint-Donat et Romans, mais qu'il n'y avait pas de dégâts. Curieux, tout de même !
        
    Que s'est-il passé donc entre le 31 décembre 1936 et le 1er janvier 1937? L'épicentre de cette secousse serait-il situé, comme par hasard, juste entre Châteauneuf et Saint-Sorlin, c'est-à-dire au quartier des Moïlles et plus précisément à la ferme Robin ? Il y a des coïncidences qui sont étranges...
        
    "Personne n'a fait le rapprochement avec le démon", reconnaît Hélène Fagot. "Pour moi c'était un tremblement de terre..." Pourtant, selon le Père Finet, Marthe a dit : "C'est le démon qui voulait démolir le Foyer !" On sait que les hommes désormais peuvent provoquer des tremblements de terre avec les redoutables ondes ELF (Extremely Low Frequency). Pourquoi pas le démon ?
        
    Foyers
    Le Père Finet reçoit la paternité des Foyers de Charité (21/11/17)
    Il faut rapporter un fait qui s'est déroulé au soir du 8 septembre (ndlr : de l'année 1936) durant la première retraite.
    L'abbé Finet accompagnait l'abbé Faure qui portait la communion à Marthe à l'occasion de la fête de la Sainte Vierge. Au moment où, selon l'habitude, M. le Curé de Châteauneuf s'apprêtait à entendre la confession de Marthe, elle s'adressa au Père Finet : "Non, pas vous, le Père". Pour la première fois, il s'entendit ainsi appeler par elle, non pas "monsieur l'abbé", mais "Père" ou "mon Père". En ce jour anniversaire de son baptême, il recevait la paternité qu'il partage avec les Pères des Foyers de Charité du monde entier. Puis, "le Père" comme on dira désormais à Châteauneuf-de-Galaure, donna lui-même la communion à Marthe.
        
    Retraite
    La toute première retraite des Foyers de Charité (18/11/17)
    La première retraite des Foyers de Charité, qui a été prêchée par le Père Finet, a commencé le 7 septembre 1936. Une participante témoigne :
    A la fin de la retraite, dans la nuit du samedi au dimanche, toutes les participantes ont été réveillées en sursaut. C'était une succession de bruits différents. Tout d'abord, comme un bruit de vaisselle cassée. La nuit, quand vous êtes dans votre chambre, cela fait une drôle d'impression. Comme la vaisselle était posée sur des tréteaux, qu'il y avait des piles d'assiettes creuses, de verres et de couverts, j'ai tout de suite pensé que les tréteaux avaient cédé... Après, on a entendu un bruit énorme de moteur. Il y a eu deux crises d'hystérie cette nuit-là ! D'autant que, réveillés eux aussi, les grands ducs faisaient du bruit dans le grenier...
        
    Pentecôte
    Une nouvelle Pentecôte d'amour (16/11/17)
    La première rencontre entre Marthe Robin et le Père Finet a eu lieu le 10 février 1936. Elle a duré trois heures (de 14h à 17h). Voici quelques extraits du témoignage du Père Finet :
    Pendant la première heure, elle me parla en termes profondément émouvants de la Sainte Vierge. Moi qui faisait des conférences mariales, j'étais ébloui de sa manière de parler de la Sainte Vierge. Elle l'appelait sa maman chérie ! (...) A quinze heures, changeant de ton, elle se mit à me parler des grands événements qui allaient se dérouler dans le monde, les uns qui seraient très graves, douloureux, et les autres riches de grâces. Et pratiquement dans cette deuxième période, elle m'annonça une nouvelle Pentecôte d'amour, qui serait précédée d'un renouveau dans l'Eglise, l'Eglise, dit-elle, allait se rajeunir par l'apostolat des laïcs. Elle m'a beaucoup parlé de ça. (...)
    Marthe a ajouté : les Foyers de Lumière, de Charité et d'Amour, auront un rayonnement dans le monde entier. Ils seront une réponse du Cœur de Jésus au monde après la défaite matérielle des peuples et de leurs erreurs sataniques. Elle m'a dit que parmi les erreurs qui allaient sombrer, il y aurait le communisme, le laïcisme et la franc-maçonnerie. Elle m'a parlé de ces trois choses-là notamment. Elle m'a dit ça en 1936. Mais elle m'a dit que ce serait après une intervention de la Sainte Vierge.
        
    Foyers
    L'origine des Foyers de Charité (15/11/17)
    Il (ndlr : il s'agit ici de l'Abbé Faure) savait qu'en 1933 (l'année de la célébration du 19e centenaire de l'Institution de l'Eucharistie et de la mort de Jésus sur la croix) Marthe eut une révélation. Jésus lui avait dit en substance qu'il voulait, ici-même à Châteauneuf, un Foyer de Lumière, de Charité et d'Amour, une "oasis vivifiante" où il opèrera des prodiges, où sa très sainte Mère accomplira des merveilles. Jésus avait ajouté qu'il faudra construire ce Foyer "malgré les difficultés de l'heure" et qu'un jour s'ouvriront des Foyers de ce genre "jusqu'aux points les plus reculés de la terre".
        
    Enfance
    Un petit enfant de six mois peut comprendre l'importance de la prière (14/11/17)
    Marthe se mit alors à raconter l'histoire d'un enfant de six mois avec qui les parents avaient l'habitude de faire la prière tous les soirs. Un soir donc, la mère coucha l'enfant sans réciter la prière parce que le père devait rentrer tard. L'enfant ne voulu pas dormir tant que le père n'a pas été là ! "Si on ne me l'avait raconté, je ne l'aurais pas cru, mais vraiment les petits comprennent l'importance de la prière; il faut beaucoup prier avec eux, leur apprendre à prier !"
        
    Œuvres
    La sainteté et les œuvres (13/11/17)
    Marthe aimait dire : "Attention aux départs ! Il y a d'abord la sainteté, l’œuvre vient après..."
    Sans le prévoir, elle condensait en une formule lapidaire sa propre expérience. Car l’œuvre d'une vie ne s'improvise pas et celle de Marthe a été préparée par des années de prière, de renoncement et de souffrances. Marthe s'est abandonnée à Dieu : ce n'est plus elle qui tient le gouvernail de sa vie; c'est Lui. Il va donc pouvoir agir par elle. A sa manière à Lui...
        
    Vierge Marie
    L'histoire de la bougie allumée pendant un orage (08/11/17)
    Marie avait pour Marthe des attentions incroyables; Gisèle Signé rapporte par exemple un épisode savoureux.
    Marthe lui confia un jour : "Si vous saviez comme j'ai peur, ma petite Gisèle ! Dernièrement, il y a eu un gros orage et j'ai eu très peur".
    En général, poursuit Gisèle Signé, le courant est coupé pendant les orages et Marthe avait très peur de se trouver dans l'obscurité.
    La maman Robin se trouvait dans les champs, et, en voyant l'orage, elle s'est dépêchée de revenir, sachant combien sa petite avait peur. Et quand elle est rentrée dans sa chambre, elle a vu une bougie allumée, à sa grande stupéfaction, sachant qu'il n'y avait personne dans la maison et que personne n'était venu.
    Elle fait la remarque à Marthe : "Qui donc a allumé cette bougie ?"
    Et Marthe de répondre : "Mais, ma petite maman, tu sais bien que ma maman chérie du ciel ne me laisse jamais !"
        
    Eucharistie
    Marthe et la communion eucharistique (06/11/17)
    Les nombreux prêtres qui ont eu la joie, au cours de leur vie, de porter l'Eucharistie à Marthe, ont souvent observé que l'hostie entrait en elle comme happée, sans aucune déglutition. Mais le plus étonnant n'est pas que Dieu puisse faire cette entorse aux lois de la nature, mais plutôt la manière dont Marthe se préparait à la communion, puis entrait en extase. Pour elle, "une communion sans préparation et sans action de grâces est de bien peu d'utilité pour l'âme".
        
    Passion
    Marthe reçoit les stigmates (05/11/17)
    Voici un épisode qui s'est passé fin septembre 1930 :
    Des traits de feu partent du cœur de Jésus. Il étend Marthe en croix; elle sent la croix dans son dos, elle éprouve une brûlure intense.
    Puis elle offre ses pieds. Un dard a encore jailli du côté de Jésus et frappe en même temps les deux pieds de Marthe.
    Un troisième dard, sans se diviser, frappe Marthe sur le côté gauche, provoquant une blessure de dix centimètres de longueur. Des pieds, des mains et du côté, le sang s'est mis à couler.
    En même temps, Jésus appliqua, sur la tête de Marthe, la couronne d'épines. Marthe sentait la couronne d'épines même contre le globe de ses yeux, a-t-elle dit au Père Finet, et à ce moment-là, le sang coulait de toute la tête. "Je succombais sous ce fardeau. Les épines brûlaient ma tête de la même douleur que mon cœur, mes mains et mes pieds... Peu à peu, je fus ramenée et dans la journée je pus parler. C'est ma maman la première qui vit que le sang avait coulé".
    A partir de ce moment-là, à peu près toutes les nuits, Marthe s'est mise à verser des larmes de sang.
        
    Satan
    Satan et l'entrée de Marthe Robin dans le tiers-ordre franciscain (04/11/17)
    Le Père capucin (ndlr : il s'agit ici du Père Marie-Bernard) a demandé également à Marthe d'entrer dans le tiers-ordre de saint François. Ce qu'elle fit le 2 novembre 1928, date attestée par Jeanne Bonneton (...).
    L'influence bénéfique qu'a exercée le Père Marie-Bernard a été évidente. Tant et si bien que Marthe disait beaucoup de bien de lui. Elle conseilla à Gisèle Signé d'aller le voir à Lyon : "Dites-lui tout ce que vous avez sur le cœur, il vous comprendra. Allez-y !" Et faisant allusion à ses lectures nouvelles et à sa place de tertiaire dans l'Eglise, Marthe ajoutait : "Vous voyez, Gisèle, j'ai une autre orientation de vie !"
    Disons tout de suite, témoignages à l'appui, que le démon n'appréciait guère cette nouvelle orientation. Il en fut même si exécré que la nuit qui suivit l'entrée dans le tiers-ordre de saint François, c'est-à-dire entre le 2 et le 3 novembre 1928, il s'est passé quelque chose que certains considéreront digne d'être rangé dans les fables du Moyen-Age.
    Pourtant, il faut le rapporter aussi : Mme Robin qui couchait dans un lit, juste à côté du divan de sa fille, l'affirme : "Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais elle a poussé un cri épouvantable !" Un rêve ? Mais Marthe ne dort plus... Alors ? "Le diable, nous a précisé Jeanne Bonneton qui à ce moment-là se préparait à rentrer chez les Clarisses, lui a donné un coup de poing et lui a cassé deux dents". La même anecdote a été racontée par l'abbé Perrier.
        
    Divan
    Le divan de Marthe (01/11/17)
    Le 25 mars 1928, Marthe est paralysée des jambes. Désormais, elle ne se lèvera plus. Elle est alitée pour la vie. Elle repose dans la chambre attenant à la cuisine, et qui donne sur la cour. Une pièce très pauvre : le sol n'est-il pas en terre battue ?
    Ce n'est que vers 1940-1942 qu'un plancher a été posé. Pendant ce temps d'aménagement, Marthe a été placée à la cuisine sous l'escalier qui monte au premier, cachée aux regards et surtout à la lumière par un rideau.
    Comme Marthe commence à se recroqueviller et que sa position couchée est inconfortable, elle imagine un divan sur mesure. Et elle écrit à sa cousine le 2 juillet 1928 : Je voudrais que l'on mette les dossiers de 45 à 50 cm de haut à cause de mes reines malades; largeur 90, ou 80 si l'on ne peut faire 90, mais pas moins large, surtout à cause de mes jambes repliées. Il me faut cela. Je veux également que l'on m'y mette quatre roulettes.
        
    Sainte Thérèse
    Les visites de sainte Thérèse de Lisieux (28/10/17)

    Marthe a vécu des moments imprévus; elle affirme en effet que sainte Thérèse de Lisieux en personne vint la visiter et la réconforter à trois reprises. Pour lui dire quoi? On ne connaît pas le détail de ces apparitions. On sait seulement qu'après celles-ci Marthe dit à sa famille : "Je crois que je ne vais pas mourir". Elle semble avoir reçu l'assurance qu'elle ira mieux et qu'elle devra prolonger dans le monde entier la mission de la carmélite de Lisieux. Le ciel est donc fermé pour l'instant à Marthe.
    En contant plus tard cette anecdote au Père Finet, elle dira en riant : "Oh ! La coquine ! Elle m'a tout laissé après !"
        
    Humour

    L'histoire de la queue de lapin (24/10/17)
    Si on essaye de cerner la personnalité de Marthe aux alentours de ses dix ans, on se rend compte qu'elle n'apparaît pas spécialement comme "une petite sainte", elle est comme un enfant, et comme tous les enfants: rieuse, sensible; elle sait taper du pied quand elle n'est pas contente ! Espiègle aussi... Un jour, à la foire de Châteauneuf, ne s'est-elle pas amusée à pendre une queue de lapin dans le dos d'un monsieur?
        
    Vierge Marie

    L'histoire de la petite robe (23/10/17)
    Marguerite Lautru (une amie de Marthe Robin) donne ce témoignage :
        

    Nous nous entretenions de broderies. J'admirais les ouvrages qu'elle avait faits. Ils étaient si parfaitement exécutés qu'un jour je lui demandais de me broder une petite robe pour une de mes petites cousines.
        
    J'ai fait le dessin et elle me l'a remise un jour, la broderie étant terminée. J'ai achevé de la monter, mais je n'ai jamais vu Marthe ni broder, ni coudre.
    En l'offrant à ma cousine, je lui dis : "Ne détruisez jamais cette robe !" Ma cousine l'a gardée pendant des années dans une armoire...
        
    Bien des années après, peut-être dix, peut-être quinze, je ne sais plus, au cours d'une visite à Marthe, elle me dit: "Comment va votre petite cousine pour laquelle j'avais brodé une petite robe ?"... Cette question m'ayant intriguée, je vis ma cousine très rapidement après cet entretien; elle avait conservé précieusement la petite robe et me l'a rendue; elle s'était rappelée la recommandation.
        
    Peu après, je vais voir Marthe et je lui dis : "J'ai la petite robe que vous aviez brodée pour ma cousine".
    Je ne sais plus ce qu'elle m'a répondu.
    J'ai continué en lui disant : "Mais je ne vous ai jamais vu la broder !" Alors elle m'a répondu : "Mais ce n'est pas moi qui l'ai brodée !"
        
    Enhardie par mon pressentiment, je poursuis : "Mais qui l'a brodée ?" Et là très simplement, mais très nettement, elle me dit : "C'est la Sainte Vierge !" tout comme s'il s'agissait d'une chose banale... J'étais très émue.

        
    Cette petite robe, par son application, a obtenu beaucoup de guérisons...


  • Lutte
    MARCEL VAN PARLE DE LA LUTTE CONTRE LE MAL (25/04/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à son accompagnateur spirituel le 26 septembre 1951 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    C'est surtout dans les moments de grande fatigue que le démon m'attaque avec plus d'acharnement. Quant à moi, il me suffit pour le vaincre de fixer mon regard sur le crucifix.
        
    Vocation
    MARCEL VAN PARLE DES CRITIQUES, DES MOQUERIES ET DU DECOURAGEMENT (11/04/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à sa sœur Tê (qui voulait devenir religieuse et qui subissait des moqueries) le 26 août 1951 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel):
    Quoi qu'il en soit, pardonne-leur généreusement, en pensant à Celui qui, étendu tout nu sur la croix, a dû subir des moqueries autrement plus cruelles. Laisse-les dire tout ce qu'elles veulent. Devant Dieu, Tê reste toujours Tê, tu restes toujours ce que tu es en réalité, et les critiques et les moqueries ne peuvent absolument pas te faire autre chose que ce que tu es. La petite Thérèse a beaucoup souffert autrefois des critiques qu'elle entendait à son sujet. Après, elle a pris la résolution de ne faire plus aucun cas de ce qu'on disait sur elle, laissant les gens dire tout ce qu'ils voulaient, que ce soit favorable ou non. La petite Thérèse reste toujours la petite Thérèse, devant Dieu. Oh ! Quelle paix pour qui agit ainsi, toute petite sœur de sainte Thérèse. Les critiques du monde ne nuisent en rien à ta vocation, au contraire, elles sont un moyen de raffermir ta vocation, en te donnant un signe certain que tu veux réellement marcher à la suite de Jésus. Sois joyeuse, petite sœur. Se décourager, c'est une lâcheté qui ne se rencontre que chez les âmes qui ne savent pas aimer Jésus.
        
