• "SALADE DE PENSEES 1" : de septembre 2005 à septembre 2006

    ADORATION / AMOUR / AVORTEMENT / BALAVOINE / BENOIT XVI / BERLUSCONI / CLAIRE / DICTATURE / EGLISE / ESPRIT SAINT / FOOTBALL /  HOMOSEXUALITE / HOSTIE / INTEGRISME / JAMBON / JEAN-PAUL II / JUDAS / LOBBY / MER ROUGE / NEPOTISME / OBEISSANCE / OPUS DEI / ORGUEIL / PARENTS / PASSION / PAUVRETE / PRESERVATIF / PRESIDENTIELLES / PROMESSE / REINCARNATION / REPUBLIQUE / TELECHARGEMENT / TF1 / TRAVAIL
        
    ADORATION
        
    De nos jours, on entend beaucoup de chrétiens dire la chose suivante : "Je n'ai rien contre l'adoration eucharistique mais, personnellement, cette forme de prière ne me convient pas du tout. En effet, je ne pourrais jamais rester très longtemps immobile, silencieux, concentré… même devant le Saint Sacrement exposé. J'ai trop besoin de bouger, de parler et de penser à mille choses !"
    En fait, les chrétiens qui disent cela ne portent pas sur eux-mêmes un regard objectif. En effet, ils parviennent tout à fait à rester immobiles, silencieux et concentrés (parfois même pendant des heures entières !) quand il s'agit de regarder… la télévision ! Et oui ! Leur problème n'est donc pas qu'ils ne peuvent pas adorer, mais qu'ils doivent changer l'objet de leur "adoration".
        
    AMOUR
        
    Il y a des chrétiens qui ont une conception très "hiérarchique" de l'amour. D'après eux, il y aurait un amour "très grand" qui serait réservé à Dieu seul, un amour "moins grand" à la Vierge, un autre "encore moins grand" à celles et ceux qui nous entourent…
    Cela ne me paraît pas aller dans le sens de ce commandement que Jésus nous a laissé dans l'Evangile : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés" (Jn 15, 9-17). En effet, ces paroles nous laissent très fortement penser que l'intensité de l'amour qui est dans notre cœur ne doit pas faiblir, et ceci quelle que soit la personne que nous avons en face de nous (même s'il est vrai que Dieu seul est la source de l'Amour).
    "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés" signifie, me semble-t-il, que nous devons aimer comme si nous étions le Christ en personne, et comme si les autres étaient nous-mêmes. L'amour doit donc rester intense pour tous. Il doit être divin toujours et partout.
        
    AVORTEMENT
        
    Quand une personne décède (je parle ici de quelqu'un qui meurt de vieillesse, par exemple), nous prenons toujours soin de son corps : nous le lavons, l'habillons, le parfumons… avant de le déposer dans un cercueil. Ce n'est pas parce que l'âme n'est plus dans ce corps (la mort, en effet, est une séparation de l'âme et du corps) qu'il nous viendrait à l'idée de le "jeter" comme s'il s'agissait d'un vulgaire "étui usagé". Non ! Nous ne ferions jamais une chose pareille !
    Or, comment est-il possible que nous traitions un corps qui va entrer dans une phase "de décomposition" (c'est-à-dire le corps d'un défunt) avec infiniment plus de respect et de délicatesse qu'un corps qui est entré dans une phase "de formation" (c'est-à-dire le corps d'un embryon) ? Pourquoi nous montrons-nous plus attentionnés envers "ce qui est mort" qu'envers "ce qui va naître".
    Il y a là une énorme contradiction qui, à elle seule, devrait nous faire comprendre que l'avortement est une très grave erreur.
        
    BALAVOINE Daniel
        
    Nous ne connaîtrons le bonheur parfait que lorsque nous serons au ciel avec Dieu. "Mon Royaume n'est pas de ce monde", a dit Jésus a Pilate (Jn 18, 36). Et saint Paul de préciser, dans sa lettre aux Romains : "La création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l'enfantement. Elle n'est pas la seule; nous aussi, qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la délivrance pour notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c'est en espérance".
    Oui, c'est un fait, le monde dans lequel nous vivons n'est pas le Paradis. Il y a du bon, bien sûr (du très bon, même !), mais il y a aussi tellement de souffrance que la vie ici-bas nous laisse toujours plus ou moins insatisfaits. Au pire, le monde nous apprend l'existence de la haine et de la violence; au mieux, il nous apprend qu'il est imparfait.
    Je me demande parfois si ce n'était pas cela que Daniel Balavoine ressentait au fond de lui quand il chantait : "La vie ne m'apprend rien"…
        