    Vocation
    MARCEL VAN PARLE DES DOUTES CONCERNANT SA VOCATION DE FRERE REDEMPTORISTE (11/03/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite au Père Boucher le 21 novembre 1950 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Mon Père, savez-vous que depuis longtemps je suis très fortement tenté contre ma vocation ? Naturellement, j'ai peur ne sachant pas si je pourrai persévérer dans la Congrégation. Le démon me dit : "Tu es encore bien jeune, avec beaucoup d'espoir pour l'avenir, retourne dans le monde pour y chercher le bonheur".
    Je vois que ma vie près de Jésus est entièrement plongée dans les ténèbres, et je me demande si le bonheur est vraiment là où je pense le trouver.
    Ce qui ajoute encore à mon amertume, c'est que le démon ne cesse de faire miroiter à mon esprit le bonheur de fonder une famille, avec une personne tendrement aimée, ayant les moyens de vivre dans le monde et d'élever de nombreux enfants...
    Mais hélas ! Comme cela est opposé à l'idéal qui a toutes mes préférences ! C'est-à-dire que, pour moi, je n'apprécie que l'état de vie dans lequel je me trouve maintenant près de Jésus. Mais pourquoi Dieu permet-il au démon de faire naître chez moi des pensées si honteuses ? Souvent, je suis fortement provoqué, j'en suis peiné, et je ne puis que laisser échapper ces mots : "Oh ! Jésus, si tu le veux, je vais renoncer au bonheur de vivre près de toi, pour retourner dans le monde chercher un autre état de vie; mais quelle douleur pour mon cœur, si je devais subir une volonté qui de ta part ne serait rien moins que le rejet !! Quelle douleur ! Quelle amertume!..." Impossible de décrire plus longuement ma souffrance.
    Mon Père, vous savez que Dieu m'a remis entre vos mains. En ce moment je ne puis qu'attendre des conseils, des directives de votre part, car je suis plongé dans la plus profonde nuit !...

        
    Jésus
    MARCEL VAN NOUS PARLE DU PAYSAGE QUI LE FASCINE LE PLUS (06/03/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à sa maman le 18 mai 1950 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel). Cet extrait fait écho au message que la Sainte Vierge nous a donné le 2 mars 2016, à Medjugorje :
    Je suis un pétale de fleur... Oh ! Ce tout petit nom me rappelle combien je dois être heureux, chaque fois que la volonté de Dieu vient changer le cours de ma vie. Oui, je suis joyeux, je suis joyeux non pas de me trouver dans un endroit nouveau, de pouvoir contempler des paysages merveilleux. Le paysage le plus merveilleux, à perte de vue... et qui me fascine le plus c'est seulement mon cœur, car il porte Jésus résidant dans mon âme... Regarder Jésus, c'est là pour moi contempler tout un univers de parfaite beauté, qui renferme tous les paysages capables de me ravir, de séduire mon cœur. L'unique cause de ma joie, c'est que Dieu m'a donné de connaître sa volonté, pour que je la suive, qu'il m'a donné de quitter des lieux qui m'étaient chers et où il me plaisait de vivre.

        
    Souffrance
    MARCEL VAN PARLE DE LA SOUFFRANCE (02/03/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à Tê le 22 avril 1950 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel):
    Quant à toi, petite sœur, je pense que tu connaîtras dans ta vie bien des déchirures; en conséquence, fais un effort dès maintenant pour t'habituer à souffrir. D'autant plus que Dieu n'envoie d'ordinaire la souffrance qu'à ceux qu'il aime d'un amour tout spécial. Quant aux âmes médiocres qui à la moindre souffrance poussent des cris, comme si on les crucifiait, Dieu lui-même... a peur d'elles. Naturellement, nous ne sommes toujours que des êtres faibles et fragiles; cependant, tu dois aussi savoir que jamais Dieu ne nous impose des souffrances qui dépassent nos forces. Tout ce qu'il nous demande, c'est d'accepter avec joie les souffrances proportionnées à nos forces. Plus tard, quand ton amour sera devenu plus fort, tu verras que "la souffrance" est un mets très savoureux.
        
    Cinéma
    MARCEL VAN PARLE D'UN FILM SUR SAINTE BERNADETTE SOUBIROUS (24/02/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite au Père Boucher le 14 avril 1950 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Le mardi après Pâques, je suis allé voir le film sainte Bernadette Soubirous... qui m'a beaucoup ému... Je ne cessais de pleurer !... Et depuis lors, j'éprouve davantage encore la nostalgie du ciel... A la vue d'un nuage qui passe ou d'une étoile qui scintille, impossible de retenir mes larmes... Jésus ! Quand donc prendront fin mes jours de souffrance? Je n'attends plus qu'un dernier soupir accompagné d'un dernier "Jésus je t'aime", pour quitter ce monde.

        
    Découragement
    MARCEL VAN PARLE DU DECOURAGEMENT (22/02/16)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à Nghi le 9 novembre 1949 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Se décourager, c'est infliger au visage de Dieu une tache infamante, car nous le considérons comme quelqu'un qui est incapable de nous venir en aide. Oh ! Si tu regardes bien, tu verras que ceux-là seuls qui se découragent et manquent de confiance en Dieu, en arrivent à tomber en enfer.
        
    Messe
    MARCEL VAN EXPLIQUE COMMENT IL SE PREPARE A LA MESSE (05/02/16)

    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à sa sœur en mai 1948 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Je me prépare à la communion durant toute la nuit, me contentant de respirer par amour pour mon Bien-Aimé Jésus. Je lui offre ensuite toutes ces respirations, et je l'invite à venir dans la maison de mon cœur pour les recevoir. Et cela suffit.
        
    Nouvel an
    MARCEL VAN DIT A SES PARENTS CE QU'IL FAUT QU'ILS FASSENT LE JOUR DE L'AN (13/01/15)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à ses parents en 1948 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Chers parents, en ce premier jour de l'an, je vous demande de poser les mains sur chacun de vos enfants, de prier Dieu de nous bénir, afin que durant cette année, nous puissions jouir de la vraie paix donnée par Dieu grâce à votre geste de bénédiction.

        
    Nouvel an
    MARCEL VAN NOUS PRESENTE SES VŒUX POUR LA NOUVELLE ANNEE (12/01/16)
    Voici un extrait d'une longue lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à Sau - l'une de ses amies - entre le 18 et le 25 janvier 1948 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Je te souhaite une nouvelle année remplie de joie en compagnie de Jésus dans les bras de Marie. Si tu es triste, amuse-toi à regarder le sourire du petit Jésus. Je demande à ma sœur Thérèse de l'Enfant Jésus de t'aider à rester toujours joyeuse avec Jésus.
        
    Sacrifices
    IL FAUT S'EFFORCER DE SE SACRIFIER DANS LES PETITES CHOSES (11/11/15)
    Voici un extrait d'une lettre que le vénérable Marcel Van a écrite à sa sœur Tê le 20 octobre 1946 (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Tu dois t'efforcer de te sacrifier dans les petites choses, afin que plus tard, si le monde se déchaîne contre toi, tu aies la force de lutter contre la tempête, grâce aux petits sacrifices du moment qui t'auront préparée à endurer avec courage toutes les souffrances à venir.
        
    Enfants
    JESUS EXPLIQUE POURQUOI IL EST SI SEVERE ENVERS CEUX QUI SCANDALISENT LES ENFANTS (24/09/15)
    A découvrir ici >>
        
    Marie
    LA SAINTE VIERGE DIT COMMENT SON REGNE S'ETABLIRA PEU A PEU DANS LE MONDE (22/09/15)
    Voici des paroles que la Vierge Marie a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Van, écoute-moi. Comme Jésus te l'a dit auparavant, au début de la lutte, mes apôtres paraîtront très faibles, si faibles qu'on les croira incapables de tenir tête à l'enfer... Par là, mes apôtres apprendront à être humbles... Cependant, plus l'enfer aura été victorieux auparavant, plus il sera honteux ensuite, car ce ne sera pas moi en personne qui écraserai la tête de Satan, mais mes enfants...
    Voyant que j'utilise mes faibles enfants, comme autant de pieds pour lui écraser la tête, Satan sera honteux...
    Ensuite, mon règne s'établira peu à peu dans le monde, comme Jésus te l'a dit. Je serai beaucoup glorifiée sur la terre, mais, petit enfant, il faut que tu pries beaucoup pour mes petits apôtres. Prie en paroles, prie par tes soupirs, prie par tes désirs...
        
    Enfants
    JESUS PARLE DE L'ÂME DES ENFANTS (17/09/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    La seule différence qu'il y a entre l'âme des enfants et les anges du ciel c'est que l'âme des enfants est unie à un corps et que, par conséquent, elle a des défauts naturels. Mais malgré cela, l'âme des enfants est pure comme les anges du ciel. De là que les enfants possèdent toujours en eux la Trinité et goûtent continuellement les joies naturelles que leur prodigue la même Trinité...
    Pas besoin de m'étendre longuement sur ce sujet; je me contente de dire que l'âme des enfants est un temple parfaitement pur où habite la Sainte Trinité.
       
    Politique
    MARCEL VAN EXPLIQUE COMMENT VAINCRE UNE IDEOLOGIE DANGEREUSE (15/09/15)
    Voici un extrait des notes intimes du vénérable Marcel Van. Dans cet extrait, il parle du communisme, mais ce qu'il dit peut s'appliquer en fait à toutes les idéologies dangereuses (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Le communisme est une fausse doctrine qui a l'apparence d'un aliment savoureux, mais sous ses belles apparences se cache un poison subtil que seul l'homme spirituel, c'est-à-dire l'âme, peut déceler comme étant nuisible à la société.
    Pour cette raison, lorsque cette doctrine communiste a pénétré dans le cerveau de l'homme, les armes les plus modernes n'arrivent pas à la déloger. Elle agit comme un poison qui aurait gagné le cœur et les poumons; quel que soit le remède employé, ce remède demeure inutile et ne peut empêcher la mort.
    Ainsi donc, si les gens décident de combattre le communisme et de le détruire par les armes, est-ce qu'ils ont une chance de réussir ?
    Non. Car il y a dans cette doctrine comme une force spirituelle qui enténèbre l'esprit de l'homme, de sorte que si l'on veut la contrôler, si l'on veut l'empêcher de se répandre, si l'on veut la bannir de l'esprit du peuple et de la société, l'important, c'est de posséder une force spirituelle qui soit capable de la maîtriser... Cette force, c'est la prière elle-même.
        
    Politique
    COMMENT MARCEL VAN AIMAIT LES HOMMES POLITIQUES DE SON PAYS (05/09/15)
    Voici un extrait des notes intimes du vénérable Marcel Van. Dans cet extrait, il parle de deux hommes politiques de son pays : le chef de l'Etat et le leader communiste Hô Chi Minh (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
        
    Ces jours-ci, je pense beaucoup, beaucoup à Hô Chi Minh. Peut-être n'a-t-il jamais reçu aucun baiser de toi, Jésus. Je te demande donc de prendre la peine de lui en donner au moins dix, à l'occasion de cette fête de Noël. Tu es d'accord ? Hô Chi Minh n'est qu'un peu communiste, et s'il reçoit tes baisers, de toute façon, il en sera touché. Donne-moi un peu de peine à la place, n'est-ce pas ? Et moi, je te donnerai mes "sacrifices" comme friandises. Ou encore, si nécessaire, je te donnerai des baisers en retour. Pour un baiser que tu donneras à ce Hô, je t'en donnerai dix. Tout le monde sait que mes baisers ne valent pas grand chose; mais rendre dix pour un, c'est déjà très appréciable, n'est-ce pas Jésus ?
    Sans t'obliger à me répondre verbalement, je sais que tu seras aussitôt d'accord.
        
    En parlant de Hô Chi Minh, je me rappelle aussi le chef d'Etat, et quel chef d'Etat, qui vit dans le désordre ! Les gens disent de lui : "Non content d'avoir une épouse légitime pour continuer la lignée, il a encore quatre autres femmes pour s'amuser". C'est vraiment là une chose digne de blâme... Personnellement, chaque fois que j'entends parler de ce chef d'Etat vietnamien, j'en rougis de honte. Cependant, ma honte s'accompagne aussi de la compassion car, malgré sa haute fonction de chef d'Etat, il reste un homme faible dans sa chair. Je ne me permets donc pas de le haïr ni de le mépriser.
        
    Jésus, tu l'as choisi tel quel pour être chef d'Etat au Vietnam, alors, que puis-je faire maintenant ? Je te demande donc de t'en occuper, de faire en sorte que sa conduite soit à la hauteur de sa dignité, de peur que les gens ne méprisent le Vietnam comme étant un pays de mauvaise réputation, ce qui serait pour moi une grande honte, alors jamais je n'oserais me montrer à Rome.
        
    Aujourd'hui, mon intention est de t'offrir mes sacrifices de tous les jours comme une prière pour ce chef d'Etat et tout son gouvernement. Je te prie en même temps pour Hô Chi Minh, afin qu'il se détache du communisme et se joigne au gouvernement vietnamien pour travailler ensemble à construire la paix sur les fondements de la justice et de l'amour.
        
    Crayon
    SOIS POUR MOI COMME UN CRAYON A MON USAGE (02/09/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Petit apôtre de mon amour, sois pour moi comme un crayon à mon usage. Que je veuille m'en servir pour écrire ou le laisser dans un coin, ça lui est égal; que je l'incline de telle ou telle manière, quand je veux écrire un mot, il doit suivre le mouvement de ma main... Sois donc pour moi ce crayon docile et jamais je n'aurai à m'impatienter contre toi...
         
    Sommeil
    JESUS DIT QU'IL EST TRES PORTE AU SOMMEIL (31/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    VAN : Jésus, est-ce que ma sœur Thérèse (ndlr : sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus) est actuellement avec moi ? Depuis hier, elle n'a pas dit un seul mot.
    JESUS : Mais oui, elle est toujours à côté de toi, si elle ne te parle pas, c'est uniquement parce qu'elle me cède la parole. Quand tu sommeilles à l'oraison, elle parle à ta place afin de ne pas me laisser là, à rien faire, exposé à m'endormir à mon tour, car s'il fallait que je m'endorme, même un millier de Van ne réussiraient pas à me réveiller. Je suis très porté au sommeil et si je n'ai personne pour parler avec moi, je m'endors immédiatement et une fois endormi, je me réveille quand je le veux bien. Personne n'est capable de me tirer du sommeil. Toi-même, tu aurais beau pleurer, ce serait en vain.
        
    Ciel
    JESUS EXPLIQUE COMMENT L'ÂME PEUT S'ENVOLER TOUT DROIT AU CIEL (22/08/15)

    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Van, sors vite pour regarder l'avion. Tu vois comme il est rapide ? Pourquoi cette rapidité, ô mon enfant ? (Van balayait alors un corridor). Tout en travaillant, écoute, je vais t'expliquer. Si l'avion peut voler si vite c'est parce qu'il y a du feu qui brûle à l'intérieur. Plus il y a du feu, plus l'avion est léger et plus il s'élève vers les airs... Tu es toi aussi comme cet avion mais pour allumer le feu, tu n'as pas besoin d'essence, il suffit de te rappeler l'amour de mon cœur qui brûle en ton âme et elle s'envolera tout droit au ciel... Peu de temps encore et elle reposera dans mes bras... Et là, elle n'aura pas besoin de voler plus loin; ayant atteint son terme, elle y demeurera fixée à jamais pour être consumée dans le feu de l'amour.
    Rien d'étonnant que ta sœur Thérèse (ndlr : sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus) t'ait dit auparavant : "Le moteur de nos facultés c'est l'amour".
    Il en est également pour les autres âmes; plus elles brûlent intérieurement du feu de mon amour, plus vite elles s'élèvent vers les hauteurs.
          
    Amour
    JESUS EXPLIQUE COMMENT SOUPIRER D'AMOUR POUR LUI (19/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Je vais commencer par t'apprendre comment soupirer d'amour pour moi... Van, soupirer d'amour pour moi consiste à envelopper chacun de tes soupirs de tout l'amour dont tu es capable, pour me les offrir ensuite. Ces soupirs, volant vers moi, dégagent un parfum suave qui m'enivre et m'attire. Je cherche alors l'endroit d'où me viennent ces soupirs et quand je l'ai trouvé, je me tourne dans cette direction pour jouir de ce parfum qui m'attire de plus en plus près de lui. Arrivé tout près, j'aperçois alors une fleur qui exhale une douce odeur : je m'empresse de la cueillir avec joie et de l'emporter pour m'amuser. Quand j'en ai assez de m'amuser, je l'enferme tout au fond de mon cœur, de sorte que cette fleur devra y reposer en paix durant toute l'éternité. O Van, voilà que de simples soupirs d'amour pour moi ont le pouvoir d'attirer mon cœur et de le jeter hors de lui.
        