    BENOIT XVI
        
    Dans certains journaux chrétiens, on peut parfois lire des choses dans le style : "Benoît XVI n'a pas devant lui autant de temps qu'en avait Jean Paul II au moment de son élection. Il ne sera qu'un Pape de transition".
    De tels propos me font bondir, et ceci pour au moins deux raisons.
    Premièrement, la durée de la vie d'un homme, ici-bas, est le fruit de la volonté de Dieu et non pas une question de statistiques.
    En 1978, quand il a accédé au trône de Saint Pierre, Jean Paul II ne savait pas qu'il entamait l'un des pontificats les plus longs de l'histoire. C'est Dieu qui a permis cela.
    De même, aujourd'hui, personne ne peut dire combien d'années Benoît XVI va passer à la tête de l'Eglise. Si c'est la volonté de Dieu qu'il devienne le doyen de l'humanité (après tout, Moïse n'est-il pas mort aux alentours de 120 ans ?), et bien il peut rester Pape encore très longtemps !
    Deuxièmement, il me semble que l'empreinte qu'un Souverain Pontife laisse dans l'histoire ne dépend pas tant de la durée de son règne que de son union intime à Dieu à travers la prière. Jésus lui-même n'a-t-il pas bouleversé l'histoire de l'humanité en seulement trois ans de vie publique ? Nous viendrait-il à l'idée, pour autant, de dire qu'il est un personnage "de transition" dans l'histoire du salut ?
    Alors, de grâce, cessons de chercher à mettre des limites au Pontificat de Benoît XVI. Nous ne savons pas ce que l'avenir nous réserve. Efforçons-nous plutôt de reconnaître dans ses pensées, ses paroles, ses actes… le parfum d'éternité.
        
    BERLUSCONI Sylvio
        
    Une fortune personnelle estimée à plusieurs milliards d'euros, un pouvoir qui n'a jamais cessé de croître depuis ses débuts comme entrepreneur à Milan jusqu'à son accession au poste de premier ministre, un caveau familial digne des plus grands pharaons d'Egypte… Sylvio Berlusconi nous offre une certaine image de l'Italie (je précise bien que je dis cela sans le juger).
    A quelques siècles de lui, pourtant, un certain Francesco nous en offre une autre. Né de parents très riches (son père était drapier à Assise), promu à un avenir facile, meneur de bande et amuseur publique de premier plan… François d'Assise quitte tout pour épouser "la Dame Pauvreté" et, ainsi, suivre les traces de celui qui deviendra son seul et unique modèle : Jésus Christ.
    Aujourd'hui, son exemple inspire un nombre considérable de gens à travers le monde. Comme quoi, vous voyez, on peut très bien ne pas avoir un seul sou devant soi… et devenir malgré tout "spirituellement riche" et célèbre !
        
    CLAIRE D'ASSISE
        
    Les contes de fée que nous lisons à nos enfants racontent à peu près tous la même histoire : une jeune fille pauvre vit dans un endroit sordide, entourée de personnes méchantes.
    Puis, un jour, elle rencontre un jeune homme riche, beau et promu à un brillant avenir. Il l'emmène avec lui, ils s'aiment, se marient… et ont beaucoup d'enfants.
    Voilà, c'est là le genre de conte auquel nous sommes habitués. Pour nous, l'histoire est belle. Elle va dans le bon sens. Elle se déroule "à l'endroit". Mais sommes-nous bien certains qu'elle ne se déroule pas "à l'envers" pour Dieu ?
    Laissez-moi vous en raconter rapidement une autre : un jour, une jeune fille riche décide de tout quitter pour suivre la voie de la Pauvreté tracée par un homme humble qu'elle n'épousera jamais (François d'Assise). Pour cela, elle renonce au luxe qui l'entoure et, avec quelques sœurs, elle part habiter dans un endroit misérable dont personne ne veut. Et là, au fil des années, au cœur même de la désolation, elle trouve le plus grand bonheur et la plus grande richesse qui soient : le Christ. A tel point que l'une de ses dernières paroles, avant de mourir, est : "Merci mon Dieu de m'avoir créée".
    C'est là, reconnaissons-le, un genre de conte auquel nous sommes beaucoup moins habitués, et que nous aimons moins.
    Pour nous, en effet, l'histoire va dans le mauvais sens. Elle se déroule "à l'envers". Mais sommes-nous bien certains qu'elle ne se déroule pas "à l'endroit" pour Dieu ?
        
    DICTATURE
        
    Il arrive assez régulièrement que de grandes instances internationales décident d'exercer des pressions (sanctions économiques, menaces d'interventions armées, résolutions de l'ONU…) pour faire plier des dictatures, dans le monde.
    Souvent, dans ces cas-là, les tyrans ne cèdent pas et ce sont les populations qui, malheureuse-ment, font les frais des sanctions infligées.
    Sachant que le bon berger est celui qui n'hésite pas à se sacrifier lui-même pour sauver son peuple (comme Jésus nous l'a dit dans l'Evangile), on peut se dire que le mauvais berger (c'est-à-dire le dictateur) est celui qui n'hésite pas à sacrifier son peuple pour sauver sa place.
        
    EGLISE
        
    Par amour pour les hommes, Jésus a accepté que les pauvres pécheurs que nous sommes soient intégrés à son Eglise. Ainsi, s'est-il dit, ceux qui se sentent "trop imparfaits pour moi" ne se décourageront pas et, en voyant les défauts des baptisés, ils ne se détourneront pas de la grande famille des chrétiens.
    Par amour pour Jésus, les pauvres pécheurs que nous sommes ne devraient-ils pas maintenant s'efforcer de progresser dans la sainteté plutôt que de rester dans leur péché, comme ils le font trop souvent ? En effet, notre croissance dans la perfection n'est-elle pas la condition nécessaire pour que ceux qui sont le plus éloignés de Dieu (notamment les non-croyants) aient envie de nous rejoindre un jour et qu'ils ne pensent pas, en nous voyant : "Les chrétiens sont pires que nous. Ne les suivons pas" ?
        
    ESPRIT SAINT
        
    Souvent, quand un chanteur connu donne un concert, seuls les gens qui sont proches de la scène dansent et chantent. Plus on s'éloigne du lieu où se trouve l'artiste, en effet, plus le public est calme. Un peu comme si le "rayonnement" de la vedette ne dépassait pas un certain périmètre.
    Quand le Pape rassemble les jeunes du monde entier pour les JMJ, par contre, tout le monde danse et chante. Même les personnes qui sont les plus éloignées du Saint Père. Un peu comme si la joie chrétienne traversait l'espace.
    Voilà le genre de miracle qui s'accomplit quand une fête ne dépend pas uniquement du charisme d'un seul homme, mais quand elle est aussi l'œuvre de l'Esprit Saint qui pénètre dans le cœur des participants et vient Lui-même danser et chanter à l'intérieur de chacun d'eux… indépendamment de la place qu'ils occupent dans l'assemblée.
        
    FOOTBALL
        
    Deux équipes s'affrontent lors d'un match important de la Coupe du Monde de Football. A la fin de la rencontre, un pays bascule dans l'euphorie, et l'autre dans la tristesse.
    Pourtant, chaque jour (à chaque minute et à chaque seconde), Dieu ne cesse de proposer Son Amour incommensurable à tous les hommes afin que ceux-ci soient remplis d'une joie immense. Oui, à chaque instant, Il porte sur Ses enfants un regard plein de bienveillance et, quel que soit l'endroit du monde où nous habitons, Il "préfère" chacun d'entre nous à tous les autres, espérant que nous ne fermerons pas notre cœur à l'Esprit de fête qu'Il veut nous envoyer.
    Les perdants vont-ils comprendre qu'il existe une joie plus forte que la défaite ? Les gagnants vont-ils découvrir qu'il existe un bonheur plus grand que la victoire ?
        
    HOMOSEXUALITE (1)
        
    Il arrive assez souvent que des personnes homosexuelles disent que les gens qui n'approuvent pas leur comportement sont "fermés à la différence". Un peu comme si ces derniers étaient prisonniers de leur conservatisme et avaient du mal à sortir de leurs raisonnements rigides (nous nous souvenons tous de la célèbre chanson de Lara Fabian : "La différence").
    En entendant cela, il m'arrive parfois de me poser la question suivante : de part le fait qu'elle est une relation entre deux individus du même sexe, l'homosexualité elle-même n'est-elle pas, d'une certaine façon, une fermeture à la différence ? Autrement dit, n'y aurait-il pas, à l'origine de cette tendance amoureuse, une "blessure affective" qui ferait qu'un être humain préfèrerait se tourner vers quelqu'un qui est comme lui, pour exprimer son amour, plutôt que vers quelqu'un qui se différencie de lui au niveau sexuel ?
    C'est là une question très compliquée, nous en avons tous conscience. Puisse l'Esprit Saint nous aider à l'approfondir tous ensemble (hétérosexuels et homosexuels), et ceci sans que personne ne se sente blessé.
        
    HOMOSEXUALITE (2) (pensée humoristique)
        
    Un jour, lors d'une discussion avec des chrétiens, je me souviens qu'un jeune militant homosexuel a dit la chose suivante : "Vous, les catholiques, vous montrerez au monde que vous avez réellement évolué le jour où vous élirez Pape une femme noire homosexuelle". Cette petite phrase très "percutante", qui a au moins le mérite de nous faire réfléchir sur divers sujets actuels (notamment la place des femmes dans l'Eglise et la position du magistère sur l'homosexualité), m'a inspiré une autre question.
    Cette question, si c'était possible, j'aimerais la poser aux associations homosexuelles qui partagent l'avis de ce jeune militant. La voici : "Seriez-vous capables, de votre côté, de renoncer aux valeurs fondamentales en lesquelles vous croyez ? Autrement dit, pourriez-vous élire, à la tête de vos mouvements, un prêtre ultra-conservateur qui serait en parfaite harmonie avec le Magistère sur la question de l'homosexualité, qui serait également très attaché à la notion de chasteté avant le mariage, et dont la mission serait de vous enseigner la doctrine de l'Eglise sur la sexualité afin que vous la mettiez en pratique ?"
        