    Souffrance
    JESUS DIT QU'IL A EU UNE VIE DOULOUREUSE MAIS PAS MALHEUREUSE (11/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Après la mort de saint Joseph, je m'entretenais souvent avec elle (ndlr : avec la Vierge Marie) des souffrances que j'aurais à endurer plus tard... Alors Marie pleurait beaucoup, et je pleurais avec elle...
    Petit Van, ma vie a été une vie de souffrances mais jamais je n'ai été triste d'avoir à souffrir. Ainsi, ma vie doit être appelée une vie douloureuse, non une vie malheureuse.
        
    Marie
    JESUS EXPLIQUE COMMENT MARIE PRIAIT QUAND ELLE AVAIT BESOIN DE QUELQUE CHOSE (11/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Dieu le Père n'a jamais permis que ma famille eût à souffrir de la faim ou de la soif même un seul repas... De plus, Marie savait prévoir et surtout, elle avait confiance en son vrai Père du ciel. Envers moi, elle se conduisait comme une mère mais avec Dieu le Père, elle se conduisait avec toute la candeur d'un enfant.
    S'il lui manquait quelque chose, elle ne savait que lever les yeux au ciel et la demander à Dieu le Père, en toute simplicité et sincérité. Et, comme cette confiance et cette simplicité étaient vraiment très agréables à Dieu, Marie obtenait tout ce qu'elle demandait, comme elle te l'a dit auparavant.
    Par exemple, quand elle manquait de farine pour faire le pain, elle se contentait de dire à son vrai Père : "O Père, aujourd'hui, "votre Petit" et vos enfants sont dans le besoin". Puis elle détaillait : ils n'ont plus de farine, plus de sel, etc. Après quoi elle restait en paix comme à l'ordinaire. Le vrai Père du ciel était très empressé à exaucer ses prières, mais il le faisait d'une façon très naturelle, sans recourir à des miracles éclatants...
        
    Vertu
    LA VERTU DE DOUCEUR ET LA VERTU D'HUMILITE (08/08/15)

    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    La vertu de douceur va donc de pair avec la vertu d'humilité. Si on manque d'humilité, on manque aussi de douceur, et sans la douceur, il n'y a pas d'humilité. Par là l'on peut connaître que si quelqu'un possède la véritable humilité il possède également la vraie douceur. Pas besoin de regarder la physionomie extérieure pour savoir si tel ou tel individu possède la vraie douceur. Il peut arriver une fois ou l'autre que les deux coïncident, cependant une physionomie extérieurement douce n'est que le signe de la douceur de caractère et non de la vraie vertu de douceur. Jamais ton vrai Père ne juge par l'extérieur, il ne juge que par l'intérieur.
        
    Prière
    LES ETATS DE SECHERESSE OU DE FERVEUR (05/08/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Van, pour t'accorder mes faveurs, je ne tiens nullement compte de ton état de sécheresse ou de ferveur; tout ce que je te réclame, c'est la confiance en moi, et cet amour constant qui, même en face de la difficulté, sait garder courage et rester inébranlablement fidèle au Bien-Aimé...
    Les charmes extérieurs sont incapables d'attirer mon amour; il n'y a qu'une amitié sincère et une confiance inébranlable qui puissent toucher mon cœur...
        
    Prêtres
    JESUS PARLE DES PRÊTRES ET DES PETITES ÂMES (27/07/15)

    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Ecris encore aujourd'hui ces paroles que j'adresse aux prêtres... Si je les ai revêtus de mon autorité, c'est dans l'unique but qu'ils s'en servent pour amener les âmes à s'approcher de moi... Mais voilà que ces prêtres osent se servir de mon nom pour perdre les âmes... Devant une pareille situation, je dois aller me réfugier dans les petites âmes. Elles deviennent mes épouses et me servent... Je leur confère ensuite la dignité de mères des âmes que je veux sauver...
    Une chose me console un peu, c'est que beaucoup de prêtres savent encore m'aimer... Vraiment, ils forment autour de moi comme un bouclier qui me protègent des autres prêtres... Oui, je les aime tout particulièrement ces bons prêtres; je fixe sur eux mon regard, je me réjouis avec eux, je ne cesse d'être leur soutien et leur guide... Enfant de mon amour, mon grand désir est d'avoir beaucoup de prêtres comme eux...
         
    Locutions
    SATAN PEUT-IL IMITER LA VOIX DE QUELQU'UN POUR TROMPER UNE PERSONNE ? (22/07/15)
    Voici des paroles que sainte Thérèse de l'Enfant Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    THERESE : Petit frère, entendre ma voix est un privilège réservé à toi seul.
    VAN : Et si le démon imitait ta voix pour me tromper ?
    THERESE : Souviens-toi que le Père qui est Amour, ne permettra jamais que ses enfants chéris soient trompés par l'Ennemi... Le démon peut imiter le ton de ma voix, mais il ne t'exhortera jamais à aimer Jésus comme je le fais...
        
    Prière
    POURQUOI PARLER A DIEU PUISQU'IL SAIT DEJA TOUT ? (21/07/15)
    Voici des paroles que sainte Thérèse de l'Enfant Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    A découvrir ici >> 

        
    Pécheurs
    JESUS PARLE DE CEUX QUI ONT MERITE L'ENFER UN NOMBRE INFINI DE FOIS (25/06/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Van, y a-t-il pour l'amour douleur comparable à celle de perdre une âme? Naturellement, l'amour étant infini, il aime aussi d'un amour infini. Mais, cette infinité de l'amour ne peut étreindre fortement que les coeurs où se trouve une vraie confiance. Sans cette vraie confiance, l'amour infini n'ayant plus rien qui lui permette d'adhérer à l'âme, comment pourrait-il encore la retenir ?... Ô âmes pécheresses, la seule chose que je vous demande, et qui suffit pour que je vous presse sur mon coeur débordant d'amour, c'est que vous croyiez vraiment que l'amour vous aime infiniment. Croyez-vous que j'ignore combien vous êtes misérables ? Même si votre misère est infinie, vous devez quand même croire que mes mérites sont aussi infinis et infinis. Même si vos péchés vous ont mérité l'enfer un nombre infini de fois, vous ne devez pas pour autant perdre confiance en mon amour... Mais hélas! Le malheur est que les hommes n'ont pas confiance en mon amour.
        
    Prière
    UNE PRIERE POUR LA FRANCE DICTEE PAR JESUS (08/05/15)
    Voici une prière pour la France que Jésus a dictée à Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Jésus : "Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent.
    Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. O Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen.
    O mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon cœur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter. Quant à toi, mon enfant, je veux que tu la récites aussi, mais tu la réciteras également en français".
        
    Miracle
    DIEU POURRAIT-IL CHANGER UN GARCON EN FILLE OU UNE FILLE EN GARCON ? (30/04/15)
    Après avoir compris qu'il ne serait pas prêtre mais qu'il aurait une vie cachée, Van pense que sa vocation est de rentrer chez les Carmélites et il prie Dieu de le changer en fille (en effet, à l'époque, il n'y avait pas de frères Carmes au Vietnam). Voyant que Dieu ne l'a pas exaucé, il parle avec sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui lui dit intérieurement ces paroles (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    -Van, tu es trop candide... Je t'aime, petit frère ! Il est vrai que Dieu pourrait en un instant te changer de garçon en fille. Mais Dieu ne fait pas de tels miracles : il est trop sage pour faire ce genre de chose... 
    -Petite sœur, jamais plus je ne demanderai à Jésus une faveur aussi ridicule... Mais sache aussi que je ne suis pas content après toi : tu savais que ma démarche n'aboutirait pas et tu n'as rien dit !...
    -Oui, petit frère, je le savais, je savais aussi que tu ravirais le Cœur de Jésus par ta demande candide car sache ceci : Dieu aime qu'on lui dise tout avec sincérité...
        
    Vocation
    SAINTE THERESE DE L'ENFANT-JESUS PARLE A VAN DE SA VOCATION (28/04/15)
    Marcel Van avait un très grand désir de devenir prêtre. Un jour, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus lui a révélé intérieurement que Dieu avait un autre plan sur lui et cela a rendu Van très triste. Voici un extrait de leur conversation. Sainte Thérèse parle en premier et Van lui répond (source: "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    -Van, attends un peu avant de pleurer. Je n'ai pas tout dit, petit frère... Si Dieu veut que ton apostolat s'exerce dans une autre sphère, qu'en penses-tu ? Moi-même, autrefois, n'ai-je pas désiré devenir prêtre ? Mais Dieu ne l'a pas voulu.
    -Pour moi, c'est différent : tu es une fille, tandis que moi, je suis un garçon !
    Thérèse se mit à rire et reprit :
    -C'est vrai, être un garçon est la première condition pour recevoir le sacerdoce... Mais ce qui demeure le plus parfait, c'est de faire la volonté de notre Père du Ciel.
        
    Satan
    LA SAINTE VIERGE PARLE DE SATAN (16/04/15)
    Voici des paroles que la Vierge Marie a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Je reste la vraie Mère du démon et à l'exemple de la Trinité je suis toujours disposée à le reconnaître pour mon véritable enfant. Seul son orgueil fait qu'il ne consentira jamais à admettre qu'il en est ainsi...
    Mon enfant, jamais, absolument jamais je ne parle au démon avec dureté. Si je le faisais, mon petit Van, je ne mériterais pas d'être ta Mère (...). Moi-même, je n'ai pas non plus de haine pour le démon mais uniquement pour son péché. Le démon ne me reconnaîtra pas pour sa Mère mais je suis quand même sa vraie Mère.
    De même, la Trinité n'emploie jamais de paroles dures en parlant au démon. Le démon est vraiment digne de pitié, mais puisque jamais il n'acceptera cette pitié, il devra souffrir éternellement.
        
    Souffrance
    LA SAINTE VIERGE EXPLIQUE COMMENT OFFRIR UN SACRIFICE
    (14/04/15)

    Voici des paroles que la Vierge Marie a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Mon enfant, tu viens de parler de sacrifice; offre donc ta toux comme sacrifice à Jésus. Ecoute, je vais t'apprendre une nouvelle méthode de faire des sacrifices. Chaque fois que tu es troublé, fut-ce le temps d'une respiration, dis ceci : "Jésus, je t'offre ce trouble en sacrifice". Ensuite, reste en paix. Grâce à ce sacrifice, tu seras consumé dans le feu de l'Amour qui agira librement en toi; grâce à ce sacrifice, combien d'âmes aussi pourront éviter une occasion de pécher qui les exposerait au danger de tomber dans le désespoir...
        
    Miséricorde

    JESUS PARLE LA MISERICORDE DIVINE (11/04/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Petit frère, ne sais-tu pas que je connais l'extrême faiblesse de l'homme? Même si les hommes m'offensent délibérément et aussi gravement que tu puisses supposer, leur péché n'est rien en comparaison de l'ombre de mon amour...
    L'amour est infini et infini, dis-le bien aux hommes; oui, infini et infini.
    Ayez confiance en moi. Même le démon doit désespérer d'une âme en qui se trouve encore le mot "confiance".
        
    Confession
    LES PERSONNES QUI N'ONT PAS LA POSSIBILITE DE SE CONFESSER (08/04/15)
    Voici un extrait de la lettre 121 de Marcel Van. Cette lettre est adressée à Nghi (source : "L'enfant de l'aurore", du Père Marie-Michel) :
    Ce que tu dis est très juste : sans le sacrement de pénitence, on ne peut avoir la certitude d'être purifié de son péché. Mais dans ton cas, enseveli comme tu l'es dans la forêt et la montagne, sans personne à qui confesser tes péchés, alors le seul repentir sincère de tes fautes suffit pour que tu aies la certitude que Dieu t'a pardonné. Et ces péchés pardonnés, jamais Dieu ne se les rappellera, car ils ont été entièrement consumés dans le feu de son amour. Ils ont totalement disparu, dès le moment où tu as levé les yeux vers Dieu en disant : "Seigneur, pardonne-moi mes péchés".
        

    Satan
    JESUS PARLE DE SATAN (07/04/15)
    A découvrir ici >>
        
    Marie
    JESUS PARLE DE LA VIERGE MARIE ET DIT COMMENT IL FAUT L'AIMER (06/04/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    C'est grâce à Marie que les âmes peuvent s'unir à mon amour de façon intime et durable. Mon petit ami, ne l'oublie jamais : tu dois aimer ta Mère comme je l'aime moi-même.
        
    France
    JESUS EXPLIQUE COMMENT SATAN VEUT DETRUIRE LA FRANCE PEU A PEU (05/04/15)
    Voici des paroles que Jésus a dites au vénérable Marcel Van (source : "L'amour ne peut mourir", du Père Marie-Michel) :
    Petit apôtre de mon amour, écris au sujet de la France... Français, mes enfants, et vous, mes prêtres de France, je vous aime. Soyez sur vos gardes afin de prévenir. L'Ennemi de mon amour va vous lancer avant tout son poison à la tête... Soyez sur vos gardes... Ce parti, contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants... Il ne détruira pas d'un seul coup le pays que j'aime, mais il le détruira peu à peu. Oui, peu à peu, il va se propager, peu à peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés; il agira de façon à vous éloigner peu à peu de mon amour, pour vous rapprocher peu à peu de l'amour profane. Oui, mes enfants, il agira ainsi peu à peu... Ayez confiance en mon amour, consacrez votre pays à mon amour... Mieux vaudrait pour la France être gouvernée par un homme du peuple à l'esprit obtus, que de l'être par un ennemi de mon amour qui la mènerait à la ruine complète... Pauvre France ! Une fois libérée du communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la franc-maçonnerie...
    Ô France, pays que j'aime... Considère les paroles que je t'adresse ici... Français, mes enfants, si vous repoussez loin de vous mon amour, de quel amour pourriez-vous bien vous servir pour relever la France ? S'il n'y a aucun amour pour relever la France, alors la France se verra couverte d'épaisses fumées montant de l'enfer...


  • Interview
    LE SECRET DE LA POPULARITE DE SAINT FRANCOIS D'ASSISE (22/07/14)
    Voici un petit extrait d'une interview du Père Raneiro Cantalamessa qui est parue dans Zenit le 21 juillet 2014. Le Père Cantalamessa répond à la question : "
    François n’était ni un intellectuel, ni un guérisseur. D’où viennent donc son charisme et sa popularité ?"
    Oui, c’est surprenant. Son jeune disciple, Antoine de Padoue, dépasse son fondateur par ses miracles et ses guérisons et même par sa popularité.
    La popularité de François est due à des motifs plus complexes. C’est sa personne tout entière et son action qui font de lui une des réalisations humaines les plus accomplies et les plus fascinantes, d’après ce que disent les psychologues.
    A son compagnon Frère Masseo qui lui demandait : "Pourquoi tout le monde court-il après toi ?", François a répondu un jour : "Parce que Dieu n’a pas trouvé sur terre de pécheur plus vil que moi".
    Il était sincère mais il ne disait pas la vérité ! En réalité, le monde entier, plus de huit siècles après, court encore derrière François parce qu’il voit réalisées en lui ces valeurs auxquelles croyants et non croyants aspirent tous secrètement : la joie, la paix et la fraternité.

        
    Réflexion
    SAINT FRANCOIS, SAINTE CLAIRE D'ASSISE, MEDJUGORJE ET LE DON DES LARMES (30/06/14)
    Quand on lit la vie de saint François et de sainte Claire d'Assise, on découvre que le don des larmes a eu une grande importance dans leur vie.
    Saint François a versé beaucoup de larmes de contrition. Au moment de partir s'isoler sur le Mont Alverne (là où il a reçu les stigmates), par exemple, il a dit à ses frères : Ma mort approche, j'ai résolu de passer beaucoup de temps seul avec Dieu pour pleurer mes péchés. Frère Léon pourra m'apporter un peu de pain et d'eau. Mais ne laissez personne arriver jusqu'à moi (source : "François d'Assise", du Père Jean Pihan).
    Sainte Claire, quant à elle, a versé beaucoup de larmes de compassion. Lors de son procès de canonisation, par exemple, de très nombreux témoins (et notamment des sœurs) ont dit qu'il lui était souvent arrivé de pleurer aux côtés de sœurs malades ou souffrantes pour partager leur peine.
    A Medjugorje, la Vierge Marie a elle aussi parlé du don des larmes, et ce à plusieurs reprises : "La prière peut vous apprendre à pleurer. La prière peut vous apprendre à fleurir", nous a-t-elle dit le 29 octobre 1984.
    Mais, dans le cas précis de Medjugorje, le don des larmes est surtout associé à la joie. En effet, la Mère de Dieu a dit également : "Si vous saviez combien je vous aime, vous pleureriez de joie" (le 01/03/82, le 21/06/82, le 18/03/01...).
    Pour illustrer cela, j'aimerais vous montrer quelques images bouleversantes qui sont tirées du film de Franco Zeffirelli : "François et le chemin du soleil", 1972 (voir dans la rubrique "Cinéblog").
    A un moment donné, saint François et sainte Claire ont organisé un temps de prière pour les pauvres et là, tandis que l'assemblée chante, sainte Claire (qui était gratifiée du don des larmes) pleure de joie. Je trouve que c'est l'un des plus beaux moments du film >>
        
    Calendrier
    JACOPONE DE TODI (08/04/14)
    L'Eglise met parfois en lumière des gens à la personnalité et au parcours tout à fait étonnants. C'est le cas de Jacopone de Todi, à qui est attribué le célèbre texte du Stabat Mater.
    Voici ce que le Père Damien Vorreux nous dit à son sujet (source : Sainte Claire d'Assise, documents) :
    Tertiaire puis frère mineur, Jacopone de Todi (1236-1306 env.) est l'un de ces prophètes inquiets pour temps troublés, personnage mêlant la poésie, la mystique et l'exaltation.
    Très engagé dans le conflit des Spirituels, il se déchaîna contre le Pape Boniface VIII, fut excommunié, emprisonné, puis se retira chez les clarisses de San Lorenzo, près de Todi, où il fut enterré (avant d'être définitivement inhumé à San Fortunato de Todi).
    Il est inscrit comme bienheureux au calendrier de l'Ordre.
    Plus de renseignements ici
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    Vie des Saints
    JESUS DIT A SAINT FRANCOIS D'ASSISE CE QU'IL FAUT FAIRE AU MILIEU DES INFIRMITES ET DES TRIBULATIONS (31/03/14)

    Voici un extrait d'un article sur Saint François d'Assise qui est paru dans la revue "Famille Chrétienne" en octobre 2013 :
    Nous sommes au début de 1225 et François est très affaibli. Il porte les stigmates de la Passion, il souffre en permanence, marche avec peine, est constamment fiévreux. Des maux d'yeux le rendent presque aveugle. Il va chercher un peu de repos chez les clarisses de Saint-Damien. Sainte Claire lui aménage une cellule protégée de la lumière, mais les mulots et les souris l'empêchent de dormir. Dans sa prière, François implore le Seigneur de lui donner la patience et la paix. Alors qu'il est dans la nuit des sens et de la foi, il entend le Seigneur lui dire : "Réjouis-toi et sois dans l'allégresse au milieu de tes infirmités et tribulations : dès maintenant vis en paix comme si tu partageais mon Royaume". Dans cette déréliction, saint François se ressaisit et devient allègre. Il dicte alors à un Frère les paroles de ce poème merveilleux, cette "Laude du Seigneur" (ndlr : il s'agit ici du célèbre "Cantique des créatures" ou "Cantique du soleil").
         
    Vie des Saints
    SAINT IGNACE DE LOYOLA AURAIT ETE TERTIAIRE FRANCISCAIN (29/03/14)

    Le Pape François est un Jésuite. Le fait qu'il ait choisi le nom de François a surpris certaines personnes. Pourtant, il semblerait qu'il existe bien un lien entre les Jésuites et les Franciscains. Voici un extrait d'une interview que l'historien Pierre Moracchini a accordée à "Famille Chrétienne" en octobre 2013 :
    Selon d'anciennes traditions, saint Ignace de Loyola aurait été tertiaire franciscain. Et, en 1540, lorsqu'il fut élu supérieur général par ses pairs de la Compagnie naissante, il se retira trois jours avec un confesseur... franciscain de Rome, San Pietro in Montorio. Il confia même à ce franciscain la décision d'agréer lui-même - ou non - le vote selon son discernement, et de remettre sa réponse aux électeurs du Conseil. 

        
     

    Sacerdoce
    SAINT FRANCOIS D'ASSISE NOUS DIT COMMENT NOUS DEVONS AIMER LES PRÊTRES (28/03/14)
    A Medjugorje, la Sainte Vierge nous demande d'aimer les prêtres, d'avoir confiance en leurs mains bénies, de ne pas les juger et de prier pour eux. Pour stimuler notre amour pour les prêtres, voici un extrait du Testament de Saint François d'Assise :
    Le Seigneur me donna une telle foi dans les prêtres qui vivent selon la forme de la sainte Eglise romaine que même s'ils me persécutaient, je voudrais recourir à eux. Et je ne veux pas considérer en eux le péché, car je discerne en eux le Fils de Dieu et ils sont mes seigneurs. Et je fais cela parce que dans le siècle, je ne vois rien corporellement du très haut Fils de Dieu, sinon son très saint corps et son très saint sang que les prêtres seuls administrent aux autres.
        
    Miracle
    LA FORCE DE LA BENEDICTION DE SAINTE CLAIRE (28/02/14)
    Voici un extrait des récits et chroniques de Sainte Claire (tiré du livre du Père Damien Vorreux : "Sainte Claire d'Assise, documents") :
    Une fois entre autres, le Saint Père se rendit au monastère où elle était pour l'entendre parler des choses célestes et divines; et comme ils étaient ainsi ensemble en divins entretiens, sainte Claire, pendant ce temps, fit préparer les tables et y poser le pain, pour que le Saint Père le bénît. Puis, l'entretien spirituel terminé, sainte Claire s'agenouille avec un grand respect et le prie qu'il lui plaise de bénir le pain placé à table.
    Le Saint Père répond : "Soeur Claire très fidèle, je veux que ce soit toi qui bénisses ces pains et que sur eux tu fasses le signe de la croix du Christ auquel tu t'es toute donnée". Et sainte Claire dit : "Très Saint Père, pardonnez-moi, car je mériterais de trop grands reproches si, en présence du vicaire du Christ, moi qui ne suis qu'une vile petite femme, j'avais la présomption de donner une telle bénédiction".

    Et le Pape répond : "Pour que cela ne soit pas imputé à la présomption mais au mérite de la sainte obéissance, je t'ordonne, par la sainte obéissance, de faire sur ces pains le signe de la croix et de les bénir au nom de Dieu".
    Alors sainte Claire, en vraie fille de l'obéissance, bénit très pieusement ces pains avec le signe de la croix.
    Chose admirable ! Aussitôt apparut sur tous ces pains le signe de la croix parfaitement gravé. Et alors une partie de ces pains fut mangée et l'autre conservée à cause du miracle. Et le saint Père, qui avait vu le miracle, prit de ce pain et partit rendant grâce à Dieu et laissant sainte Claire avec sa bénédiction.
    PS : lire aussi l'article sur les paroles de la Vierge de Medjugorje concernant la bénédiction des prêtres (dans les messages du 2 de Mirjana) >>

         
    Miracle

    SAINTE CLAIRE D'ASSISE ET L'HISTOIRE DES TRUITES ET DES FOUACES (23/01/14)
    Ce passage de la vie de Sainte Claire d'Assise a été racontée par sœur Balbina et il est tiré du livre du Père Damien Vorreux : "Sainte Claire d'Assise, documents" :
    La bienheureuse Claire, miroir de vertu et d'humilité, servait et soignait personnellement une des sœurs de service du monastère qui était gravement malade; si gravement malade même, qu'elle avait complètement perdu l'appétit.
    La bienheureuse Claire lui dit : "Ma sœur, est-ce qu'il y a quelque chose que tu pourrais manger ou dont tu aurais envie ?"
    La sœur, un peu agacée comme quelqu'un qui a la nausée rien qu'à imaginer un plat, répondit : "Je voudrais bien des truites de Topino et des fouaces de Nocera !" Elle croyait bien qu'il serait impossible de s'en procurer, car Nocera est à plus de seize milles d'Assise.
    La bienheureuse Claire, à ces mots, eut grande pitié de sa malade; elle se mit à genoux et pria le Seigneur de l'exaucer.
    Miracle ! A peine avait-elle terminé sa prière, voilà que se présente - à cette heure tardive et par une pluie battante ! - un jeune homme très beau au visage très aimable.
    Il portait une toile ou grande serviette aux coins noués deux par deux. Il se tenait à la porte, après avoir frappé avec insistance.
    La bienheureuse Claire, entendant frappé et croyant que c'était l'un des frères quêteurs, envoya une sœur de service ouvrir la porte. La sœur reçu la serviette toute nouée des mains du jeune homme qui lui dit de la porter à Claire, de conserver le cadeau contenu à l'intérieur, et de lui rapporter la toile.
    La bienheureuse Claire dénoua elle-même les coins et découvrit, miracle de la bonté agissante du Seigneur, les truites et les fouaces, c'est à dire les gâteaux de froment, que la malade avait souhaitées et que Claire avait demandées au Seigneur.
        
    A l'école de Marie
    SAINTE AGNES DE PRAGUE NOUS AIDE A MIEUX COMPRENDRE CE QUE SIGNIFIE "BRÛLER D'AMOUR" (22/12/13)
    Le 20 novembre 1986, la Vierge de Medjugorje a donné le message suivant (extrait) : Vous savez que je vous aime, que je brûle d'amour pour vous. C'est pourquoi, chers enfants, décidez-vous à aimer, brûlez d'amour. Apprenez à connaître de jour en jour l'amour de Dieu. Chers enfants, décidez-vous pour l'amour. Que l'amour prédomine en chacun d'entre vous, non pas un amour humain, mais un amour divin.
    Comme c'est bien souvent le cas, la spiritualité franciscaine nous aide à mieux comprendre ce message, et notamment ces mots : "Brûlez d'amour".
    Dans une lettre qu'elle a adressée à Sainte Claire d'Assise, Sainte Agnès de Prague (qui était une sœur Clarisse) dit qu'elle souffre énormément. Elle écrit entre autre ceci : "Je suis accablée", "Je souffre au-delà de toute expression", "Je n'ai presque plus la force de parler", "Mon âme brûle intérieurement et se consume dans des flammes et des tortures infinies", "J'en perd l'esprit", "Je dépéris entièrement", "Je me sens défaillir dans un tel supplice"...
    D'après vous, quelle était la cause de la souffrance d'Agnès ? Elle avait eu une vision du Purgatoire et de l'Enfer ? Non. Elle avait vu Jésus en Croix ? Non. Elle recevait des attaques venant de certains prêtres ? Non. Elle souffrait de fortes migraines ? Non.
    En fait, Sainte Agnès se trouvait loin de Sainte Claire et elle ne pouvait pas lui rendre visite. Là était la cause de sa souffrance.
    Cela nous en dit long sur la signification de ces mots : "Brûlez d'amour", vous ne trouvez pas ?
    Cela nous montre d'une manière extrêmement forte qu'aimer, ce n'est pas simplement "aimer bien" ou simplement "tolérer" l'autre. Non. Aimer, c'est vraiment être embrasé du feu de l'Esprit Saint.
    Mère Térésa disait souvent à ses sœurs : "Aimez jusqu'à ce que cela fasse mal".
    Chers amis, puissions-nous être chaque jour, avec l'aide de Dieu, les témoins de cet amour-là !

        

    Document
    LE PAPE ALEXANDRE IV NOUS PARLE DE LA BONNE ODEUR DE SAINTE CLAIRE (19/12/13)
    Voici un petit extrait de la bulle de canonisation de Sainte Claire d'Assise (qui a été écrite en 1255 par le Pape Alexandre IV) :
    Une lampe aussi brillante ne pouvait rester cachée sans rayonner sa lumière dans toute la maison du Seigneur. Un vase si empli d'aromates ne pouvait rester enfoui sans diffuser son parfum dans toute la demeure du Seigneur. Plus elle brisait l'albâtre de son corps dans l'étroit réduit de sa solitude, plus se répandait dans l'Eglise entière le parfum de sa sainteté.
        
    Fioretti
    L'IMPORTANCE DE SAINT FRANCOIS ET DE SAINTE CLAIRE DANS LE PLAN DE DIEU (16/12/13)
    Voici un extrait tout à fait étonnant du livre des Fioretti. Cet extrait est cité par le Père Damien Vorreux dans son livre : "Sainte Claire d'Assise, documents". Il y est question d'un chevalier qui, à la mort de Saint François, a demandé à une femme possédée ce qu'il y avait de vrai dans la sainteté de Saint François. L'esprit du mal a alors répondu ceci par la bouche de la femme :
    Que je le veuille ou non, je t'en dirai ce qui est vrai.
    Dieu le Père était tellement indigné contre les péchés du monde, qu'il paraissait vouloir sous peu prononcer contre les hommes et contre les femmes la sentence définitive de les exterminer du monde s'ils ne se corrigeaient pas. Mais le Christ, son Fils, priant pour les pécheurs, promit de renouveler sa vie et sa Passion, en un homme, c'est à dire en François, petit pauvre et mendiant, par la vie et la doctrine de qui il ramènerait beaucoup de gens du monde entier dans la voie de la vérité et de la pénitence. Et maintenant, pour montrer au monde que cela il l'avait fait en Saint François, il a voulu que les stigmates de sa Passion, qu'il avait imprimés sur son corps pendant sa vie, fussent à présent vus et touchés, à sa mort, par beaucoup de gens. De même la Mère du Christ promit de renouveler sa pureté virginale et son humilité en une femme, c'est à dire en sœur Claire, de telle sorte que, par son exemple, elle arracherait beaucoup de milliers de femmes de nos mains. Et ainsi Dieu le Père, apaisé par ces promesses, retarda sa sentence définitive.

        
     
    Vivre Medjugorje
    SAINT FRANCOIS D'ASSISE ET LE PASSAGE DE L'EVANGILE QUE LA VIERGE DE MEDJUGORJE NOUS DEMANDE DE LIRE CHAQUE JEUDI (08/12/13)

    A Medjugorje, la Vierge Marie a donné le message suivant à plusieurs voyants dont Jelena Vasilj :
    Chaque jeudi relisez et mettez en pratique le passage de l'Evangile : Matthieu 6, 24 et suivants. Un homme ne peut être le serviteur de deux maîtres. Ne soyez pas dans l'inquiétude : regardez les oiseaux du ciel, cherchez d'abord le Royaume de Dieu (non daté).
    Il faut savoir que la Vierge ne fait jamais rien au hasard.
    Si elle nous demande de lire ce texte chaque semaine, alors c'est qu'il est particulièrement cher à son cœur et que, par conséquent, il est important pour Dieu et doit l'être également pour nous.
    A ce sujet, il est intéressant de savoir que ce passage a eu une importance vraiment capitale dans la vie de Saint François d'Assise. En effet, Saint François l'a porté très haut et l'a fait résonner dans toute l'Eglise, et ce d'une manière vraiment particulière.
    Dans le superbe film de Franco Zeffirelli "François et le chemin du soleil" (1972), la dernière scène est tout à fait bouleversante.
    On voit Saint François, accompagné de quelques frères, devant le Pape Innocent III, au Vatican. Le premier veut demander un conseil au second pour bien conduire son Ordre des Frères Mineurs.
    A un moment donné, choqué par toutes les richesses matérielles de l'Eglise, Saint François proclame haut et fort ce texte de l'Evangile : Vous ne pouvez servir deux maîtres, regardez les lys des champs, ne vous inquiétez pas du lendemain...
    C'est alors que des proches du Pape crient au blasphème et chassent Saint François et ses frères.
    Mais le Pape demande qu'on les fasse revenir et, là, il s'agenouille devant Saint François et lui embrasse les pieds. Moment d'une beauté et d'une profondeur indiscibles ! Le pauvre crie... et le puissant entend !
    Grâce à ces deux grands hommes, l'humanité atteint alors un sommet.
    Mes chers amis, puisse cet épisode absolument extraordinaire de la vie de Saint François nous rappeler à quel point le passage de l'Evangile que la Mère de Dieu nous demande de lire chaque jeudi est important.
    Oui, puissions-nous nous souvenir, en repensant à Innocent III et à Saint François, que ce texte est à l'origine de l'un des plus beaux épisodes de la longue histoire d'amour entre l'Eglise et la Vérité !  

          
    N'ayez pas peur
    LA FORCE DES PRIERES DE SAINTE CLAIRE D'ASSISE CONTRE LE MAL (07/12/13)

    Voici un extrait du témoignage qu'a donné sœur Balvina de Messire Martin de Corozano lors du procès de canonisation de Sainte Claire (le "elle" fait référence à sœur Balvina) :
    Elle ajouta avoir entendu une dame dire que le Seigneur l'avait délivrée de cinq démons par les mérites de la sainte. On lui demanda d'où était cette dame. Elle répondit : de Pise, ainsi qu'elle l'avait dit elle-même lorsqu'elle était venue au monastère pour remercier Dieu et la sainte. Quand cela s'était-il passé ? Elle dit : il y a quatre ans environ, et cette dame affirmait que les démons avaient dit : "Les prières de cette sainte nous brûlent !"
        