    HOSTIE
        
    Tout au long de la vie publique de Jésus, des gens sont venus des quatre coins d'Israël pour le voir et le toucher : des pauvres, des malades, des grands pécheurs, des possédés, même.
    Et à aucun moment Jésus n'a dit : "Ne posez pas les mains sur moi car je suis trop grand pour vous". Au contraire, il a montré à chacun que s'il était vrai Dieu, il était également vrai homme : humble, abordable, proche de tous, accessible.
    A partir de là, comment certaines personnes peuvent-elles dire que c'est un péché grave de communier dans la main ? Sous l'aspect de l'hostie, en effet, n'est-ce pas Jésus tout entier qui est présent (article 1374 du CEC) ?
    Autrement dit, n'est-ce pas sa divinité mais, également, son humanité, que nous accueillons ? Et si les pécheurs de son époque n'ont pas été condamnés après l'avoir touché, pourquoi le serions-nous aujourd'hui ?
    Vierge Marie, si d'aventure Dieu voyait les choses différemment, fais que l'Esprit Saint nous le fasse comprendre. Oui, aide-nous à progresser sur ce point, si cela est nécessaire.
        
    INTEGRISME
        
    Les catholiques que l'on appelle "intégristes" sont la plupart du temps des gens qui ressentent très cruellement certaines dérives de l'Eglise actuelle (manque de prière, influence du matérialisme, messes ayant parfois des allures de "spectacles"…). Ils souffrent très profondément de cela et préfèrent aller trouver refuge dans des lieux où ils ont le sentiment que l'on est resté "fidèle" à l'Evangile.
    Toutefois, en se tournant vers des communautés séparées de Rome, ils vivent à leur tour une autre forme de dérive; et cette dernière est plus grave que les précédentes car ils se coupent alorsde la communion avec le Pape.
    Or, Jésus Lui-même ayant voulu que Son Eglise soit un corps organisé, le lien avec le Saint Père est quelque chose d'absolument fondamental pour chaque baptisé.
    L'attitude de ces personnes peut donc nous faire penser à cette expression : "Filtrer le moucheron et avaler le chameau".
        
    JAMBON
        
    Jambon de campagne, jambon de pays, jambon à l'os, jambon blanc… on ne compte plus les diverses variétés de jambon que l'on peut trouver dans nos charcuteries.
    Dans la ville où j'habite, les gens ont l'habitude de manger "du jambon supérieur". Chaque fois que j'entends un client en demander à une vendeuse, je me rappelle que l'homme est fait pour la perfection… y compris en ce qui concerne les aliments qu'il ingurgite.
    La seule chose qui me pose question c’est : "Avons-nous le même souci de qualité lorsqu'il s'agit de ce que nous regardons (notamment à la télévision) et de ce que nous disons ?" Autrement dit, sommes-nous attirés également par les programmes "supérieurs" et les sujets de conversation "supérieurs" ?
    Ah, Seigneur, si seulement nous pouvions être aussi exigeants pour notre vie spirituelle que pour nos jambons… je crois que nous finirions tous par être canonisés un jour !
        
    JEAN PAUL II
        
    Lorsque le Pape Jean Paul II est mort et que, le lendemain de son décès, des gens ont commencé à envahir la place Saint Pierre pour lui rendre un dernier hommage, certaines personnes ont été choquées par ce mouvement de foule et ont dit : "Un homme ne mérite pas qu'on l'adule ainsi ! Les choses dérapent !! On en fait trop !!!"
    En repensant à ces paroles, il m'arrive parfois de me poser une petite question relative à la communion des saints.
    Cette question, la voici : glorifier la tête de l'Eglise (c'est-à-dire le Pape), n'est-ce pas, finalement, glorifier aussi le corps (c'est-à-dire l'ensemble des baptisés), puisque la tête et le corps sont inséparables l'un de l'autre ? Autrement dit, la gloire qui a été rendue à Jean Paul II, après sa mort, n'est-elle pas appelée à "rejaillir" un jour (quand nous serons au ciel) sur chaque baptisé, et ceci en ajoutant un "reflet particulier" à la sainteté dont chacun sera auréolé pour l'éternité ?
    Et à partir de là, plutôt que de dire "On en fait trop pour Jean Paul II !!!", n'aurait-il pas été dans notre propre intérêt de dire : "On n'en fait pas assez !!!", puisque, dans l'Eglise, les mérites des uns enrichissent également les autres ?
        
    JUDAS
        
    Lors de l'épisode de l'onction de Béthanie (Jean, 12, 1-11), Marie Madeleine donne un flacon de parfum d'une valeur de 300 pièces d'argent pour gagner le Christ.
    La veille du jeudi saint, Judas Iscariote, lui, donne le Christ pour gagner 30 pièces d'argent.
    Nul doute que les deux (Marie Madeleine et Judas) n'écoutaient pas tout à fait de la même façon quand Jésus parlait de la différence entre les biens "de ce monde" et les biens "du ciel" !
        
    LOBBY
        
    Régulièrement, des journaux catholiques connus lancent des offensives à peine voilées contre le Pape pour que certaines idées "actuelles" soient admises dans l'Eglise : l'ordination des femmes et des hommes mariés, la communion des personnes divorcées-remariées, la liberté sexuelle…
    Ces grands journaux touchent à eux tous des millions de personnes à travers le monde. Leur influence est donc considérable.
    Pourtant, Dieu n'accède pas à leurs requêtes; et leurs grandes "campagnes" ne font pas bouger Rome d'un iota.
    Dans le même temps, dans nos paroisses, il y a de petits groupes de prière très fervents qui se réunissent dans la discrétion la plus totale et font monter vers le Ciel des prières pour que l'Eglise garde le cap que Jésus lui a fixé.
    Ces petits groupes ne rassemblent parfois que quelques personnes. On n'entend pratiquement jamais parler d'eux.
    Pourtant, ce sont eux que Dieu écoute; et Il leur envoie ce qu'ils Lui demandent (notamment de saints Papes qui respectent la Sainte Tradition).
    Tout cela pour faire remarquer que, dans la grande famille de Dieu, la raison du plus fort est rarement la meilleure !
        
    MER ROUGE
        
    Il y a quelque chose d'illogique dans l'interprétation de l'Ancien Testament que nous donnent les théologiens "modernes".
    Beaucoup d'entre eux affirment de manière très claire que l'épisode de la traversée de la Mer Rouge (Exode 14) est purement métaphorique (ce serait les juifs qui auraient "romancé" l'histoire en y ajoutant des phénomènes surnaturels sortis tout droit de leur imagination), et, dans le même temps, ils disent qu'il faut croire à l'enseignement de ce récit biblique : à savoir que Dieu peut réaliser l'impossible pour nous sortir de nos impasses.
    Or, si Dieu peut faire l'impossible, pourquoi ne pourrait-Il pas ordonner qu'une Mer s'ouvre pour que Son peuple puisse la traverser à pieds secs ? Après tout, n'est-ce pas Lui qui a "assemblé" les atomes d'eau pour qu'ils forment des Mers et des Océans ? Pourquoi ne pourrait-Il pas les "séparer", aujourd'hui ?
    Et puis, Jésus n'a-t-il pas marché sur l'eau, dans l'Evangile ? N'a-t-il pas également commandé à la tempête de s'arrêter ?
    Non, franchement, quand on connaît Dieu et Sa puissance, on se dit qu'il est plus raisonnable de croire aux miracles que d'en douter !
        
    NEPOTISME
        
    Le mot "népotisme" (qui vient de l'italien nepotismo et du latin nepos, le neveu) désigne l'attitude de certains papes qui accordaient des faveurs particulières à leurs parents (définition du dictionnaire Larousse).
    Je pense qu'il y aurait des risques de népotisme, dans l'Eglise, si on ordonnait des hommes mariés. En effet, comment ceux-ci pourraient-ils ne pas être tentés de favoriser leurs propres enfants (et ceci en leurs confiant les meilleurs services d'Eglise, les meilleurs emplois d'animateurs pastoraux, les meilleures paroisses, les meilleurs diocèses… surtout si ces prêtres mariés devenaient un jour des évêques ou bien des papes) ?
    Le risque serait d'autant plus grand, à mon sens, que l'on sait très bien que les parents veulent toujours donner ce qu'il y a de mieux à leurs enfants !
    Oui, le fait d'ordonner des hommes mariés ferait sûrement qu'il se passerait dans l'Eglise la même chose que dans le monde de l'entreprise : c'est-à-dire une attribution des postes clef aux enfants (ou aux amis) des responsables.
        
    OBEISSANCE
        
    Il y a quelque chose de profondément contradictoire dans la manière dont nous, les chrétiens, concevons l'obéissance au Pape.
    Quand on fait remarquer à certains que le Saint Père nous dit que la messe dominicale est une obligation (et qu'elle ne doit pas être remplacée par une autre célébration), que les confessions doivent être individuelles (et non pas communautaires), que l'adoration eucharistique est une chose essentielle dans la vie d'un baptisé (et non pas "optionnelle" ou, comme on l'entend souvent, "surannée")… on s'entend généralement répondre ce genre de choses : "Oh, vous savez, il ne faut pas prendre tout ce que dit le Vatican à la lettre. Le Pape fixe les "grandes orientations", mais les diocèses et les paroisses peuvent parfaitement faire différemment s'ils le souhaitent. Le tout est de rester en accord avec sa conscience".
    Dans le même temps, quand on fait remarquer à ces mêmes personnes que Rome permet tout à fait aux chrétiens de s'intéresser aux apparitions de Medjugorje, on s'entend généralement répondre : "Medjugorje ? Mais Rome n'a pas encore reconnu ces apparitions ! Comment voulez-vous que nous y allions ?? Nous, nous suivons ce que nous dit le Pape !! Tant qu'il ne nous a pas donné son feu vert officiel, nous n'en parlons pas !! Nous ne voulons surtout pas prendre le risque de faire quelque chose qui aille contre l'Eglise !!"
    En constatant cela, je me dis parfois (avec humour) que nous, les chrétiens, nous aimons obéir au Pape… surtout quand ça nous arrange (et à condition que cela ne nous fasse pas sortir de notre indolence et de nos mauvaises habitudes) !
        