    Vivre le jeûne
    PEUT-ON FAIRE DES NEUVAINES DE JEÛNE QUAND ON EXERCE UN METIER QUI EST DIFFICILE PHYSIQUEMENT ? (06/12/13)

    Beaucoup de gens pensent que les neuvaines de jeûne sont réservées à ceux qui font des métiers qui ne sont pas très difficiles au niveau physique.
    C'est là une erreur. En effet, pendant une neuvaine de jeûne, les forces physiques que l'on n'obtient pas grâce à la nourriture sont compensées par les forces spirituelles que Dieu nous donne dans la prière, selon nos besoins. Celui qui jeûne ne voit donc pas vraiment de différence entre les jours où il mange et ceux où il ne mange pas.
    Bien évidemment, il peut y avoir des neuvaines qui sont plus difficiles que d'autres (surtout au début). Cela demande un certain "entraînement" avant de se sentir parfaitement à l'aise avec ce genre d'exercice.
    Mais à terme, je suis certain que chacun est amené à faire l'expérience que le jeûne n'affaiblit pas l'être humain mais, bien au contraire, le rend plus fort (et ce quel que soit son métier).
    Cette idée que les forces spirituelles "suppléent" aux forces physiques, quand on jeûne, se sent d'une manière toute particulière dans la vie de Sainte Claire d'Assise.
    En effet, voici deux extraits de témoignages qui ont été donnés lors du procès de canonisation de Sainte Claire :
    Sœur Philippa (3ème témoin) : "Elle affligeait aussi son corps en ne mangeant rien durant trois jours de la semaine, à savoir les lundis, mercredis et vendredis; et les autres jours elle jeûnait au pain et à l'eau. Malgré tout, elle demeurait toujours joyeuse dans le Seigneur, elle ne paraissait jamais troublée, sa vie était toute angélique".
    Sœur Aimée de Messire Martin de Corozano (4ème témoin) : "Une douceur merveilleuse émanait d'elle lorsqu'elle parlait : on avait l'impression qu'elle vivait déjà au ciel. Elle mangeait si peu qu'elle semblait nourrie par les anges".
    Et dans le livre "Sainte Claire d'Assise, documents" (du Père Damien Vorreux), on trouve beaucoup d'autres témoignages qui vont tout à fait dans le même sens !
        
    Vivre Medjugorje
    SAINTE CLAIRE D'ASSISE : L'HEROÏNE DE MEDJUGORJE ! (03/12/13)
    Dans son livre intitulé "La prière à Medjugorje" (aux éditions François-Xavier de Guibert), Cyrille Auboyneau dit que Saint François d'Assise est le héros de Medjugorje.
        
    Il est vrai qu'il y a de très nombreux points de rapprochement entre la spiritualité de Saint François et les messages que la Sainte Vierge nous donne à Medjugorje : l'idée qu'il ne faut pas se laisser modeler par le monde moderne mais qu'il faut revenir à Dieu, l'importance de la prière et de la nature, la place de la joie dans la vie quotidienne...
        
    Mais il y a également un autre point que j'aimerais souligner ici, et qui est particulièrement présent dans la vie de Sainte Claire d'Assise : l'idée que l'homme doit travailler sur lui-même pour se départir de ses défauts et accueillir de plus en plus la présence de Jésus.
          
    Cela fait écho à de très nombreux messages que la Mère de Dieu nous a donnés à Medjugorje, et notamment celui-ci : "Je veux vous dire de commencer à travailler sur vos cœurs, comme vous travaillez dans les champs. Travaillez et transformez vos cœurs pour qu'ils soient habités par un esprit nouveau qui vient de Dieu".
        
    A ce sujet, il faut savoir que Sainte Claire jeûnait énormément. Les lundis, mercredis et vendredis, elle ne mangeait rien et ne buvait rien. Les autres jours de la semaine, elle ne prenait que du pain et de l'eau. Autrement dit, le jeûne que la Vierge nous demande à Medjugorje était son quotidien.
    A tel point que Saint François lui-même a dû lui demander de modérer ses efforts, ce qu'elle a fait par obéissance.
        
    Lors du procès de canonisation de Claire, le premier témoin (qui a été sœur Pacifica di Guelfuccio d'Assise) a même dit que "ses privations de nourriture étaient si rigoureuses que les sœurs se demandaient comment son corps pouvait continuer à vivre" (source : "Sainte Claire d'Assise, documents", du Père Damien Vorreux).
        
    En ces temps où beaucoup de nos contemporains s'acharnent au travail pour s'enrichir matériellement, puisse l'exemple de Sainte Claire rappeler à chacun d'entre nous que nous devons également travailler sur nous-mêmes pour nous enrichir spirituellement !
        
    Vivre Medjugorje
    PEUT-ÊTRE LE SENS DES 5 "NOTRE PERE" DONT LA VIERGE A PARLE A MEDJUGORJE... (01/12/13)
    Le 24 janvier 1984, la Vierge de Medjugorje a donné le message suivant à la voyante du cœur Jelena : Récitez chaque matin "l'Angelus", cinq "Pater", "Ave" et "Gloire au Père" en l'honneur de la Sainte Passion et un sixième pour notre Saint Père, le Pape. Ensuite dites le "Credo" et la prière au Saint Esprit. Et, si c'est possible, il serait bon de prier un chapelet.
    Cette prière, nous la disons avec confiance, et ce parce que la Vierge nous l'a demandée (du moins, si nous faisons partie des gens qui cherchent à "coller" le plus possible à la spiritualité de Medjugorje).
    Toutefois, il peut être bon de chercher à en approfondir le sens, et notamment le sens de ces 5 "Notre Père" en l'honneur de la Sainte Passion.
    A ce sujet, il est intéressant de savoir que Sainte Claire d'Assise récitait souvent une prière aux 5 plaies de Jésus. Cette prière était très importante pour elle. La veille de sa mort, elle a même demandé à l'une de ses sœurs de la lui redire (source : "Sainte Claire d'Assise, documents", du Père Damien Vorreux).
    Cette prière était composée de 5 oraisons à chacune des 5 plaies (main droite, main gauche, pied droit, pied gauche, côté) et elles se terminaient toutes par un "Notre Père" et un "Je vous salue Marie".
    Est-ce aux 5 plaies de Jésus que font référence les 5 "Notre Père" demandés par la Vierge de Medjugorje ? Je ne le sais pas, mais je trouve que le rapprochement est assez intéressant...
        
     
    Prophétie
    SAINT FRANCOIS D'ASSISE A FAIT UNE PROPHETIE EN FRANCAIS !! (19/11/13)
    A une époque où Sainte Claire ne l'avait pas encore rejoint, Saint François d'Assise a prophétisé la venue de religieuses à Saint-Damien. Voici un extrait du paragraphe 4 du Testament de Sainte Claire :
    (...) Au temps ou le saint n'avait pas encore avec lui ni frère ni compagnon, presque aussitôt après sa conversion, au temps où il reconstruisait l'église de Saint-Damien, visité là par le Seigneur et rempli de ses consolations, qui le décidèrent à quitter définitivement le monde, c'est alors que, dans la joie de l'Esprit Saint et avec le secours de ses lumières, il fit sur nous (ndlr : c'est à dire sur les soeurs Clarisses) cette prophétie dont le Seigneur a réalisé ensuite l'accomplissement : du haut du mur de l'église il s'adressait en français à quelques pauvres qui stationnaient là et il leur criait : "Venez, aidez-moi à travailler pour le monastère de Saint-Damien parce qu'il viendra ici des religieuses dont la vie sainte et la renommée stimuleront les hommes à glorifier notre Père des cieux dans toute sa sainte Eglise !"
        
    Vivre le jeûne
    LA PLACE DU JEÛNE ALIMENTAIRE DANS LA REGLE DE SAINTE CLAIRE D'ASSISE (05/11/13)
    Au chapitre 3 de la règle de Sainte Claire, on trouve 4 points concernant le jeûne alimentaire. Les voici :
    7-Les soeurs jeûneront en tout temps.
    8-A Noël pourtant, elles pourront prendre deux repas, quel que soit le jour de la semaine.
    9-Les toutes jeunes soeurs, celles qui sont faibles et celles qui servent hors du monastère pourront, au jugement de l'abbesse, être dispensées du jeûne.
    10-En cas de nécessité manifeste, les soeurs ne seront pas tenues au jeûne corporel.
    Note : pour le point 8, on sent très nettement l'influence de Saint François d'Assise. En effet, voici ce que raconte le Père Jean Pihan dans son livre "François d'Assise" :
    François avait toujours aimé la fête de Noël. Une année qu'elle tombait un vendredi, le frère Maurice - un des douze premiers - crut pouvoir proposer pieusement que l'on s'abstînt de viande : "Ah ! Non, s'écria François. Lorsque c'est Noël il n'y a pas de vendredi. Si les murs pouvaient manger de la viande, ce jour-là, je leur en donnerais; mais puisqu'ils ne le peuvent pas, je les frotterai avec de la viande ! Et si j'étais empereur, je ferais répandre du grain partout pour les oiseaux, et notamment pour nos sœurs les hirondelles. Et les riches devraient tous recevoir des pauvres à leur table".
        
    Miracle
    UNE GUERISON DE TUMEURS DANS LA GORGE OBTENUE PAR L'INTERCESSION DE SAINTE CLAIRE D'ASSISE (04/11/13)
    Voici une guérison tout à fait étonnante qui est rapportée par Thomas de Celano dans "Les miracles de Sainte Claire" :
    Une petite fille de Pérouse souffrait cruellement et depuis longtemps de ce genre de tumeur de la gorge qu'on appelle scrofule. On comptait jusqu'à 20 petites glandes dans sa gorge qui était enflée au point de dépasser en diamètre la largeur de sa tête. A différentes reprises, sa mère la conduisit au tombeau de sainte Claire dont elle implorait avec ferveur les bienfaits. Or la petite étant restée toute une nuit étendue devant le tombeau, elle se mit à transpirer abondamment, les écrouelles commencèrent à s'amollir puis à disparaître progressivement. Avec le temps, grâce aux mérites de sainte Claire, elles finirent par disparaître si complètement qu'on en voyait même plus la trace.
          
    N'ayez pas peur
    SAINTE CLAIRE D'ASSISE LIBERE UNE PERSONNE TOUMENTEE PAR UN DEMON DES PLUS PERVERS (02/11/13)
    Voici un extrait tout à fait étonnant des "Miracles de Sainte Claire" (de Thomas de Celano) :
    Alexandrine, une femme originaire de la France, du diocèse de Pérouse, était tourmentée par un démon des plus pervers. Cet esprit méchant l'avait tellement réduite en sa puissance, qu'il arrivait à la faire voler comme un oiseau au-dessus d'une haute montagne dominant le lit du fleuve, puis elle redescendait sur une toute petite branche d'un arbre planté au bord du Tibre et elle s'y balançait comme sur une escarpolette.
    En punition de ses péchés, la malheureuse avait tout le côté gauche paralysé et la main toute contractée. Elle avait bien essayé des remèdes, mais aucun n'avait produit d'effet.
    Elle s'en vint donc au tombeau de Sainte Claire, le coeur contrit, elle invoqua les mérites de la sainte, et ce seul remède s'avéra efficace contre sa triple infirmité. En effet, sa main contractée reprit sa position naturelle, son hémiplégie fut guérie, et le démon fut mis en fuite.
        
    Médias
    POURQUOI SAINTE CLAIRE D'ASSISE EST-ELLE LA PATRONNE DE LA TELEVISION (01/11/13)
    Voici un extrait de la vie de Sainte Claire racontée par Thomas de Celano. Cet extrait va nous aider à mieux comprendre pourquoi Sainte Claire est aujourd'hui la patronne de la télévision :
    De même que, malgré sa maladie, sa pensée était constamment occupée par le Christ, de même aussi le Christ la visitait-il au milieu de ses souffrances.
    Le jour de Noël, à cette heure où naquit l'Enfant-Dieu, à l'heure où l'univers entier participe à l'allégresse des anges, toutes les religieuses s'étaient rendues au choeur pour Matines, abandonnant à son sort leur mère accablée d'infirmités.
    Or, celle-ci se mit à songer à l'Enfant-Jésus, s'affligeant extrêmement de ne pouvoir prendre part à ses louanges. Et elle soupira : "Seigneur mon Dieu, me voilà laissée toute seule ici pour toi !"
    Aussitôt le mélodieux concert qui résonnait en l'église Saint-François parvint jusqu'à ses oreilles. Elle entendit la joyeuse psalmodie des frères, l'harmonie des chants; elle percevait même le son des orgues.
    L'église n'est pourtant pas assez proche pour qu'il soit humainement possible d'entendre quoi que ce soit; il faut donc que Dieu lui-même ait miraculeusement amplifié les échos de la cérémonie ou développé la puissance auditive de la sainte.
    Et ce qui surpasse encore le miracle de l'audition, c'est celui de la vue : elle mérita de voir la crèche du Seigneur.
    Le lendemain matin, ses filles vinrent la voir et sainte Claire leur dit : "Béni soit le Seigneur Jésus-Christ qui ne m'a pas abandonnée alors que vous étiez toutes parties. Par sa grâce en effet j'ai pu assister à toute la cérémonie qui s'est déroulée dans l'église Saint-François !"
          

    Deus Caritas est

    L'AMOUR DE SAINTE CLAIRE D'ASSISE POUR SES SOEURS (30/10/13)
    En ces temps où l'on considère qu'il ne faut pas trop "courir après les autres" par peur d'en faire des "assistés", il est bon de lire cet extrait de la vie de Sainte Claire racontée par Thomas de Celano :
    La sainte abbesse ne bornait pas son affection à l'âme de ses filles : elle s'appliquait aussi avec une merveilleuse charité à soigner leurs corps. Durant les nuits d'hiver, il lui arrivait souvent de faire le tour du dortoir pour recouvrir celles qui s'étaient découvertes en dormant. Celles qui, malades, étaient trop faibles pour observer toutes les austérités de la règle, elle leur ordonnait de se contenter d'un régime plus modéré. Si l'une ou l'autre était victime d'une tentation ou en proie à quelque chagrin, elle l'appelait en particulier et prenait part à sa peine en pleurant avec elle et en la consolant. Elle se mettait parfois aux genoux de celles qu'elle voyait envahies par la douleur et leur prodiguait ses caresses maternelles pour alléger leurs chagrins.
    De tout cela, ses filles lui savaient gré. Elles lui témoignaient en retour beaucoup de tendresse. Elles l'aimaient comme une mère, la vénéraient comme supérieure, suivaient ses traces car elle était leur maîtresse de perfection, et elles admiraient en elle tous les trésors de sainteté dont Dieu l'avait comblée.
        

    Vivre la Bible
    L'IMPORTANCE DE LA PAROLE DE DIEU POUR SAINTE CLAIRE D'ASSISE (29/10/13)

    Voici un extrait de la vie de Sainte Claire racontée par Thomas de Celano :
    Le Pape Grégoire IX prit un jour une mesure interdisant à tout frère mineur l'accès des monastères de clarisses sans sa permission expresse. Claire, considérant que ses filles ne recevraient plus que très rarement désormais la parole de Dieu qui était le pain de leur âme, s'écria en gémissant : "Eh bien ! Qu'il les enlève donc tous, puisqu'il nous prive de ceux qui nous procurent la nourriture de Vie !" Et aussitôt elle renvoya au Ministre tous les frères, refusant de garder les quêteurs qui apportaient le pain du corps, puisqu'elle ne pouvait plus garder ceux qui l'approvisionnaient en nourriture pour l'âme. A cette nouvelle, le Pape revint sur sa défense, et remit toute l'affaire entre les mains du Ministre général.
        
    Dame Pauvreté
    SAINTE CLAIRE D'ASSISE PARLE DE LA PAUVRETE AVEC LES PAPES INNOCENT III ET GREGOIRE IX (28/10/13)
    Voici un extrait de la vie de Sainte Claire racontée par Thomas de Celano :
    Ne voulant pour son Ordre d'autre revenu que la pauvreté, elle sollicita du Pape Innocent III le privilège de vivre en pauvreté. Le grand Pontife félicita d'abord la vierge pour ses aspirations si généreuses, mais lui fit remarquer que c'était là une idée extraordinaire : pareil "privilège" n'avait jamais été sollicité au Siège Apostolique. A cette demande sans précédent il répondit, tout en riant bien fort, par une faveur sans précédent : de sa propre main il rédigea la minute du privilège sollicité.
    Le Pape Grégoire IX, pontife vénérable par ses mérites et vraiment digne de la chaire qu'il occupait, aimait la sainte comme un père son enfant. Il voulut un jour, à cause des malheurs et de l'insécurité des temps, la persuader d'accepter quelques propriétés, qu'il proposait d'ailleurs de lui procurer lui-même. Elle résista avec énergie et refusa catégoriquement. Le Pape lui dit : "Si c'est votre voeu de pauvreté qui constitue le seul obstacle, j'ai le pouvoir de vous en tenir quitte". "Très saint Père, lui répondit-elle, jamais je ne désirerai qu'on me tienne quitte du bonheur de suivre le Christ !"
        