    OPUS DEI
        
    Il y a aujourd'hui de très nombreux mouvements, dans le monde, qui se présentent sous une "forme" attrayante (en mettant en avant un certain "humanisme", par exemple) mais qui cachent en réalité un "fond" très repoussant (comme l'exploitation financière de ses membres).
    L'Opus Dei est un mouvement d'Eglise qui a réussi le tour de force (peut-être involontairement) de faire exactement l'inverse : sa "forme" repousse parfois certaines personnes (certaines disent - à tort - que c'est un mouvement "louche", "obscur"…) mais son "fond" est en fait extrêmement positif (il y a notamment une forte insistance sur la conversion et la pénitence).
    En notant cela, il m'est apparu que l'Opus Dei était très certainement une invention de Dieu destinée à contrer le phénomène des sectes.
        
    ORGUEIL
        
    Il y a des chrétiens qui disent : "Je ne ressemblerai jamais aux grands saints. Je suis trop petit, trop peu capable".
    En les entendant parler, on serait tenté de penser qu'ils sont humbles. Mais, en réalité, ne sont-ils pas orgueilleux ? En effet, l'orgueil ne consiste-t-il pas à se fermer à la grandeur que Dieu a déposée en nous et à préférer, à la place, notre propre néant ?
    Il y a d'autres chrétiens, par contre, qui disent : "Je veux ressembler aux grands saints. Je veux faire de grandes choses, aller loin". En les entendant parler, on serait tenté de penser qu'ils sont orgueilleux. Mais, en réalité, ne sont-ils pas humbles ? En effet, l'humilité ne consiste-t-elle pas à reconnaître honnêtement que Dieu a déposé une grandeur en nous, à accepter cette dernière, et à la préférer à notre propre néant ?
        
    PARENTS
        
    Les animaux deviennent toujours très agressifs quand ils sentent que quelqu'un cherche à leur ravir leur progéniture.
    Si vous essayez de vous en prendre à ses petits, une oie vous donnera des coups de bec, une brebis vous foncera dessus, une chatte vous montrera ses griffes et une chienne se mettra à aboyer de plus en plus fort… jusqu'à ce que vous lâchiez prise.
    Ce que je trouve profondément désolant, c'est que nous, les êtres humains, nous ne disons strictement rien quand il arrive la même chose à nos enfants.
    Ces derniers courent dans les rues à deux heures du matin alors qu'ils n'ont que 10 ou 11 ans (parfois moins) et qu'il y a de l'école le lendemain. Ils incendient les voitures, cassent les vitrines des magasins, défient les forces de l'ordre… et personne ne vient les chercher pour les arracher à cette violence et les ramener à la maison.
        
    PASSION
        
    Certains chrétiens disent : "Jésus étant Dieu, ça a sûrement été plus facile pour lui de porter sa croix. Nous, nous ne sommes que des hommes. Lui, par contre, il était de nature divine. Sa force était donc plus grande que la notre".
    En fait, je me demande parfois si les choses n'ont pas été beaucoup plus difficiles pour Jésus. En effet, nous, les hommes, nous avons l'habitude de vivre dans le péché. Les incivilités, l'immoralité, les tricheries, les trahisons, les insultes, les crimes, les massacres… tout cela, c'est notre lot quotidien. Il y a même tellement de mal, autour de nous, que nous finissons par ne plus nous en étonner !
    Or, le péché est totalement étranger à Jésus. Le Christ, en effet, est parfaitement pur, parfaitement droit, parfaitement immaculé. Sa sensibilité est donc infiniment plus fine et plus raffinée que la notre.
    De ce fait, il est certain qu'il est aussi beaucoup plus profondément blessé par le péché des hommes.
        
    PAUVRETE
        
    On entend souvent des gens dire : "Il suffit de peu de chose pour se retrouver à la rue, à notre époque".
    ls oublient malheureusement toujours de préciser que l'inverse est encore plus vrai : "Il suffit d'un rien pour que Dieu sorte une brebis perdue de l'abîme et la ramène à la pleine lumière".
    N'oublions surtout pas cette parole de la Vierge à Medjugorje : "Un simple rosaire peut faire des miracles dans le monde et dans vos vies" !
        