    Vivre le jeûne
    LE JEÛNE ALIMENTAIRE SELON SAINTE CLAIRE D'ASSISE (27/10/13)
    Voici un extrait du témoignage qu'a donné soeur Philippa lors du procès de canonisation de Sainte Claire (source : "Sainte Claire d'Assise, documents", du Père Damien Vorreux, OFM) :
    5-Elle affligeait aussi son corps en ne mangeant rien durant trois jours de la semaine, à savoir les lundis, mercredis et vendredis; et les autres jours elle jeûnait au pain et à l'eau.
    6-Malgré tout, elle demeurait toujours joyeuse dans le Seigneur, elle ne paraissait jamais troublée, et sa vie était toute angélique. Et le Seigneur lui avait donné une grâce particulière : quand les soeurs étaient malades, la bienheureuse Mère les guérissait en traçant sur elles, de la main, le signe de la croix (...).
    8-On demanda au témoin d'où elle savait tout cela. Elle répondit qu'elle connaissait madame Claire depuis l'enfance, et qu'ayant été sa troisième soeur en religion, elle demeura continuellement avec elle, et qu'elle avait vu ce qu'elle affirmait.
        

    Vocation
    NI PRÊTRE NI MOINE, FRANCOIS D'ASSISE EST DEVENU UN "PENITENT" (09/10/13)
    A partir du moment où il s'est affranchi de l'autorité de son père pour aller vivre pauvrement, Saint François d'Assise est devenu aux yeux de l'Eglise ce que l'on appelle un "pénitent". A ce sujet, voici un extrait d'un article très intéressant qui est paru dans "Pèlerin magazine" le 3 octobre 2013 :
    Voilà donc François devenu pénitent. C'est à dire ni prêtre ni moine, mais désormais retiré du monde. Cet état intermédiaire, entre clerc et laïc, connaît alors un certain succès dans la région.
    Vêtu d'un habit d'ermite, bientôt remplacé par une simple tunique ceinte d'une corde, François partage son temps entre la prédication, le travail manuel, avec la restauration de chapelles en ruine, et la mendicité.
    Il passe ainsi de longues heures à prier devant les crucifix peints sur bois typiques des églises d'Ombrie.
    Ses contemporains le perçoivent comme un solitaire illuminé.
    Il faut attendre 1209 pour qu'un premier groupe se forme, avec la venue de deux compagnons : Bernard de Quintavalle et Pierre de Catane. D'autres suivent : Gilles, Philippe, Ange, Sylvestre, Léon, Rufin...
    Cette communauté, bientôt baptisée "fraternité des pénitents d'Assise", avec François à sa tête, vit dans des cabanes en pierres du Rivo Torto, une zone marécageuse située en contrebas des murailles de la ville.

        
    Dame Pauvreté
    L'AMOUR DE SAINT FRANCOIS D'ASSISE POUR LA PAUVRETE
    (21/08/13)

    Il y a un passage de la vie de Saint François d'Assise qui est particulièrement bouleversant. Ce passage nous montre à quel point Saint François aimait vraiment la pauvreté et à quel point il voulait graver cet amour dans le coeur de ses frères.
    Voici un extrait de "Saint François d'Assise", par le Père Jean Pihan :
    Un jour de fête, il s'aperçoit que les frères du couvent de Greccio ont mis une nappe à la table, et qu'ils ont des verres au lieu des gobelets. Il sort, se coiffe d'un vieux chapeau, se couvre d'une cape, et rentre pendant le repas, faisant semblant d'être un mendiant qui demande l'aumône.
    On le reconnaît, mais on n'ose rien dire. Le prétendu mendiant s'asseoit par terre, près du feu, et mange dans une écuelle la soupe qu'on lui a apportée. Pas un frère n'a le courage d'avaler une bouchée.
    Et François parle tout seul : "Maintenant, au moins, je suis assis comme un vrai Frère Mineur ! Mais tout à l'heure, quand je suis entré et que j'ai vu cette belle table, je ne pouvais pas croire que j'étais chez les pauvres frères qui vont de porte en porte mendier le pain quotidien !"
    Alors les frères ne peuvent plus se contenir : ils fondent en larmes, tombent à genoux, demandent pardon au maître bien-aimé.
    Ainsi François espérait graver dans le coeur des meilleurs de ses frères le sens de la Pauvreté totale, condition de la Joie parfaite.
        
    Medjugorje
    MEDJUGORJE ET LA VISION DE FRERE PACIFIQUE (13/01/13)
    Quand on lit les fioretti de Saint François d'Assise, on découvre un épisode tout à fait extraordinaire (je vous le raconte ici avec mes propres mots, mais vous pourrez également le lire sur divers sites Internet en tapant "vision de frère Pacifique" dans vos moteurs de recherche) :
        
    Frère Pacifique, qui était un frère mineur, était un contemporain de Saint François d'Assise.
        
    Un jour, alors qu'il priait devant un crucifix situé à l'extérieur d'un sanctuaire où Saint François était entré pour se recueillir, il a eu une vision.
    Dans sa vision, il a vu dans le ciel de nombreux trônes dont l'un, plus élevé que les autres, était serti de pierres précieuses et rayonnait de gloire et d'éclat.
    Admirant sa splendeur, frère Pacifique s'est demandé pour qui ce trône était préparé.
    Soudain, il a entendu une voix lui dire que ce siège était celui de Satan (avant sa chute) et que, désormais, c'est François (c'est à dire Saint François d'Assise) qui l'occuperait.
        
    Un peu après que la vision ait disparu, frère Pacifique a de nouveau entendu une voix dans son coeur. Cette dernière lui a dit alors que si Satan avait perdu son trône, c'était à cause de son orgueil et que si Saint François l'occuperait un jour, c'était en raison de son humilité.
        
    Chers amis, est-ce que vous vous rendez compte ? Saint François d'Assise va occuper le trône qui était celui de Satan avant sa rébellion contre Dieu ! C'est au-delà de ce que l'on peut imaginer ! En effet, si Saint François d'Assise a été aussi puissant en humilité que Satan a été puissant en orgueil, alors c'est que l'humilité de Saint François est quelque chose qui nous dépasse totalement.
        
    Dans le prolongement de cette anecdote, je voudrais dire quelques mots sur Medjugorje.
    Pour moi, le fait que la Vierge Marie ait décidé d'apparaître dans une paroisse franciscaine, à Medjugorje, est un signe très fort que Dieu nous envoie. Cela signifie que quand un événement très important se passe, il faut une humilité qui soit proportionnelle à la grandeur de l'événement. Sinon, on passe complètement à côté.
    Cela veut dire aussi - et c'est sûrement là le plus important - que pour pouvoir accueillir, vivre et transmettre les messages de la Vierge en vérité, il faut avoir soi-même un "coeur de franciscain". Autrement dit, il faut que "l'écrin d'humilité" qui va recevoir les messages de Marie se trouve également à l'intérieur de nous-mêmes.
        
     

    Fioretti
    SAINT FRANCOIS ET LA TOURTERELLE (02/04/11)
    Un jour, Saint François d'Assise partit évangéliser avec frère Rufin. Ce dernier vénérait Saint François, mais n'avait pas encore atteint son degré de sainteté.
    Tout au long du chemin, Saint François disait : "Béni sois-tu, Seigneur, pour la campagne que tu as faite si belle ! Béni sois-tu pour le gazouillis des oiseaux ! Béni sois-tu pour le murmure des torrents !..." Et le frère Rufin, pour imiter son modèle, ajoutait, mais sans conviction : "Oh, oui, loué sois-tu !"
    A la sortie d'un bois, une tourterelle qui se trouvait sur une branche au-dessus des deux frères en mission, laisse tomber ce que vous devinez, juste sur la tête de Saint François. Frère Rufin se dit alors : "On va bien voir si tu continues à louer le Seigneur". Or, juste à ce moment, il entend Saint François : "Béni sois-tu, Seigneur, de ne pas avoir donné des ailes aux vaches !"

  • Ce résumé de la vie de Cassie Bernall a été trouvé sur le site "Breathe.over-blog" (à noter que le livre "Cassie, du satanisme au choix de Dieu" est disponible à Ephèse diffusion).
         

    1)-ELLE MEURT POUR SA FOI
        
    Lycée de Littleton (dans le Colorado, aux USA). Mardi 20 avril 1999, 11 heures 30. Éric et Dylan se précipitent dans la bibliothèque de l’établissement, armes à la main. Cassie se jette sous une table et s'agenouille. Mains jointes, elle prie.

        
    À quelques mètres de là (rescapée du massacre), son amie Crystal entend l’un des tueurs lui demander : "Crois-tu en Dieu ?"
    Bref suspense. Réponse de Cassie d'une voix claire et ferme : "Yes !"
    "Pourquoi ?" Sans attendre la réponse, il lui tire une balle dans la tempe. Elle s'écroule. Elle a 17 ans...
        
    Douze de ses camarades sont fusillés, d'autres gravement blessés.
    Les tueurs ? Des camarades de classe ! En mitraillant, ils hurlent en riant : "Nous avons attendu toute notre vie pour faire ça... "
        
    Ayant retrouvé par miracle son frère Chris survivant, les parents de Cassie vivent des heures d'enfer. Incompréhensiblement, les corps sont laissés seuls sur place toute la nuit. Les investigations ne commenceront que le lendemain. Ce n'est qu'à 3 heures du matin, le jeudi, que la Police signifie aux parents l'atroce nouvelle.
    Jusque là, ils l'espéraient encore cachée dans des toilettes. À cause de ses derniers mots, elle est ovationnée comme "une authentique martyre de la foi" (News Week).
        
    2)-UNE ADOLESCENTE QUI SE TOURNE VERS LE SATANISME
        
    Mais qui est donc Cassie ?

    Née le 6 novembre 1981, c'est une fille joviale, passionnée, raffolant de pêche et de varappe. Mais ses 13-14 ans sont assombris par une terrible crise dont elle ne sortira que par la grâce de Dieu.
       
    En décembre 1995, ses parents horrifiés découvrent dans sa chambre une correspondance avec deux camarades qui exercent sur elle une influence plus que malsaine. Outre le porno, on y lit :"Tue tes parents ! Le meurtre est la réponse à tous tes problèmes... Veux-tu m'aider à tuer tel prof ? Je suis un vampire... Si tu tues l'une d'entre nous, nous t'aurons. Attention, nous te surveillons sans cesse ! Tu es aussi une enfant des ténèbres. J'ai envie de m'auto-flamber ! Tue-moi avec tes parents, puis suicide-toi !"
    Le tout illustré par des têtes de mort, des squelettes, des coutelas, des vampires et autres monstres.

    Elle-même écrit de semblables lettres. Il semble qu'elle ait flirté avec le groupe satanique de ses futurs assassins.
        
    3)-ELLE FAIT UN PACTE AVEC SATAN ET LUI DONNE SON ÂME
        

    Plus tard, elle avouera même avoir fait avec ses amis comme un pacte avec Satan, lui livrant son âme, avoir été saisie dans les griffes d'un vrai pouvoir des ténèbres.
    Un ami dira : "Elle s'est vraiment mise dans un tel esclavage..."
    Elle savoure les chansons de Marilyn Manson, le chanteur préféré de ses futurs meurtriers, dont celle-ci :"Prends ton fusil ! Prends ton revolver !"
        
    Dans une page pathétique de son journal, datée du 2 janvier 1999 (soit trois mois avant son martyre), elle jette un regard sur ce passé si ténébreux : "Je ne savais comment gérer mon mal, alors je me blessais moi-même. Sans doute était-ce ma manière d'exprimer tristesse, colère, dépression. Je m'enfermais dans la salle de bains et tapais ma tête sur les murs. Des pensées suicidaires m'obsédaient pendant des jours. J'avais trop peur pour passer à l'acte, mais je faisais un compromis en me tailladant les poignets avec une lame de rasoir jusqu'à ce que le sang coule. J'en porte encore les cicatrices".
        
    4)-LES PARENTS REAGISSENT
        

    Bien que flairant depuis un certain temps quelque chose de malsain, par exemple : l'incapacité de son amie Monia à soutenir le regard d'un adulte, ses parents sont atterrés.
    Mais ils réagissent au quart de tour. Ils en parlent aux parents de Monia, qui n'y voient pas grand mal, et à la Police judiciaire pour enfants. Le shérif leur avoue que, durant une décade de crimes juvéniles, il n'a jamais vu cela.
        
    Pour arracher leur fille aux griffes du Malin, la sauver de cette emprise mortelle, les parents vont avoir recours aux moyens les plus drastiques. Moyens que bien des parents n'oseraient employer ou même récuseraient. Mais dans le cas présent, ils se sont avérés payants.
    Pour couper tous liens avec ses amis satanistes : fouilles quotidiennes de sa chambre, contrôle de sa correspondance, téléphone sur table d'écoute (ils surprendront des coups de fil donnant des trucs pour se suicider).
        
    Ils ne la laissent jamais seule plus de cinq minutes, surveillent toutes ses allées et venues, déjouant ainsi plusieurs tentatives de fugue. Seules sorties permises : les rencontres entre jeunes chrétiens. Mais surtout, ils lui font changer d'établissement scolaire et la mettent dans une petite école privée du voisinage : la Christian Fellowship School (CFS).
        
    5)-CASSIE DETESTE DIEU ET SES PARENTS DE LA HAINE LA PLUS NOIRE
        

    Cassie réagit avec la violence la plus extrême.
    Boule d'agressivité pendant des semaines, elle hurle sa haine, injurie ses parents, promettant de les tuer et de se suicider.
    Chaque matin en partant à l'école, ce ne sont que cris ou au contraire le mutisme le plus absolu.
      
    Elle-même avouera dans une note retrouvée après sa mort : "Durant toute cette période, je détestais mes parents ainsi que Dieu de la haine le plus noire. Aucun mot ne peut exprimer les ténèbres que je ressentais…"
    Elle continue de se taillader les poignets, d'écrire des poèmes suicidaires.
    Elle est d'autant plus violente qu'elle pense être la bête noire de ses camarades. Repliée dans sa petite coquille, elle refuse toute amitié et reste seule. Désespérément.
       
    6)-LES PARENTS SE TOURNENT VERS DIEU ET DECIDENT D’AGIR PAR AMOUR
        

    Après les premiers jours de réaction dure, ses parents adoptent une autre attitude à son égard.
    Tout en maintenant ces règles draconiennes de protection, ils multiplient attentions et délicatesses. Effectivement, c'est bien par amour qu'ils adoptent les grands moyens, afin de la rendre à elle-même.
      
    Sa mère explique : "Nous tâchions de retenir nos langues, d'éviter les répliques blessantes, même dans les moments d'exaspération."
    Ils l'encouragent dans tout ce qu'elle fait de positif. Bref, ils assument à fond leurs responsabilités de parents, se reprochant de ne l'avoir pas suffisamment fait plus tôt.
         
    Le père va jusqu'à quitter son travail pendant un temps pour s'occuper à plein temps de sa fille, comme si elle avait encore 4-5 ans. Par ailleurs, ils intensifient leur vie de prière, assez tiède jusque-là.
    Durant ses crises de rage, ils prient doucement à ses côtés. Jour et nuit, ils supplient le Seigneur de sauver leur enfant. Ils mendient la protection de Dieu.
      
    La maman atteste : "Je me souviens : un jour, je ne pouvais entrer dans sa chambre, tant l'atmosphère y était oppressante, à couper au couteau. Finalement, j'y pénètre. Je m'assois sur son lit et commence à sangloter. Mais je priais aussi pour que Dieu protège ma petite fille et tous ses amis perturbés. Je sentais que nous étions engagés dans une bataille spirituelle."
        
    7)-LES ANCIENS AMIS DE CASSIE FONT VIVRE UN ENFER A LA FAMILLE
        
    Ses anciens amis font tout pour la récupérer. Ses parents sont menacés de mort. Appels anonymes à toute heure du jour et de la nuit. Voitures passant en hurlant "Assassins !", en jetant des bidons de soda sur la maison. Et ce ne sont pas que des menaces.
        
    En septembre 1997, à Lakewood, un garçon de 14 ans essaie de tuer son père avec un coutelas de boucher. Des inscriptions sataniques sont trouvées dans sa chambre. Plus tard, un lycéen tue son beau-père, puis se suicide. Quelques mois après, une mère est tuée par son fils de 17 ans. Tout cela, dans la même région . Exaspérés, les parents de Cassie finissent par déménager.
        
    8)-L’ACTION DE DIEU : UNE CAMARADE DE CLASSE ET UNE RETRAITE DE JEUNES
        

    Comment le Seigneur va-t-il s'y prendre pour l'arracher à son enfer ? Car tous ces moyens humains - même s'ils se sont avérés nécessaires - ne font que l'exaspérer et la révolter. Comment va-t-il intervenir ? Outre l'amour de ses parents qui va finir par la toucher quelque part, deux événements majeurs vont jouer.
       
    Le premier événement : Jamie, une camarade, avec douceur et délicatesse, saisissant la détresse de Cassie, ose lui parler du Seigneur, sans jamais se laisser décourager par ses attitudes d'indifférence ou d'apparent refus.
    Cassie elle-même en témoignera : "Heureusement, il y avait une fille qui me prit sous ses ailes. Elle était ouverte, ce que je ne retrouvais pas chez d'autres. Elle me fit comprendre discrètement que Dieu avait pu permettre cette épreuve et que plus tard je regretterai le mal que je faisais. J'ai trouvé de la vérité dans ses paroles et commençais à l'écouter ".
        
    Le second événement : le 8 mars 1997. Trois mois après son transfert d'école, surprise : entraînée par sa nouvelle amie, elle demande à participer à… une retraite-jeunes.
    Après beaucoup d'hésitations, suspectant une possible fugue, ses parents prennent les risques de la laisser sortir, guère rassurés par les accoutrements punk et goth des autres participants.
    Pendant tout le week-end, ils prient, redoutant le pire. Lorsqu'ils vont la chercher en fin de week-end…
        
    Sa mère témoigne : "Cassie se précipite vers moi. Elle m'étreint, me regarde les yeux dans les yeux : Mum, j'ai changé ! J'ai changé totalement ! Je sais que tu ne vas pas me croire, mais je te le prouverai !"
    Son père ajoute : "Quand elle nous avait quittés, elle était gloomy, murée dans son silence, tête baissée. Mais ce jour-là, elle était toute excitée de ce qui s'était passé. Comme si dans une chambre obscure on avait allumé la lumière. Et soudain, elle pouvait voir la beauté qui l'entourait…"
        

    9)-LA PUISSANCE DE LA LOUANGE ET LA DECOUVERTE DE DIEU
        

    Que s'était-il passé ? Ils étaient donc quelque 300 ados en plein dans les Rocheuses, près de Denver.

    Après toute une nuit de louange, comme cela se passe habituellement dans les ferventes Églises dites évangéliques libres, le prédicateur exhorte au combat contre les forces du mal.
    Mais ce qui brise d'un coup les murs de défense de Cassie : le chant ! Elle sort pour pleurer, seule.
    Son amie la rejoint et l'entend murmurer au milieu des larmes : " Pardon, Seigneur !"
        
    Pendant ce temps, les autres ados apportent à "l'autel" ce à quoi ils renoncent : drogues, cigarettes, etc.
    Cassie n'a rien à apporter, mais ses larmes font sortir d'elle tout le mal accumulé. Comme en confession, elle avoue à Jamie ses turpitudes.
    À la fin du service, elle va dans la montagne avec trois amis : "Nous sommes simplement restés là plusieurs minutes, plongés dans un silence absolu, comme immergés dans le redoutable et fascinant mystère de Dieu. C'était phénoménal : notre petitesse et la grandeur du ciel… La grandeur de Dieu était quasi tangible !"
        

    Peu à peu, le ciel pâlit à l'Orient et les premières lueurs de l'aurore irisent le ciel derrière les crêtes sombres des fières Rocheuses. Beauté de Dieu !
    Un jour nouveau se lève. Une nouvelle Cassie descend de la montagne.
    Son amie raconte : "Je notai que tout son visage avait changé. Bien qu'encore timide, ses yeux débordaient d'espérance. Il y avait quelque chose de tout nouveau en elle. "
        
    Tel Moïse, Cassie redescend de la montagne au Soleil levant, toute irradiée, transfigurée, rayonnante. Tel est son Thabor ! Elle fera du 8 mars le jour de sa nouvelle naissance.
    De quoi donc le Seigneur s'est-il servi pour rendre à son enfant sa beauté d'enfant de Dieu, sa beauté divine, sa beauté éternelle ? Tout simplement de la beauté : celles du chant, de la musique, des montagnes sauvages, du ciel constellé, d'une douce nuit printanière, du silence des sommets…
        
    10)-LE CHANGEMENT, LE DESIR DE MOURIR POUR DIEU
        
    Au début, ses parents n'osent y croire… Ils s'imaginent une astuce pour obtenir un peu d'autonomie. Mais force est de se rendre à l'évidence : leur Cassie est totalement différente. Enfin une clarté d'enfance brille dans ses grands yeux.

        
    Une semaine avant sa Pâque finale, assise à la table de cuisine, cet étonnant dialogue avec sa maman : "Mom, je n'ai pas peur de mourir, parce que je serai au ciel. - Je lui dis que je ne pourrai supporter de vivre sans elle - Mais, Mom, tu ne sais pas que je serai dans un endroit meilleur ? Ne serais-tu pas heureuse pour moi ? "
    Et déjà, une note de 1998 disait : "Je vais mourir pour mon Dieu. Je vais mourir pour ma foi. C'est la moindre des choses que je puisse faire pour le Christ mourant pour moi !"

        
    Pendant les deux derniers mois, elle est fascinée par l'ouvrage d'un prédicateur venu dans sa paroisse un an plus tôt : Seeking peace, de Christoph Arnold.
    Elle en parle à tout le monde, prêtant le livre à ses amies. Il y cite un mot de Martin Luther King qui, d'avance, illumine son martyre : "Personne n'est libre s'il a peur de la mort. Mais à la minute où tu vaincs cette peur, tu es libre ! Si quelqu'un n'a pas découvert la chose pour laquelle il va mourir, il n'est pas fait pour vivre !"
        
    FIN


  • Voici un article qui est paru dans le journal diocésain "Eglise en Côte d'Or" en juin 2011 (les sous-titres ont été rajoutés par mes soins pour rendre la lecture plus facile).

        

    Introduction

    Avec des mots choisis qui traduisent ce désir profond d’humilité, François-Xavier de Guibert raconte volontiers son histoire à travers quelques dates clés et d’abord son enfance dijonnaise. Diacre depuis novembre dernier, ce veuf sera ordonné prêtre le 26 juin.
          
    Biographie
    1)-Naissance en 1946 à Dijon.
    2)-Bac philo en 1964.
    3)-Licence de droit, puis entrée dans l’édition en 1969.
    4)-Mariage avec Catherine le 26 juin 1971 (5 enfants et maintenant 12 petits-enfants).
    5)-Directeur général chez Desclée de Brouwer de 1974 à 1982.
    6)-Fonde sa société d’édition en 1983.
    7)-Décès de son épouse en 2001.
    8)-Arrivée à Dijon en 2009 après 4 années au centre Sèvres.
    9)-Ordination diaconale en novembre 2010.
        
    Enfance
    Né en 1946, il fut baptisé en février de cette même année à Saint-Joseph, puis élève à la Maîtrise, il est confirmé en 1954 à Saint-Bénigne.

    Il quitte la Bourgogne en 1956, entre au collège chez les Dominicains puis les Maristes à Riom.

    Son adolescence est marquée par le scoutisme, initié à Dijon Saint-Bernard, "les amitiés nouées alors sont toujours vraies et solides aujourd’hui !"

        

    Vie professionnelle
    Avec un bac de philo en poche, il commence des études de droit et de sciences politiques à Nancy, puis à Paris. La vie en foyer chez les Maristes, dans cette période agitée de 1968, lui donne l’occasion de rencontre avec des intellectuels et par le biais d’une revue étudiante, il entre dans l’édition chez Desclée de Brouwer dont il sera le directeur général de 1974 à 1982.
    Dieu conduit nos vies.

        

    Vie familiale
    En 1971, il épouse Catherine. La naissance de leurs cinq enfants anime cette belle famille qui s’installe à Rambouillet.

    En 1983, François- Xavier de Guibert fonde sa propre société d’édition qui porte son nom. "Être éditeur engagé, même dans le cadre de la profession, c’est être au service du Christ, prendre des engagements appuyés sur ses convictions. La tache est belle, exigeante, mais offre des rencontres éblouissantes", comme le souligne l’intéressé.

        

    Le décès de son épouse
    Puis vient l’épreuve de la maladie et du deuil de son épouse il y a dix ans. "Malgré la tempête des événements, Dieu est là et conduit nos vies".

    Pour prononcer ces mots, François-Xavier de Guibert prend le temps de l’intériorité pour être certainement inspiré par "Celui qui guide nos pas", mais aussi se sentir en "union avec Catherine qui l’accompagne sans cesse. Avec mon épouse, je vis cette belle communion des saints".

        

    Le sacerdoce

    Avec la certitude de "sentir Dieu présent dans les événements de la vie dès lors que l’on se tourne vers Lui et ceci dans l’expérience de la traversée de la Mer Rouge vécue maintes fois", François-Xavier de Guibert parle d’actions de grâce. Émerveillé par le sacerdoce.
    Avec des enfants, pour certains encore scolarisés, la réflexion du choix de vie ne s’est pas posée immédiatement.
    Son expérience familiale et professionnelle s’est enrichie de son engagement au sein de sa paroisse (porter la communion aux personnes âgées, catéchuménat des adultes, célébration dans les maisons de santé, pastorale de la santé, équipe Saint-Vincent-de-Paul, participation au parcours alpha en 2006-2007), à la demande du diocèse de Dijon avec qui il avait pris contact en 2005.

        

    Le choix

    La rencontre avec le Père Eric Millot l’aide à discerner son choix et il lui propose de suivre une formation au centre Sèvres à Paris durant quatre années.
    Emerveillé par le sacerdoce, comme don de sa vie au Christ, il peut alors faire ce choix de "manière apaisée et heureuse, les enfants ayant accepté avec joie et gravité". Et de préciser "le sacerdoce est tellement vertigineux, on se sent indigne, petit instrument de l’amour du Christ à travers le sacrement de l’Eucharistie, celui du Pardon…".

    Mais il se sent "très honoré d’entrer dans le presbyterium du diocèse de Dijon, qui comporte de belles personnalités, très différentes, mais unies pour ce même service du Christ".

        

    Conclusion
    Admis comme séminariste à Saint-Irénée de Lyon en juillet 2010, François-Xavier de Guibert est ordonné diacre en novembre 2010 à Notre-Dame de Dijon.

    "Je suis très reconnaissant, conclut-il, à Monseigneur Minnerath d’accueillir un ouvrier de la onzième heure".


  • Marguerite d'Oingt (1240-1310)

    LA CROIX DU CHRIST EST SEMBLABLE A LA TABLE DE L'ACCOUCHEMENT (extrait de l'audience générale du 3 novembre 2010)

    Le Dieu Trinité, le Dieu amour qui se révèle dans le Christ la fascine et Marguerite vit une relation d'amour profonde envers le Seigneur et, à l'opposé, elle voit l'ingratitude humaine jusqu'à la méchanceté, jusqu'au paradoxe de la croix.

    Elle affirme que la croix du Christ est semblable à la table de l'accouchement. La douleur de Jésus sur la croix est comparée à celle d'une mère. Elle écrit : "La mère qui me porta dans son sein, souffrit profondément en me donnant le jour, pendant un jour ou pendant une nuit, mais toi, doux et beau Seigneur, tu as été tourmenté pour moi non pas une nuit ou un jour seulement, mais pendant plus de trente ans [...]; combien as-tu souffert amèrement à cause de moi pendant toute ta vie ! Et lorsque vint le moment de l'accouchement, ton travail fut si douloureux que ta sainte sueur devint comme des gouttes de sang qui s'écoulaient le long de tout ton corps jusqu'à terre" (Ibid., Méditation 1, 33).

        

    Ste Brigitte de Suède (1303-1373)

    DES MOINES ET DES MONIALES SOUS L'AUTORITE D'UNE ABBESSE (extrait de l'audience générale du 27 octobre 2010)

    En 1349, Brigitte quitta définitivement la Suède et se rendit en pèlerinage à Rome. Elle entendait non seulement prendre part au Jubilé de 1350, mais elle désirait aussi obtenir du Pape l'approbation de la Règle d'un Ordre religieux qu'elle entendait fonder, consacré au Saint Sauveur, et composé de moines et moniales sous l'autorité de l'Abbesse.

    Cela ne doit pas nous surprendre : il existait au Moyen-Âge des fondations monastiques avec une branche masculine et une branche féminine, mais pratiquant la même règle monastique, qui prévoyait la direction d'une Abbesse.

    De fait, dans la grande tradition chrétienne, une dignité propre est reconnue à la femme, et - toujours à l'exemple de Marie, Reine des Apôtre - une place propre dans l'Eglise qui, sans coïncider avec le sacerdoce ordonné, est tout aussi importante pour la croissance spirituelle de la Communauté. En outre, la collaboration d'hommes et de femmes consacrés, toujours dans le respect de leur vocation spécifique, revêt une grande importance dans le monde d'aujourd'hui.

        

    Ste Claire d'Assise (1193-1253)

    LE RAYONNEMENT DE SAINTE CLAIRE AU COEUR DE LA VIE CACHEE (extrait de l'audience générale du 15 septembre 2010)

    Par la seule ostention du Très Saint Sacrement, elle éloigna les soldats mercenaires sarrazins, qui étaient sur le point d'agresser le couvent de Saint-Damien et de dévaster la ville d'Assise.

    Ces épisodes aussi, comme d'autres miracles, dont est conservée la mémoire, poussèrent le Pape Alexandre IV à la canoniser deux années seulement après sa mort, en 1255, traçant un éloge dans la Bulle de canonisation, où nous lisons : "Comme est vive la puissance de cette lumière et comme est forte la clarté de cette source lumineuse. Vraiment, cette lumière se tenait cachée dans la retraite de la vie de clôture et dehors rayonnaient des éclats lumineux; elle se recueillait dans un étroit monastère, et dehors elle se diffusait dans la grandeur du monde. Elle se protégeait à l'intérieur et elle se répandait à l'extérieur. Claire en effet, se cachait : mais sa vie était révélée à tous. Claire se taisait mais sa renommée criait" (FF, 3284).

    Et il en est véritablement ainsi, chers amis : ce sont les saints qui changent le monde en mieux, le transforme de manière durable, en insufflant les énergies que seul l'amour inspiré par l'Evangile peut susciter. Les saints sont les grands bienfaiteurs de l'humanité !

        

    Ste Claire d'Assise (1193-1253)

    L'AMITIE ENTRE SAINTE CLAIRE ET SAINT FRANCOIS D'ASSISE (extrait de l'audience générale du 15 septembre 2010)

    En particulier au début de son expérience religieuse, Claire trouva en François d'Assise non seulement un maître dont elle pouvait suivre les enseignements, mais également un ami fraternel.

    L'amitié entre ces deux saints constitue un très bel et important aspect. En effet, lorsque deux âmes pures et enflammées par le même amour pour le Christ se rencontrent, celles-ci tirent de leur amitié réciproque un encouragement très profond pour parcourir la voie de la perfection.

    L'amitié est l'un des sentiments humains les plus nobles et élevés que la Grâce divine purifie et transfigure.

    Comme saint François et sainte Claire, d'autres saints également ont vécu une profonde amitié sur leur chemin vers la perfection chrétienne, comme saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise de Chantal. Et précisémment saint François de Sales écrit : "Il est beau de pouvoir aimer sur terre comme on aime au ciel, et d'apprendre à s'aimer en ce monde comme nous le ferons éternellement dans l'autre. Je ne parle pas ici du simple amour de charité, car nous devons avoir celui-ci pour tous les hommes; je parle de l'amitié spirituelle, dans le cadre de laquelle, deux, trois ou plusieurs personnes s'échangent les dévotions, les affections spirituelles et deviennent réellement un seul esprit" (Introduction à la vie de dévote, III, 19).

        

    Ste Hildegarde de Bingen (1098-1179)

    COMMENT L'EGLISE PEUT SE RENOUVELER (extrait de l'audience générale du 8 septembre 2010) 

    Avec l'autorité spirituelle dont elle était dotée, au cours des dernières années de sa vie, Hildegarde se mit en voyage, malgré son âge avancé et les conditions difficiles des déplacements, pour parler de Dieu aux populations.

    Tous l'écoutaient volontiers, même lorsqu'elle prenait un ton sévère : ils la considéraient comme une messagère envoyée par Dieu.

    Elle rappelait surtout les communautés monastiques et le clergé à une vie conforme à leur vocation. De manière particulière, Hildegarde s'opposa au mouvement des cathares allemands. Ces derniers - littéralement cathares signifie "purs" - prônaient une réforme radicale de l'Eglise, en particulier pour combattre les abus du clergé.

    Elle leur reprocha sévèrement de vouloir renverser la nature même de l'Eglise, en leur rappelant qu'un véritable renouvellement de la communauté ecclésiale ne s'obtient pas tant avec le changement des structures, qu'avec un esprit de pénitence sincère et un chemin actif de conversion.