    PRESERVATIF
        
    L'Eglise est opposée au préservatif et aux moyens de contraception autres que naturels car elle veut que le bonheur entre l'homme et la femme soit total et complet. Et pour cela, pense-t-elle, il faut que la relation amoureuse soit à la fois physique et spirituelle (l'être humain, en effet, est constitué d'un corps et d'une âme; ce sont donc les deux qui doivent aimer).
    Or, pour être spirituelle, une relation doit être ouverte à Dieu et, de ce fait, au don de la vie.
    En effet, Dieu a toujours le désir de créer un être nouveau en même temps que les parents procréent.
    Par conséquent, se fermer à la vie, c'est se fermer à Sa volonté. C'est aussi, d'une certaine manière, fermer son âme pour aimer uniquement avec son corps.
    A cela, certains rétorquent souvent que le préservatif ne change absolument rien à la qualité d'une relation entre un homme et une femme. "Le plaisir est tout aussi intense", affirment-ils.
    Si cela est vrai, alors j'aimerais que l'on m'explique pourquoi les clients de la prostitution sont de plus en plus nombreux à demander des rapports sexuels non protégés (cela a été montré dans un reportage diffusé récemment sur France 2). Oui, pourquoi ces grands pécheurs agissent-ils ainsi, s'il n'y a aucune différence ? Leur attitude montre bien que ce n'est pas pareil !
    Dommage que les gens qui disent s'aimer vraiment ne l'entendent pas toujours ainsi !
        
    PRESIDENTIELLES
        
    Lentement mais sûrement, la France rentre en campagne présidentielle. Parfois, je me demande ce qui se passerait si les candidats à cette élection importante (Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, François Bayrou, Jack Lang…) étaient des cardinaux. Et plus précisément, je me demande comment réagiraient les chrétiens si ces candidats manifestaient au peuple de Dieu leur désir de devenir Pape aussi ouvertement qu'ils manifestent au peuple français celui de devenir président.
    Il est clair que, dans un tel cas, les baptisés seraient profondément choqués. En effet, tout le monde sent bien que, dans l'Eglise, les postes à responsabilité sont des "dons" plus que des "dûs". Ils sont des grâces que l'on reçoit et non pas des droits que l'on revendique; des cadeaux que l'on accueille et non pas des privilèges dont on cherche à s'emparer.
    A tel point que le Saint Père actuel, Benoît XVI, ne voulait même pas devenir Pape ! C'est bien là la preuve éclatante que, dans la grande famille de Dieu, l'accession à la Fonction Suprême n'est pas une question d'ambition personnelle… mais d'abord et avant tout l'affaire de l'Esprit Saint.
    Cela m'amène à poser une petite question à nos chers candidats à la présidence : cet authentique miracle qu'est l'élection d'un Pontife – fruit de la puissance de Dieu et de l'humilité des hommes – pourrait-il se produire dans le monde de la politique ?
        
    PROMESSE
        
    Il nous arrive, au cours de notre existence, de faire des choix décisifs qui nous engagent devant Dieu et les hommes pour toute la durée de notre vie. Le mariage religieux en fait partie. En effet, c'est Dieu Lui-même qui scelle une union entre deux époux et qui se porte garant de l'indissolubilité de celle-ci.
    Toutefois, avec les années, face aux difficultés, il peut nous arriver d'être tentés de regretter le choix que nous avons fait et de vouloir prendre une autre voie.
    Souvent, dans ces cas-là, nous nous étonnons que l'Eglise nous dise que Dieu continue à soutenir notre couple malgré les épreuves qu'il traverse, et qu'Il ne peut pas "se renier Lui-même" en cautionnant une nouvelle union. Cela nous paraît totalement incompréhensible. Nous voudrions que Dieu, tout comme nous, puisse "revenir sur ses décisions".
    Pourtant, quand on y réfléchit bien, c'est là une chose absolument merveilleuse que Dieu demeure fidèle à ses engagements jusqu'au bout. Un Dieu "changeant" ne causerait en réalité que le malheur de l'humanité. En effet, si Dieu trahissait ses promesses, alors il faudrait nous attendre à ce qu'Il trahisse aussi celle qu'Il a faite à Noé après le déluge (et qu'il a scellée par le signe de l'arc en ciel) : la promesse de ne plus jamais envoyer de déluge pour détruire la terre.
    Très franchement, l'idée d'un Dieu "qui se désengage" est-elle aussi enchanteresse que cela ?
        
    REINCARNATION (pensée humoristique)
        
    Bien que je sois absolument convaincu qu'elle est une invention humaine, il y a des moments où j'aimerais que la théorie de la réincarnation soit vraie.
    En effet, quand on entend toutes les bêtises qui sont dites sur la religion et tous les faux procès qui sont faits à l'Eglise, on se dit que ce serait une bonne chose si certaines personnes pouvaient se réincarner… en carpe !
        
    REPUBLIQUE (pensée humoristique)
        
    Cela ne choque plus personne, aujourd'hui, d'entendre parler de "Républiques Islamiques". Je me demande parfois quelle tête feraient nos frères musulmans si les français revenaient un jour en masse à la foi chrétienne et qu'ils décidaient de créer… une "République Catholique" !
        