    Il s'agit là d'un message que nous ne devrions jamais oublier.


  • Des notes prises en lisant le remarquable livre d'Hélène Mongin : "Louis et Zélie Martin, les saints de l'ordinaire" (aux éditions de l'Emmanuel).
      

    1-Présentation des parents de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

    Dans toute son histoire, l'Eglise n'a béatifié que deux couples : Luigi et Maria Bertrame Quattrocchi (le 21 octobre 2001) et Louis et Zélie Martin (le 19 octobre 2008).

    Louis et Zélie (diminutif pour Marie-Azélie) se sont mariés le 13 juillet 1858. Ils ont respectivement 34 et 26 ans. Ils ne se connaissent que depuis trois mois.

    Tous les deux ont eu envie de suivre la voie religieuse, dans le passé, mais cela n'a pas marché.

    Louis (issu d'une famille de militaires) n'a pas été accepté au monastère du Grand-Saint-Bernard car il ne connaissait pas le latin. Aimant le silence et l'intériorité, il a finalement choisi le métier d'horloger. Il aime aussi énormément la nature et la pêche (on le surnomme : "le Martin-Pêcheur").

    Zélie (elle aussi issue d'une famille de militaires) a souffert parce que sa mère était dure. Elle postule pour être "Fille de la Charité" mais la Supérieure ne croit pas à sa vocation. Elle se lance finalement dans la dentelle (le point d'Alençon).

    C'est en prenant des cours de point d'Alençon que la maman de Louis (Fanny Martin) rencontre Zélie. Elle voit en elle la belle-fille idéale. C'est donc très logiquement que les deux jeunes gens finissent par se rencontrer. Ils se marient et auront 9 enfants.
      
      

    2-Le mariage a lieu à minuit / Une abstinence de 10 mois

    Louis et Zélie Martin se marient le 13 juillet 1858 aux alentours de minuit. On dit que c'était là une tradition locale mais, dans leur cas, il faut y voir aussi et surtout un désir de mettre le sacrement (et non pas les festivités) au cœur de leur union.

    Ils se marient entourés de quelques proches seulement, loin de la foule. Ils sentent que Dieu est le plus important et que c'est Lui qui est au centre de leur couple.

    A leur époque, les mariages d'amour sont une exception. Généralement, on "arrange" les unions.

    Le fait qu'il y ait "quelque chose en plus" dans le cas de Louis et Zélie Martin trouve une autre expression particulière dans le fait que, pendant 10 mois, ils vivent dans la chasteté la plus totale. Exactement comme Joseph et Marie (les parents de Jésus) à leur époque. Pendant cette période, ils adoptent un petit garçon que leur confie pendant quelques années un père débordé.

    Finalement, c'est leur confesseur qui parvient à les convaincre de mettre un terme à leur abstinence.
       
    3-Louis est insulté à Lisieux en revenant de Lourdes
    A l'époque de Louis et Zélie Martin, l'anticléricalisme est très fort en France. Pendant la Commune, par exemple, l'archevêque de Paris et 64 prêtres sont assassinés.
    En revenant d'un pèlerinage à Lourdes, en 1873, Louis lui-même se fait insulter à la gare de Lisieux parce qu'il porte une petite croix rouge sur la poitrine. Il manque d'être conduit au poste de police sous prétexte que la mairie avait interdit aux pèlerins de revenir en procession.
    Les temps sont difficiles. Aussi les amis des Martins sont-ils peu nombreux, mais ce sont de vrais amis. Il y a notamment Isidore (le frère aîné de Zélie), et sœur Marie-Dosithée (une religieuse du Mans avec laquelle Zélie correspond très régulièrement).
    A noter que Louis ne s'engage pas politiquement. Aux grandes déclarations des dirigeants il préfère l'aide aux pauvres, et aux manifestations il préfère la prière.
        
    4-Des enfants de Medjugorje avant l'heure

    On retrouve la plupart des principaux points mentionnés par la Vierge de Medjugorje dans la spiritualité des Martin :

    1-L'Eucharistie est au centre de leur vie. Elle est la première activité de chaque jour puisqu'ils s'y rendent chaque matin alors que leurs voisins dorment encore.

    Parfois, Zélie a des distractions. Elle dit dans un courrier : "Il y avait un sermon, mais je ne sais pas sur quoi l'on a prêché, tant j'étais absorbée dans mes pensées". Quand la souffrance physique sera très forte, à la fin de sa vie, Zélie (atteinte d'un cancer) consacrera à l'eucharistie ses dernières capacités de mouvement. Son courage atteindra alors l'héroïsme.

    A noter également que Louis participe chaque mois à une nuit d'adoration.

    2-Louis et Zélie ont tous les deux un confesseur régulier.

    3-Louis et Zélie observent scrupuleusement les jours de jeûne prescrits par l'Eglise. Si d'aventure une personne vient les voir à l'heure du repas ces jours-là, alors ils font manger cette personne toute seule.

    4-La prière du chapelet est à l'honneur dans le couple. Zélie écrit dans un courrier : "Je voudrais être une simple petite bonne femme égrenant mon chapelet au bas de l'église et n'être connue de personne".

    5-Rien de particulier n'est dit sur la parole de Dieu dans le livre d'Hélène Mongin, mais on imagine bien qu'elle a toute sa place, elle aussi, dans les prières quotidiennes du couple.

    Enfin, on peut noter cette chose intéressante : Zélie est membre du tiers ordre franciscain et elle fréquente régulièrement un monastère de clarisses.

        

    5-Deux anecdotes sur la petite enfance de Thérèse

    Quand elle est enceinte de Thérèse (qui deviendra plus tard Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus), Zélie sent que le bébé est fort. Elle pense donc tout naturellement que c'est un garçon. Comme elle et son mari aiment presque autant Saint Joseph que la Sainte Vierge, ils décident de l'appeler Joseph. Mais ce sera une fille.

    Dans un courrier, Zélie raconte deux histoires concernant la petite enfance de Thérèse. Voici la première :

    "Voilà quelques semaines, on avait promené [la petite Thérèse] le dimanche. Elle n'avait pas été à la Mette, comme elle dit. En rentrant, elle a poussé des cris perçants en disant qu'elle voulait aller à la Mette; elle a ouvert la porte et s'est sauvée sous l'eau qui tombait par torrents, dans la direction de l'église. On a couru après elle, pour la faire rentrer et ses cris ont duré une bonne heure. [...] Elle me dit tout haut dans l'église : Moi, j'ai été à la Mette, là ! J'ai bien pridé le bon Dieu".

    Et voici cette autre histoire :

    Un jour qu'elle part à la messe, Zélie couche Thérèse bébé en oubliant de caler le berceau contre le bord du lit pour l'empêcher de tomber, comme elle le fait tous les matins. Qu'elle n'est pas sa surprise, en rentrant, de la trouver tranquillement installée sur une chaise en face du lit où, de toute évidence, elle n'a pu se rendre seule. Zélie raconte : "Je n'ai pu me rendre compte comment elle était tombée assise sur cette chaise, puisqu'elle était couchée. J'ai remercié le bon Dieu de ce qu'il ne lui soit rien arrivé. C'est vraiment providentiel; elle devait rouler par terre. Son bon ange y a veillé et les âmes du Purgatoire auxquelles je fais tous les jours une prière pour la petite l'ont protégée. Voilà comment j'arrange cela... arrangez-le comme vous voudrez !
        
    6-Une petite entreprise qui ne connaît pas la crise / Le travail le dimanche

    De 1858 à 1870, il y a deux commerces Martins : l'horlogerie-bijouterie de Louis (qui est située au rez-de-chaussée de la maison familiale, rue du Pont Neuf, à Lizieux) et l'entreprise de "point d'Alençon" de Zélie qui compte 9 employées (les femmes effectuent le travail de couture chez elles, et elles l'apportent à Zélie une fois terminé).

    A partir de 1863, Louis arrête son commerce et il aide sa femme en se rendant régulièrement à Paris où il s'occupe de l'écoulement de la marchandise en traitant directement avec les magasins de vente. Il tient également la comptabilité.

    Ses employées aiment beaucoup Zélie. Elles la considèrent comme une sainte.

    La rue où habitent les Martin est très commerçante. Il y a beaucoup de monde dehors le dimanche et de nombreuses personnes (dont le confesseur de Louis) tentent de les convaincre de travailler le dimanche pour gagner plus d'argent. Ils refusent car, pour eux, le jour du Seigneur est sacré. Ils passent ce jour à prier, à lire et faire du courrier. Zélie attribue au respect du dimanche leur réussite professionnelle. En effet, ils sont très vite à la tête d'une petite fortune.

    Mais les Martin ne vivent pas pour l'argent. Un jour où il y a une terrible inondation à Lizieux, ils débloquent des fonds pour venir en aide aux sinistrés.
        
    7-Louis empêche les tables de tourner lors d'une soirée de spiritisme

    Louis et Zélie Martin ont un esprit très missionnaire. Ils font beaucoup de bien autour d'eux, et ceci dans des domaines très différents. Voici quatre exemples :

    -A plusieurs reprises, Louis, qui est un excellent nageur, sauve des personnes de la noyade.

    -Un jour, à la gare, il demande aux voyageurs de mettre un peu d'argent dans son chapeau... et il donne tout le contenu à un mendiant.

    -Une autre fois, Zélie saisit la justice pour arracher une enfant aux mains de deux fausses religieuses qui la maltraitaient. Elle a gain de cause.

    -Une autre fois encore, Louis est invité à une soirée où l'on fait tourner les tables. Il s'y rend par curiosité. Quand on le presse de se joindre à l'expérience, il refuse catégoriquement et se met à prier intérieurement. La table ne bouge pas d'un pouce ce soir-là. Les invités l'accusent d'avoir fait rater l'expérience.

    Il y a beaucoup d'autres histoires de ce type qui témoignent du très grand zèle apostolique des Martin.
    Il n'est pas très étonnant, avec des parents pareils, que leur fille Thérèse soit devenue... la patronne des missions !
        
    8-La mort de quatre de leurs enfants

    Zélie a un cancer du sein et, à partir de 1866, elle ne peut plus allaiter ses enfants. Elle et son mari les confient donc à une nourrice.

    Puis vient le temps des épreuves : quatre de leurs enfants meurent.

    Joseph meurt d'entérite en 1867 (il a quelques mois), un deuxième enfant prénommé lui aussi Joseph meurt en 1868 (il a également quelques mois), Hélène meurt en 1870 (à 5 ans) et, enfin, une première Thérèse meurt en 1870 (elle aussi âgée de quelques mois) parce que sa nourrice - qui n'était pas aussi sérieuse que la précédente - la sous-alimentait.

    Tous ces chocs sont très rudes pour Zélie. Elle passe par des états dépressifs. Mais elle se ressaisit toujours et la foi reprend le dessus.

    En parlant de Dieu, qui a rappelé à Lui ses enfants, elle dit : "Le bon Dieu est le maître, et il n'avait pas à me demander la permission".
        
    9-Zélie a l'impression que sa tête va se détacher de son cou

    Un jour, Zélie constate qu'elle a une glande à un sein. On pense à faire pratiquer une opération... mais l'affaire est oubliée.
    Onze ans plus tard (en été 1876), elle recommence à souffrir. Elle fait un pèlerinage à Lourdes pour demander sa guérison, mais cette grâce ne lui est pas accordée. La maladie fait son œuvre. Des métastases envahissent son cou. La nuit du 7 juillet 1877, alors que Louis est parti à l'adoration nocturne, Zélie est prise d'une douleur atroce dans le cou qui lui donne l'impression que sa tête va se détacher.

    Une fois, elle se rend à la messe du matin mais, arrivée devant la porte de l'église, la douleur est tellement atroce qu'elle ne peut entrer que parce que quelqu'un lui ouvre.

    La douleur va crescendo jusqu'à l'insupportable. Elle écrit à son frère : "J'ai souffert, pendant vingt-quatre heures, plus que je n'avais souffert pendant toute ma vie". Et aussi : "J'implorais tous les saints du Ciel, les uns après les autres, personne ne me répondait".

    Mais elle s'accroche à la foi et répète souvent cette phrase de Saint François de Sales : "Une once de vertu pratiquée dans la tribulation vaut mieux que mille dans un temps de repos et de joie". Ses derniers mots écrits sont : "Si la Sainte Vierge ne me guérit pas, c'est que mon temps est fait et que le bon Dieu veut que je me repose ailleurs que sur la terre".

    Elle meurt dans la nuit du 27 au 28 août 1877. Hélène Mongin nous dit : "Le visage, émacié et comme sculpté par la souffrance, avait pris, dans le trépas, une expression saisissante de majesté et de jeunesse. Une atmosphère impressionnante de recueillement et de calme surnaturel enveloppait la chapelle ardente".

        

    10-Louis traverse l'épreuve de la folie

    Après la mort de Zélie, les Martin vont habiter à Lisieux, près de la maison du frère de Zélie (dont ils ont toujours été très proches).

    Leur logement devient un véritable petit couvent tant la foi et l'amour sont grands. Louis aménage la pièce du haut (le Belvédère) en lieu d'étude et de prière.

    Une à une, ses filles expriment le souhait d'entrer au couvent : Pauline, Marie, Léonie, Thérèse, puis Céline. Louis offre ses enfants à Dieu avec reconnaissance.

    Peu à peu, sa santé mentale se détériore : malaises, pertes de mémoire, perte de la notion du temps, crises d'agitation et de confusion, troubles hallucinatoires, délires (il croit que la guerre est arrivée)...

    En 1889, Louis est interné à l'hôpital psychiatrique de Caen où il restera trois ans.

    A l'horreur de la situation s'ajoute l'humiliation : rumeurs en ville et au Carmel où sont ses filles, ragots...

    Il faut savoir que quand Thérèse évoque la "grande épreuve" de sa vie, elle ne parle pas de sa nuit de la foi, mais bel et bien de la maladie de son père.

    Pour les filles Martin, leur famille vient d'être frappée comme autrefois celle de Job. Mais selon l'expression de Thérèse, c'est un "coup d'amour".

    Dans ses moments de lucidité, Louis sanctifie son épreuve. Il dit notamment ceci : "Je n'avais pas eu d'humiliation dans ma vie : il m'en fallait une".

    A noter qu'il ne veut pas que l'on prie pour sa guérison mais uniquement pour que la volonté de Dieu s'accomplisse.

    Il meurt le 29 juillet 1894, chez lui, à l'âge de 71 ans. Thérèse dit alors : "(...) notre père chéri est près de nous ! Après une mort de cinq ans quelle joie de le retrouver toujours le même, cherchant comme autrefois tous les moyens de nous faire plaisir".
        
    11-Une opinion personnelle sur les parents de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
    Je trouve que Louis et Zélie Martin ont porté à eux deux toutes les souffrances du monde : souffrances physiques pour Zélie, et souffrances morales ainsi que psychologiques pour Louis.
    J'ai été particulièrement impressionné par la Croix qu'a portée Louis. Il est un saint tout à fait hors du commun. Généralement, les saints sont des gens qui ont toujours gardé un parfait contrôle de leurs pensées, de leurs paroles et de leurs actes. Dans le cas de Louis, c'est l'inverse. Il est le saint le plus défaillant dont je n'ai jamais entendu parler !
    Dans son livre, Hélène Mongin dit que l'une des leçons que nous a apprises Louis est que l'on peut être en hôpital psychiatrique et être un saint. C'est là une phrase vraiment révolutionnaire. En effet, si les fous peuvent devenir des saints, alors tout le monde peut le devenir !
    Je pense très sincèrement que nous avons là un exemple extraordinaire qui va avoir un très grand retentissement dans le monde, et qui va surtout donner beaucoup d'espoir à toutes les personnes qui sont atteintes d'un handicap mental ainsi qu'à leur famille.
    Merci à l'Eglise d'avoir vu dans la maladie de Louis non pas une "possession", mais une croix voulue par Dieu, et à travers laquelle son enfant s'est sanctifié.

       

    12-Prière officielle pour obtenir leur canonisation

    Dieu d'éternel amour,

    tu nous donnes dans les bienheureux époux

    Louis et Zélie Martin

    un exemple de sainteté vécue dans le mariage.

    Ils ont gardé la foi et l'espérance

    au milieu des devoirs et des difficultés de la vie.

    Ils ont élevé leurs enfants

    pour qu'ils deviennent des saints.

    Puissent leur prière et leur exemple

    soutenir les familles dans leur vie chrétienne

    et nous aider tous à marcher vers la sainteté.

    Si telle est ta volonté, daigne nous accorder

    la grâce que nous te demandons maintenant

    à travers leur intercession,

    et les inscrire au nombre des saints de ton Eglise.

    Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

    Amen.