    SALUT
        
    Il y a des moments où j'ai du mal à comprendre les personnes (et notamment les chrétiens) qui ont peur de ne pas parvenir au salut, après leur mort, et qui redoutent de se retrouver en enfer. Pourquoi une telle crainte puisque le Ciel est beaucoup plus à notre portée que ce lieu de perdition ?
    En effet, celui qui choisit le paradis n'a qu'à se laisser mouvoir par la grâce de Dieu pour arriver à ses fins. Il n'a qu'à se laisser convaincre et guider par l'évidence et le bon sens mêmes !
    Par contre, celui qui opte pour la damnation doit lutter contre la gratuité de la grâce qui lui est offerte. Il doit se battre farouchement contre l'amour fou de Dieu, contre la tendresse débordante de Son Cœur, contre la logique, contre l'évidence, contre tout ce qui est beau et merveilleux, contre son propre intérêt… et cela doit demander un sérieux effort avant de venir "à bout de Dieu" !
    Oui, il faut vraiment avoir une mauvaise volonté incroyable, pour cela ! Il faut qu'aucun avertissement (même le plus clair), qu'aucune sagesse (même la plus grande), qu'aucune preuve d'amour (même la plus incommensurable), qu'aucune promesse de bonheur (même éternel)… ne puisse jamais nous ramener à la raison !
    Non, vraiment, que personne n'ait de doute là-dessus : il est beaucoup plus facile de se sauver que de se perdre !
        
    TELECHARGEMENT
        
    Lorsqu'on souhaite doter un ordinateur de nouvelles fonctionnalités, on télécharge des programmes à partir de sites internet, puis, ensuite, on procède à leur installation.
    Le téléchargement permet que les programmes soient conservés dans la "mémoire" de l'ordinateur, et l'installation, quant à elle, permet qu'ils soient ajouter à la liste des programmes déjà en place et, qu'ainsi, ils deviennent opérationnels.
    En matière de spiritualité, il me semble qu'il se passe à peu près la même chose : la prière nous permet de faire entrer dans notre esprit les pensées de Dieu (ses commandements, sa manière de voir les choses, ses conseils…), et la conversion, quant à elle, permet de faire passer ces pensées dans nos actes. Ainsi, elles deviennent tangibles et sont comme "incarnées" dans nos vies.
    Oui, vraiment, je crois qu'on peut le dire : le "téléchargement" est à "l'installation" ce que la "prière" est à la "conversion".
        
    TF1
        
    En 2002 et 2006, TF1 a déboursé des sommes colossales pour obtenir l'exclusivité des matchs de la Coupe du monde de football.
    Malgré des records d'audience historiques, les comptes ont été déficitaires à la fin de la compétition (ce qui n'aurait pas été le cas si les retransmissions avaient été assurées en alternance avec France 2 et France 3, comme cela était le cas avant 2002).
    Interrogé sur cette question, un haut responsable de TF1 a dit qu'une chaîne leader se devait de couvrir l'intégralité d'un événement sportif comme le Mondial de football, même si elle devait y perdre de l'argent. Pour lui, c'était là une question d'image et de crédibilité.
    Cette attitude pour le moins choquante m'interroge : en voulant à tout prix accaparer les meilleurs programmes pour être "numéro 1", TF1 ne prend-elle pas en réalité le risque de passer pour la chaîne "qui ne veut pas partager" ?
        
    TRAVAIL (1)
        
    Il y a des demandeurs d'emploi qui font de très gros efforts pour retrouver un travail (ils se lèvent tôt, ils consultent les offres, ils se tiennent informés des nouveaux contrats, ils envoient de nombreuses candidatures spontanées…), et pourtant, on les considère comme des paresseux simplement parce qu'ils n'ont pas d'activité professionnelle.
    Il y a également des gens qui ont un emploi et qui ne font pas beaucoup d'efforts dans leur travail (ils arrivent en retard, ils ne regardent personne, ils ne font que critiquer les autres, ils ne pensent qu'aux vacances…), et pourtant, on les considère comme des travailleurs simplement parce qu'ils ont une activité professionnelle.
    Décidément, les vrais actifs ne sont pas toujours ceux que l'on croit !
        
    TRAVAIL (2) (pensée humoristique)
        
    Il y a des gens qui mettent le travail au-dessus de tout le reste. Ils ne pensent qu'à ça et ils ne parlent que de ça. Le fait de se donner entièrement à une activité professionnelle est leur grande fierté et, généralement, ils ne comprennent pas que certaines personnes puissent se retrouver au chômage.
    Il n'y a pas si longtemps, un ministre français se targuait de consacrer à son ministère 120 heures par semaine ! Oui, c'est un fait, il y a des gens qui travaillent énormément. A tel point qu'ils n'ont même plus le temps d'effectuer cet autre travail (pourtant beaucoup plus important que tous les autres !) auquel la Vierge de Medjugorje nous appelle avec insistance : le travail sur soi-même.
    Tout pressés qu'ils sont de se rendre chaque matin dans leur entreprise et de gravir des échelons pour pouvoir s'envoler un jour dans les hautes sphères de la société, ils négligent l'essentiel et oublient la messe, la confession, le Rosaire, le jeûne et la Bible.
    J'imagine que ça va leur faire drôle quand, au moment du jugement dernier, Jésus va leur dire devant tous les hommes : "Vous êtes des paresseux !"